Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 765 cc
- Puissance
- 120.0 ch @ 11500 tr/min (88.3 kW)
- Couple
- 80.4 Nm @ 9500 tr/min
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 13,25 : 1
- Alésage × course
- 77.99 x 53.4 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- périmétrique en aluminium
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 41 mm, déb : 115 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 133 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 310 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons (M4.32)
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Brembo Ø 220 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 180/55-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 826.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 15.00 L
- Poids
- 189.00 kg
- Prix neuf
- 10 795 €
Présentation
Est-ce qu’on peut encore appeler ça un roadster ? À l’heure où certains modèles flirtent avec les 200 chevaux et arborent des carénages agressifs, la Triumph Street Triple R, elle, reste fidèle à son credo originel. Elle n’est pas la plus puissante, ni la plus radicale, mais elle possède cette alchimie qui en fait, année après année, une référence absolue dans la catégorie des moyennes cylindrées. Prenons cette version 2026, annoncée à 10795 euros. Avec ses 120 chevaux et ses 80 Nm de couple issus du mythique triple 765, elle ne cherche pas à impressionner sur le papier. Son secret réside ailleurs, dans une accessibilité et une polyvalence qui lui valent sa légende, une réputation forgée depuis les premières Triumph Street Triple R 675.

La première rencontre est toujours un choc. Ce design n’a pas pris une ride, avec ce phare fou à multiples facettes et cette silhouette de prédateur accroupi. Le gabarit est compact, la selle à 826 mm permet une bonne prise de terre, et le poids annoncé de 189 kg tous pleins faits promet de la nervosité. Triumph a subtilement affiné l’ergonomie, élargissant légèrement le guidon pour un meilleur bras de levier et affinant le réservoir pour mieux se lover contre la machine. On est loin des roadsters massifs, ici, tout invite au jeu. La fiche technique de la Triumph Street Triple R révèle un châssis éprouvé, un cadre périmétrique en aluminium associé à une fourche Showa inversée de 41 mm et un monoamortisseur. C’est du solide, du fiable, mais clairement orienté pour un usage routier dynamique plus que pour la piste pure.
Car c’est bien dans le moteur que bat le cœur de cette anglaise. Le tri-cylindre 765 cm3, héritier direct de l’engagement de Triumph en Moto2, a été retravaillé. L’objectif n’était pas de gratter deux chevaux de plus pour frimer sur la fiche, mais d’épaissir la courbe. Le couple a gagné en densité dès les mi-régimes, et les 120 ch à 11500 tr/min se libèrent avec une progressivité exemplaire. Accouplé à une boîte six rapports précise et au shifter up/down de série, ce moteur est une véritable friandise. Il tire sans à-coups, chante magnifiquement, et offre des reprises qui collent un sourire idiot sous le casque. Face à une Yamaha MT-09, plus bourrine, ou une Ducati Monster, plus tape-à-l’œil, la Street Triple R joue la carte de la finesse et de la fluidité. C’est une mécanique qu’on savoure à chaque utilisation.

L’électronique a, elle aussi, évolué. Une centrale inertielle permet désormais un contrôle de traction et un ABS sensibles à l’angle, réglables sur plusieurs niveaux via les quatre modes de conduite. Un progrès notable pour sécuriser les sorties de virage un peu appuyées. En revanche, Triumph commet un impair sur le tableau de bord. L’instrumentation, un mix écran TFT et LCD, semble tout droit sorti d’un autre modèle et fait pâle figure face à la concurrence. Pour une moto à ce prix, c’est un détail qui pique. Heureusement, le freinage, assuré par des étriers Brembo M4.32 sur disques de 310 mm à l’avant, est à la hauteur, puissant et modulable, même s’il n’a pas le mordant ultime de la version RS.
Alors, qui doit viser cette Triumph Street Triple R ? Le routard exigeant qui cherche une moto vivante, quotidienne et incroyablement joueuse, sans les exigences (et le surcoût) d’une machine hyper-sportive. C’est la meilleure alliée pour des routes sinueuses, un trajet urbain dynamique ou un long week-end. Elle pardonne beaucoup, mais sait aussi vous griser quand vous lui demandez. Comparée à sa grande sœur RS, elle sacrifie un peu de tranchant sur piste pour gagner en confort et en souplesse au quotidien. Le prix de la Triumph Street Triple R, bien que conséquent, se justifie par ce caractère unique et cette finition soignée. Après un essai de la Triumph Street Triple R, une chose est sûre : la magie opère toujours. Elle n’a peut-être pas changé de visage depuis la Triumph Street Triple R 2017, mais son âme, elle, reste aussi vibrante que jamais.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 4
- ABS Cornering
- Jantes aluminium
- Shifter
- Indicateur de vitesse engagée
- Prise USB
- Contrôle de traction
- Contrôle anti wheeling
- Embrayage anti-dribble
- Centrale inertielle
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : Thailande
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