Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 125 cc
- Puissance
- 40.0 ch (29.4 kW)
- Moteur
- Single cylinder, two-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 10.7:1
- Alésage × course
- 54.0 x 54.5 mm (2.1 x 2.1 inches)
- Alimentation
- Carburettor. Mikuni TMX 38
- Lubrification
- Premix
- Allumage
- CDI
- Démarrage
- Kick
Châssis
- Cadre
- Semi-double cradle aluminium frame
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Multiplate wet clutch
- Suspension avant
- KYB® Speed-Sensitive System inverted fork; fully adjustable
- Suspension arrière
- KYB® single shock; fully adjustable
- Débattement avant
- 300 mm (11.8 inches)
- Débattement arrière
- 315 mm (12.4 inches)
Freins
- Frein avant
- Single disc. Hydraulic.
- Frein arrière
- Single disc. Hydraulic.
- Pneu avant
- 80/100-21
- Pneu arrière
- 100/90-19
Dimensions
- Hauteur de selle
- 975.00 mm
- Empattement
- 1443.00 mm
- Garde au sol
- 366.00 mm
- Longueur
- 2136.00 mm
- Largeur
- 828.00 mm
- Hauteur
- 1295.00 mm
- Réservoir
- 8.00 L
- Poids
- 93.90 kg
- Prix neuf
- 7 499 €
Présentation
Est-ce qu’il reste encore une place pour une 125 pure race, une vraie, qui sent l’huile de ricin et dont le son vous vrille les tympans ? La Yamaha YZ125, elle, n’a jamais posé la question. Elle est là, inchangée dans l’essentiel depuis son dernier grand rafraîchissement en 2015, et c’est presque une provocation dans un monde où tout évolue à marche forcée. À 7499 euros, on n’achète pas un gadget, mais un outil de formation et de compétition. C’est la moto cross 125cc la plus performante jamais produite par le constructeur japonais, un titre qu’elle défend avec une arrogance tranquille.

Posons les choses simplement. Avec ses 93,9 kilos tous pleins faits et ses 40 chevaux d’un deux-temps hurlant, la YZ125 n’est pas une moto, c’est un projectile. Elle n’a pas de compteur, et pour cause : sa vitesse de pointe, autour de 110 km/h, importe moins que la violence avec laquelle elle y arrive. Ce moteur, un monocylindre de 125 cm3 nourri par un carbu de 38 mm et piloté par le fameux YPVS, exige du pilote. Il faut le faire chanter, le tenir dans les tours, et la récompense est une accélération tranchante qui humilie bien des quatre-temps plus gros. C’est l’école de la rigueur. Pour un jeune pilote visant la compétition, c’est le passage obligé, le meilleur moyen de se forger avant de grimper sur une YZ250F.
Regardez-la. Son allure affûtée, ses graphismes Speed Block bleus et noirs, c’est du sérieux. Elle partage désormais l’ADN stylistique des YZ-F, avec un garde-boue avant agressif et des flancs sculptés. Mais le vrai génie est sous cette carrosserie. Le cadre aluminium semi-double berceau, d’une rigidité calculée, est l’écrin d’une mécanique de précision. Les suspensions KYB, héritées des modèles quatre-temps, sont entièrement réglables et offrent un copiage de terrain exemplaire. Le frein avant, passé à 270 mm en 2017, mord avec une autorité qui inspire confiance dans les freinages tardifs. C’est une machine homogène, où chaque composant, des larges repose-pieds type YZ-F aux pneus Dunlop dernière génération, parle le même langage : l’efficacité.

Alors, pour qui ? Clairement pas pour le promeneur du dimanche. La Yamaha YZ125 est-elle homologuée ? Non, et c’est tout l’intérêt. C’est une arme de circuit, conçue pour le motocross pur. Elle vise l’adolescent ambitieux, le jeune adulte qui veut s’initier au deux-temps sans concession, ou le vétéran qui recherche les sensations brutes. Face à une KTM 125 SX, aussi légère et nerveuse, le choix devient une affaire de feeling. La Yamaha mise sur un package ultra-équilibré et une fiabilité rodée, là où l’Autrichienne peut paraître plus radicale. Côté entretien, l’univers est bien connu : des sites comme CMSNL proposent un catalogue exhaustif de pièces, y compris pour les ancêtres. La valeur d’une Yamaha YZ125 de 1993, par exemple, tourne autour de 2700 $ pour un exemplaire en bon état, preuve de la pérennité de ces modèles.

Au final, cette YZ125 est un anachronisme magnifique. Dans l’ère du tout-électrique et des moteurs aseptisés, elle maintient la flamme du deux-temps avec une conviction désarmante. Elle ne fait pas de compromis, ne cherche pas à plaire à tout le monde. Elle exige tout de son pilote et lui rend au centuple en sensations pures. Ce n’est pas une moto facile, mais pour ceux qui comprennent son langage, elle reste une référence indétrônable, une leçon de mécanique et de pilotage sur deux roues.
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