Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 765 cc
- Puissance
- 120.0 ch @ 11500 tr/min (88.3 kW)
- Couple
- 80.4 Nm @ 9500 tr/min
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 13,25 : 1
- Alésage × course
- 77.99 x 53.4 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- périmétrique en aluminium
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 41 mm, déb : 115 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 133 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 310 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Brembo Ø 220 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 180/55-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 826.00 mm
- Réservoir
- 15.00 L
- Poids
- 189.00 kg
- Prix neuf
- 10 795 €
Présentation
Est-ce qu’une version "d'entrée de gamme" peut encore vous donner des frissons ? C’est la question que pose la Triumph Street Triple R 2025, cette roadster anglaise qui refuse catégoriquement de jouer les utilitaires. Avec ses 120 chevaux délivrés à 11500 tr/min par un tri-cylindre 765cc légendaire, elle n’a rien d’une petite main. Triumph a retravaillé ce moteur, augmentant le taux de compression à 13.25:1 et revisitant les chambres de combustion. Le résultat ? Un couple de 80.4 Nm qui arrive plus tôt, à 9500 tr/min, pour des reprises franches et une nervosité qui colle à la réputation de la marque. Ce n’est pas qu’une question de puissance brute, c’est une affaire de caractère. Face à une Yamaha MT-09 ou une Kawasaki Z900, le triples fait la différence par sa voix rauque et son élan perpétuel, un héritage direct des Triumph Street Triple R 675 et 765 des années précédentes.

Le châssis, lui, reste un modèle de cohérence. Le cadre périmétrique en aluminium et la fourche Showa inversée de 41 mm assurent un comportement d’une précision chirurgicale pour un poids annoncé de 189 kg tous pleins faits. La Street Triple R 2025 n’est pas une moto qui flotte ou qui hésite ; elle tranche les courbes avec une agilité qui semble innée. Le freinage, assuré par des disques Brembo de 310 mm à l’avant, est à la hauteur de ses performances, même s’il manque le mordant absolu des étriers de la version RS. C’est là tout le jeu de Triumph : proposer, pour environ 10795 euros, une base mécanique ultra-saine qui sacrifie peu à l’usage réel. La hauteur de selle de 826 mm reste accessible, faisant de cette machine une alliée pour les routards exigeants comme pour les pistards du dimanche en quête de sensations pures.
Là où le bât blesse parfois, c’est du côté de l’instrumentation. On s’étonne de retrouver un combiné d’affichage qui semble emprunté à d’autres modèles de la gamme, un point faible notable face à la concurrence japonaise ou autrichienne qui propose des écrans TFT pleine page. C’est d’autant plus frustrant que l’électronique embarquée est, elle, très complète. L’ABS et le contrôle de traction, désormais couplés à une centrale inertielle, sont réglables et sensibles à l’angle. Quatre modes de conduite, dont un mode Rider personnalisable, et un shifter up/down de série viennent parfaire le tableau. C’est une moto intelligente, qui sait se faire discrète pour laisser le pilote profiter de l’essentiel : le lien direct entre le poignet et l’asphalte.
Alors, qui est-elle vraiment ? La Triumph Street Triple R 2025 n’est pas la bête de piste ultime, ce rôle étant dévolu à sa grande sœur RS. Elle est plutôt le roadster sportif parfaitement équilibré, celui qui excelle sur les routes de montagne comme dans les trajets du quotidien. Elle séduira le pilote qui cherche l’authenticité d’une mécanique vivante, le caractère unique d’un tri-cylindre, et une agressivité stylistique qui n’a pas pris une ride depuis les Triumph Street Triple R 2009 ou 2012. Dans la jungle des roadsters moyens, elle reste une référence, une évidence mécanique qui justifie son prix par une expérience de pilotage rare. Les fiches techniques des Triumph Street Triple R 2013, 2016 ou 2019 le montrent : l’ADN est préservé, simplement affiné. Et c’est peut-être ça, sa plus grande force.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 4
- ABS Cornering
- Jantes aluminium
- Shifter
- Indicateur de vitesse engagée
- Prise USB
- Contrôle de traction
- Contrôle anti wheeling
- Embrayage anti-dribble
- Centrale inertielle
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !