Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 999 cc
- Puissance
- 185.0 ch @ 12000 tr/min (136.1 kW)
- Couple
- 107.9 Nm @ 10000 tr/min
- Moteur
- In-line four, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 12.5:1
- Alésage × course
- 73.4 x 59.0 mm (2.9 x 2.3 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Wet Sump
- Allumage
- Digital/transistorized
Châssis
- Cadre
- Double poutre alu
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Inverted telescopic, coil spring, fully adjustable spring preload, high and low speed compression and rebound damping
- Suspension arrière
- Link-type, gas/oil-damped, fully adjustable spring preload, high and low speed compression and rebound damping
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pneu arrière
- 190/50-ZR17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 810.00 mm
- Empattement
- 1415.00 mm
- Garde au sol
- 125.00 mm
- Longueur
- 2045.00 mm
- Largeur
- 720.00 mm
- Hauteur
- 1130.00 mm
- Réservoir
- 18.00 L
- Poids à sec
- 172.00 kg
- Prix neuf
- 13 699 €
Présentation
Hamamatsu n'a jamais fait dans la demi-mesure. Quand Suzuki sort une nouvelle version de sa GSX-R 1000, ce n'est pas pour colmater des brèches : c'est pour clouer le bec à la concurrence et rappeler qui dicte les règles dans la catégorie superbike. La version 2007, baptisée K7 par les puristes, ne révolutionne pas la formule mais l'affûte avec une précision chirurgicale. Six kilos de plus que sa devancière, 172 kg à sec au total, et déjà les mauvaises langues grognent. Tort : la Gex assume ce léger embonpoint grâce à une architecture d'échappement radicalement repensée.

Le premier choc visuel vient de l'arrière. Deux sorties latérales flanquent la coque, là où les générations précédentes arboraient leur pot triangulaire si controversé. Suzuki ne cède pas à l'excentricité gratuite : les normes Euro 3 imposent leurs contraintes, et le double collecteur, complété par une chambre de tranquillisation positionnée derrière le bloc, permet au quatre-cylindres 999 cc de respirer librement tout en restant dans les clous réglementaires. Le bénéfice annexe est une répartition des masses plus équilibrée, ce qui compte énormément sur une machine engagée en compétition week-end après week-end. Les nostalgiques penseront à la GSX-R 1100 et ses deux sorties d'époque ; les pragmatiques verront simplement une ingénierie qui répond à un problème réel.
Le reste de la carrosserie évolue sans rupture. La face avant s'assagit légèrement, les prises d'air reprennent des formes moins agressives tout en optimisant le flux vers le moteur, et les flancs de carénage s'inspirent clairement des 600 et 750 GSX-R de la même génération. Suzuki n'a pas besoin de réinventer sa ligne pour exister : l'identité de la moto suzuki gsx r 1000 est gravée dans les esprits depuis 2001. Ce qui change vraiment, c'est sous la peau.
Le quatre-cylindres reçoit des soupapes en titane, des injecteurs à douze orifices de pulvérisation et voit sa zone rouge pousser à 13 700 tr/min, soit deux cents tours de plus qu'avant. Le résultat est net : 185 ch à 12 000 tr/min, avec un couple de 107,9 Nm obtenu à 10 000 tr/min. Pour replacer ces chiffres dans leur contexte, c'est peu ou prou ce qu'un Kawasaki ZZR 1400 libère en dynamique, sur une machine qui pèse 100 kg de moins. La légère baisse du couple maxi par rapport au modèle 2005 est anecdotique à ces régimes. Surtout, le moteur gagne trois cartographies d'injection sélectionnables depuis le guidon en roulant, un héritage direct de la compétition qui permet d'adapter le comportement du moteur aux conditions réelles : piste sèche, piste humide, usage routier. Cette flexibilité change concrètement l'expérience.
Les suspensions suivent la même logique de progression. Les fourches inversées et le mono-amortisseur offrent désormais les réglages de compression lente et rapide en plus des précharges habituelles, ce qui réserve cette machine à des pilotes capables d'en tirer parti. L'amortisseur de direction à commande électronique ne s'active que lorsque la situation l'exige, sans perturber les sensations en utilisation normale. L'embrayage hydraulique à pompe radiale complète un tableau technique que beaucoup de superbikes homologuées voie d'homologation course peinent à égaler. Face à la Yamaha R1 de la même année, moins puissante mais dotée d'une admission variable et d'une électronique développée, la suzuki gsx-r 1000 choisit la brute franche plutôt que la sophistication masquée. Deux philosophies légitimes.
À 13 699 euros au tarif neuf, la K7 s'adresse à un public très précis : des pilotes expérimentés, piste ou route sportive, capables de gérer 185 ch dans un cadre double poutre aluminium à empattement court de 1 415 mm. La hauteur de selle de 810 mm et la position de conduite radicale écartent naturellement les débutants. Ce n'est pas un défaut, c'est une honnêteté de conception rare dans un marché qui cherche parfois à vendre des superbikes comme des motos polyvalentes. La suzuki gsx r 1000 n'a jamais prétendu être autre chose qu'un outil d'extraction de performances. En 2007, elle continue d'exercer ce métier mieux que la plupart.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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