Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 765 cc
- Puissance
- 123.0 ch @ 11750 tr/min (90.5 kW)
- Couple
- 79.0 Nm @ 9350 tr/min
- Moteur
- In-line three, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 12.5:1
- Alésage × course
- 78.0 x 53.4 mm (3.1 x 2.1 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection. Multipoint sequential electronic fuel injection with SAI
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Aluminium beam twin spar. Rear 2 piece high pressure die cast.
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Wet. multi-plate, slip assisted
- Suspension avant
- Showa 41 mm upside down big piston forks (BPF), adjustable compression damping, rebound damping and preload adjustment.
- Suspension arrière
- Ohlins STX40 fully-adjustable piggyback reservoir RSU
- Débattement avant
- 115 mm (4.5 inches)
- Débattement arrière
- 131 mm (5.2 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. Twin 310 mm floating discs, Brembo M50 4-piston radial monobloc calipers. Switchable ABS.
- Frein arrière
- Single disc. Brembo single-piston caliper. Switchable ABS.
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pression avant
- 2.34 bar
- Pneu arrière
- 180/55-ZR17
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 825.00 mm
- Empattement
- 1405.00 mm
- Longueur
- 2055.00 mm
- Largeur
- 775.00 mm
- Hauteur
- 1085.00 mm
- Réservoir
- 17.40 L
- Poids
- 188.00 kg
- Poids à sec
- 166.00 kg
- Prix neuf
- 12 295 €
Présentation
Imaginez un moteur qui respire la piste, une mécanique dont chaque battement semble calibré pour l’agression. C’est précisément ce que vous offre la Triumph Street Triple RS, une naked bike qui n’a jamais vraiment su où s’arrêter la route pour commencer le circuit. Avec ses 123 chevaux libérés à 11 750 tr/min, ce triplex de 765 cm3 n’est pas le plus puissant du segment, mais il est sans doute le plus caractériel. Il faut dire que la firme de Hinckley a puisé dans son rôle de fournisseur pour le Moto2 une certaine science de l’efficacité rageuse. Le couple a même gagné 2 Nm sur cette génération, porté à 79 Nm, avec une plénitude renforcée dans les mi-régimes. Face à une concurrente comme la KTM 890 Duke R, plus brute et plus tournante, la Triumph joue la carte de la fluidité et de la progression linéaire, un moteur qui se déploie avec une voracité de plus en plus intense à mesure que l’aiguille monte.

Ce qui frappe, une fois en selle, c’est cette sensation de cohérence absolue. Le châssis, hérité de la défunte Daytona, est un chef-d’œuvre d’équilibre. Avec un poids à sec de seulement 166 kg, la machine donne l’impression de disparaître sous vous, ne laissant que l’essentiel : la trajectoire et la volonté de l’enfreindre. La fourche Showa BPF et l’amortisseur Öhlins STX40, tous deux intégralement réglables, offrent un compromis miraculeux entre tenue de route assassine et un minimum de civilité sur le bitume cabossé. Les freins, des étriers Brembo M50 radiaux mordant sur des disques de 310 mm, sont d’une puissance et d’une progressivité à donner des complexes aux supersports. C’est une machine qui vous chuchote à l’oreille qu’elle peut tout avaler, un virage serré comme une longue courbe rapide, avec la même désinvolture élégante.
L’électronique, souvent point faible des anglaises, est ici à la fête. Cinq modes de conduite, un contrôle de traction et un ABS désactivables, et même un shifter bi-directionnel en série. Le tableau de bord TFT, clair et personnalisable, peut même gérer votre smartphone. C’est moderne, efficace, mais sans jamais venir gâcher la fête. L’assistance est là en filet de sécurité, pas en garde-fou castrateur. Pour le pilote qui cherche une connexion pure, la Rider reste une alliée de choix, lui laissant les pleins pouvoirs sur cette mécanique de précision.
Mais qui est-elle vraiment, cette Triumph Street Triple RS 2023 ? À 12 295 euros, elle se positionne comme une option premium dans la jungle des roadsters sportifs. Ce n’est pas la moto pour le débutant, même téméraire. C’est l’outil du connaisseur, du pistard du dimanche qui refuse les compromis, ou du routard exigeant qui carbure aux sensations fortes. Son look, avec ces phares avant si distinctifs qui évoluent à chaque génération, ne laisse personne indifférent. C’est agressif, presque insectoïde, et cela colle parfaitement à son tempérament.
Alors, faut-il craquer pour une Triumph Street Triple RS d’occasion, peut-être un modèle 2020 ou 2021, ou viser la dernière 2023 ? La mécanique de base, éprouvée, n’a pas fondamentalement changé. Les évolutions portent sur l’affinage électronique et quelques gains en réactivité. L’essence du caractère, cette alchimie unique entre un moteur triplex vibrant et un châssis surdoué, est intacte depuis des années. Que vous consultiez une fiche technique d’un modèle 2018 ou 2023, l’âme est la même. Son défaut ? Peut-être une certaine froideur, une perfection mécanique qui peut manquer de folie pure face à une KTM. Mais c’est aussi sa plus grande force : c’est une machine qui rend brillant n’importe quel pilote, une compagne de route exigeante mais terriblement gratifiante, prête à transformer chaque trajet en session d’essai.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS désactivable
- Bluetooth
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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