Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1203 cc
- Puissance
- 100.0 ch @ 6600 tr/min (73.6 kW)
- Couple
- 107.9 Nm @ 6000 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 10 : 1
- Alésage × course
- 88,9 x 96,8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection Ø 49 mm
Châssis
- Cadre
- périmétrique en aluminium, contenant le carburant
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Showa Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 127 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 180/55-17
- Pression arrière
- 2.60 bar
Dimensions
- Réservoir
- 14.50 L
- Poids
- 209.00 kg
- Poids à sec
- 179.00 kg
- Prix neuf
- 11 995 €
Présentation
Imaginez un roadster qui aurait passé ses week-ends à rouler sur les paddocks de supermotard, absorbant le meilleur des deux disciplines sans jamais choisir son camp. C'est à peu près ce que Buell proposait en 2004 avec cette XB-12 S Lightning, une machine qui déconcertait autant qu'elle séduisait, et qui mérite mieux que d'être réduite à un simple dérivé de la XB-12 R.

La parenté avec la version carénée est réelle : même châssis périmétrique en aluminium qui fait office de réservoir pour 14,5 litres d'essence, même bras oscillant creux qui stocke l'huile moteur, même bicylindre en V à 45 degrés de 1203 cm3. Les 100 chevaux disponibles à 6600 tr/min et les 107,9 Nm de couple à 6000 tr/min sont rigoureusement identiques. Ce qui change, c'est tout le reste au-dessus du guidon : exit la tête de fourche, place à deux petits phares bien plantés et un mini saute-vent qui ne trompe personne sur les intentions sportives de l'engin. Le guidon remonte, la position de conduite s'ouvre, et la machine change de personnalité du tout au tout.
À 179 kg à sec pour 209 kg en ordre de marche, la Lightning se situe dans la moyenne haute de sa catégorie, mais ce chiffre brut ne dit rien de la façon dont elle se tient dans les mains. Le centre de gravité très bas, héritage direct de cette philosophie de châssis brevetée par Erik Buell, donne une impression de légèreté que des machines dix kilos plus légères ne parviennent pas toujours à reproduire. La fourche inversée Showa de 43 mm avec ses 120 mm de débattement fait du bon travail, et le mono-amortisseur arrière aux 127 mm de course complète un ensemble qui tolère les enchainements de virages avec une facilité déconcertante. On tourne autour de l'axe de direction comme si la moto pivotait sous soi plutôt que d'être poussée dans le virage. C'est déroutant les premières minutes, jouissif ensuite.
Face à une Ducati Monster S4 ou une Speed Triple de l'époque, la Buell joue une partition différente. Moins latine dans ses émotions, moins britannique dans sa brutalité, elle assume pleinement ses origines américaines. Le V-twin gronde bas, le couple arrive tôt, et la boîte à 5 rapports couplée à la transmission par courroie rend les déplacements urbains particulièrement fluides. Cette XB-12 S cible un pilote qui veut une moto polyvalente à la forte personnalité, capable de se montrer à l'aise aussi bien dans les lacets des cols alpins qu'en traversée de ville, sans jamais réclamer de licence sportive pour en profiter. Le débutant confirmé y trouvera un terrain de jeu pédagogique ; le pilote expérimenté y cherchera des sensations moins formatées que chez la concurrence japonaise.

Le reproche qu'on peut formuler honnêtement concerne la mécanique elle-même. Le châssis accepterait volontiers plus de puissance, et on sent que le moteur, aussi généreux soit-il sur les rapports, plafonne là où un propulseur plus moderne prendrait son envol. Buell était alors contraint par sa maison-mère Harley-Davidson qui détenait 95% du capital, et les orientations technologiques ne laissaient guère de latitude pour repenser l'architecture moteur depuis la base. Le résultat est une machine de caractère, vendue à l'époque 11 995 euros, qui assumait cette contradiction avec une certaine élégance : américaine dans l'âme, européenne dans la conception du châssis, inclassable dans ses sensations de conduite. Peu de motos de 2004 pouvaient prétendre à une telle originalité.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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