Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 200.0 ch (147.1 kW)
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Alésage × course
- 79 x 50.9 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 50 mm
- Démarrage
- électrique
- Norme Euro
- Euro 5+
Châssis
- Cadre
- Treillis en tubes d'acier au chrome molybdène
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Öhlins NIX 30 Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Öhlins TTX36, déb : 120 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons (monobloc Stylema)
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Brembo Ø 220 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 200/55-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 845.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 16.00 L
- Prix neuf
- 60 000 €
Présentation
Soixante mille euros. Trois cents exemplaires. Une vitesse de pointe annoncée à 300 km/h. Ces trois chiffres suffisent à circonscrire le public de la Rush Titanio, quatrième déclinaison de l'hypermaxi nue la plus extrême de Varese depuis sa première apparition en 2020. MV Agusta ne fabrique pas des motos pour les hésitants, et cette édition 2026 le confirme avec une tranquillité qui confine à l'arrogance.

Le nom dit tout. Le titane n'est pas simplement un argument marketing gravé sur un cache latéral : il infuse la machine en profondeur. Les bielles, les soupapes, l'échappement Arrow et son support, le support de tableau de bord, la platine de réservoir, les vis de carrosserie... plus de soixante pièces sont usinées dans cet élément numéro 22 du tableau périodique, dont MV Agusta a même reproduit les liaisons atomiques sur la selle et le réservoir. Le reste de la structure joue sur le carbone et l'aluminium anodisé, le cadre treillis en acier chrome-molybdène faisant figure d'exception presque anachronique dans cet inventaire de matériaux exotiques. Le résultat visuel est froid, presque clinique : gris, noir, touches de bleu acier, avec la fourche Öhlins NIX 30 de 43 mm en dorée qui tranche comme une flamme dans un bloc de glace. Cette moto a été présentée sur le lac gelé de l'Engadine, à St. Moritz, lors d'un concours d'élégance réservé aux ultra-riches. Ce n'est pas un hasard.
Sous cette carrosserie d'apparat se trouve le quatre-cylindres en ligne de 998 cm3 issu de la Brutale 1000 RR Ottantesimo, mis à jour pour satisfaire la norme Euro 5+. La mise en conformité a coûté quelques chevaux, le bloc passant de 208 à 200 unités selon les versions. Ce n'est pas une catastrophe : 200 chevaux dans un châssis nu, avec 845 mm de hauteur de selle et un réservoir de 16 litres, ça reste une proposition que peu de pilotes exploiteront réellement dans leur entièreté. Ce que la mise à jour apporte en revanche, c'est une meilleure disponibilité à mi-régime, ce qui rend la machine légèrement plus civilisée sur route ouverte. Légèrement. Face à une Ducati Streetfighter V4 SP2 ou une BMW M 1000 R, la Rush joue sur un terrain différent, celui de l'exclusivité radicale plutôt que de la sportivité accessible. Elle ne cherche pas à convaincre, elle s'impose.

L'équipement suit la logique du prix sans fléchir. Les suspensions Öhlins semi-actives à l'avant comme à l'arrière offrent une adaptabilité que les motos à 15 000 euros peuvent envier. Les étriers Brembo Stylema monobloc mordent deux disques de 320 mm à l'avant, un disque de 220 mm à l'arrière. L'électronique embarquée couvre tout ce qu'un pilote exigeant peut réclamer : ABS cornering, contrôle de traction, antiwheelie, anti-stoppie, launch control, quickshifter bidirectionnel, régulateur de vitesse, quatre modes de conduite et une puce GPS intégrée. L'écran TFT de 5,5 pouces centralise tout cela avec une clarté qui tranche avec les interfaces brouillonnes de certains concurrents. Le monobras, les jantes au dessin particulièrement travaillé, la selle en alcantara surpiquée : rien n'est laissé au hasard, rien n'est économisé.

La Rush Titanio ne s'adresse pas au motard qui cherche une compagne polyvalente pour les week-ends chargés. Elle parle à ceux qui veulent posséder un objet mécanique rare, fabriqué avec une obsession du détail qui rappelle davantage la haute horlogerie suisse que la grande série. Avec 300 unités produites, la question de la revente ne se posera probablement pas. Ce type de machine prend de la valeur en vieillissant, à condition de ne pas la laisser rouiller dans un garage humide. Le seul vrai reproche qu'on peut lui faire est aussi sa principale qualité : à ce niveau de radicalité et de prix, la Rush Titanio restera pour l'immense majorité des passionnés une machine à admirer derrière une vitre. MV Agusta le sait parfaitement, et semble s'en accommoder sans mauvaise conscience.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS MK100
- Nombre de mode de conduite : 4
- Taille de l'écran TFT couleur : 13,97 cm / 5.5 pouces
- ABS Cornering
- Jantes aluminium
- Shifter
- Indicateur de vitesse engagée
- Régulateur de vitesse
- Contrôle de traction
- Suspensions réglables électroniquement
- Contrôle anti stoopi
- Contrôle anti wheeling
- Embrayage anti-dribble
- Centrale inertielle
- Echappement Arrow
- GPS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Fabriqué en 300 exemplaires
- Pays de fabrication : Italie
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