Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 984 cc
- Puissance
- 92.0 ch @ 7200 tr/min (67.7 kW)
- Couple
- 85.3 Nm @ 5600 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 10:1
- Alésage × course
- 88.9 x 79.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- périmétrique en alu contenant le carburant
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée , déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 127 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.34 bar
- Pneu arrière
- 180/55-17
- Pression arrière
- 2.48 bar
Dimensions
- Réservoir
- 14.00 L
- Poids
- 204.00 kg
- Poids à sec
- 175.00 kg
- Prix neuf
- 9 750 €
Présentation
Imaginez une XB-9S standard qui aurait décidé de se déguiser en baroudeuse urbaine. Buell, en 2006, ne s'embarrasse pas de demi-mesures : quelques accessoires soigneusement choisis, et le roadster compact se retrouve affublé d'un guidon cross, de protège-mains, d'une grille de protection sur le phare et d'un saute-vent assorti d'un cache de boîte à air en plastique bleu translucide. Le résultat ? Une XB-9S qui revendique une identité "City Cross" avec une certaine effronterie, proposée dans un coloris bleu techno unique. On récupère au passage la poulie et la courroie empruntées à la XB-12S, une nouvelle selle et des jantes noircies. Esthétiquement, le message est clair : cette machine assume son excentricité.

Sous ce costume d'aventurière des bitumes, la mécanique reste celle qu'on connaît. Le V-twin à 45 degrés de 984 cc développe 92 chevaux à 7200 tr/min pour 85,3 Nm de couple à 5600 tr/min. Le tout dans un châssis périmétrique en aluminium qui fait office de réservoir — 14 litres logés dans le cadre lui-même, une des signatures techniques d'Erik Buell. Sur le papier, le gabarit est séduisant : 175 kg à sec pour une pointe annoncée à 210 km/h. En pratique, la hauteur de selle frôle les 850 mm, ce qui réserve d'emblée cette machine aux pilotes bien charpentés.
Le "City" dans le nom a de quoi faire sourire, et pas forcément pour les bonnes raisons. En ville, la XB-9SX se montre franchement à contre-emploi. Le twin manque de rondeur dans les bas régimes, la boîte cinq rapports accuse une certaine rugosité dans ses passages, le ventilateur de refroidissement tourne et se fait entendre sans vergogne, et le rayon de braquage transforme chaque demi-tour en exercice de logistique. Face à une Aprilia Tuono ou même une Ducati Monster de l'époque — deux roadsters avec lesquels elle partage la clientèle — la Buell perd clairement en polyvalence urbaine.
Mais sortez-la de la ville, prenez une nationale sinueuse, laissez le régime grimper vers le milieu de la plage, et l'américaine change de caractère. Le twin s'éveille, le châssis périmétrique fait valoir sa rigueur, et les 204 kg en ordre de marche deviennent un avantage dans les enchaînements. La partie cycle, avec sa fourche inversée à 120 mm de débattement et son mono-amortisseur arrière à 127 mm, offre un équilibre convaincant sur route rapide. On retrouve là ce qui fait le sel des créations d'Erik Buell : une philosophie technique décalée, obstinément cohérente, qui récompense le pilote prêt à jouer le jeu.
À 9750 euros en 2006, la XB-9S City Cross ne s'adresse pas aux timides ni aux navetteurs pressés. Elle cible le motard curieux, celui qui préfère une moto qui raconte quelque chose plutôt qu'une machine formatée pour plaire au plus grand nombre. L'emballage bleu translucide et les prétentions tout-terrain sont surtout cosmétiques, soyons honnêtes. Mais la Buell n'a jamais eu besoin de mentir sur ses vraies qualités : elle s'épanouit là où les routes se vident et se tordent. Le reste, c'est du décor.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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