Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1203 cc
- Puissance
- 100.0 ch @ 6600 tr/min (73.6 kW)
- Couple
- 107.9 Nm @ 6000 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection Ø 49 mm
Châssis
- Cadre
- périmétrique en aluminium, contenant le carburant
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Showa Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 127 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 180/55-17
- Pression arrière
- 2.60 bar
Dimensions
- Réservoir
- 14.50 L
- Poids
- 209.00 kg
- Poids à sec
- 179.00 kg
- Prix neuf
- 11 995 €
Présentation
Imaginez une moto qui refuse de se laisser cataloguer. Pas vraiment roadster, pas vraiment supermotard, la Buell XB-12 S Lightning de 2006 occupe ce no man's land stylistique avec une conviction déconcertante. Elle est née d'une opération chirurgicale sur la XB-12 R : on lui a retiré la tête de fourche enveloppante, remplacée par deux phares ronds et un mini saute-vent, et on a relevé le guidon pour offrir une position plus urbaine, moins couchée sur le réservoir. Le résultat est un engin compact, presque brutal dans ses lignes, qui provoque autant d'interrogations que de regards dans la rue.

Sous cette carrosserie atypique, Erik Buell a glissé ses inventions habituelles. Le cadre périmétrique en aluminium fait office de réservoir à carburant, 14,5 litres logés dans la structure même. Le bras oscillant contient l'huile moteur. Ce genre de solutions d'ingénierie qui donnent le tournis aux puristes et font sourire les esprits curieux. La fourche Showa inversée de 43 mm et le mono-amortisseur à débattement de 127 mm complètent un châssis dont la cohérence dépasse largement ce que la fiche technique laisse entrevoir.
Le V-twin à 45 degrés de 1203 cc développe 100 chevaux à 6600 tr/min et surtout 107,9 Nm de couple, disponibles dans un registre large et charnel. Ce moteur, c'est du muscle américain avec une boîte à 5 rapports et une courroie de transmission, pas de la haute technologie japonaise à 14 000 tr/min. Il manque de piquant dans le haut du régime, et les 2 soupapes par cylindre trahissent une architecture qui commence à accuser l'âge face aux 4 cylindres en ligne de Suzuki ou Honda de l'époque. Mais dans la réalité d'un trajet quotidien ou d'une route sinueuse, cette lacune devient anecdotique tant le moteur pousse fort dès les bas régimes.
C'est en virage que la Lightning révèle son vrai caractère. Le guidon relevé par rapport à la XB-12 R transforme radicalement le ressenti : on tourne autour de l'axe de direction avec une précision qui surprend pour une machine de 209 kg tout plein fait. La moto s'inscrit dans les courbes avec une facilité déconcertante, plus décontractée que sa cousine carénée, sans jamais devenir imprévisible aux limites. Pour un pilote qui aime varier les plaisirs entre la ville et la montagne, c'est presque troublant de aisance.

À 11 995 euros en 2006, la Lightning s'adressait à un public averti, curieux, probablement las des japonaises calibrées au millimètre. Elle séduisait ceux qui voulaient une moto à caractère, ancrée dans un héritage américain sans les compromis d'un cruiser. Le fait que Buell soit détenu à 95 % par Harley-Davidson se ressent dans les gènes de la machine : il y a dans ce V-twin quelque chose d'indéfinissable, une pulsation, une façon de respirer qui ne ressemble à rien d'autre sur le marché européen. Pas toujours le choix le plus rationnel, mais certainement l'un des plus singuliers de sa génération.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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