Performances clés
Caractéristiques techniques
- Cylindrée
- 980 cc → 998 cc
- Puissance
- 85.0 ch @ 7600 tr/min (62.0 kW) → 136.0 ch @ 9750 tr/min (99.3 kW)
- Couple
- — → 105.0 Nm @ 7500 tr/min
- Moteur
- In-line three, four-stroke → V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air → Liquid
- Taux de compression
- 9.0:1 → 11.8:1
- Alésage × course
- 75.0 x 74.0 mm (3.0 x 2.9 inches) → 97.0 x 67.5 mm (3.8 x 2.7 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2 → 4
- Cadre
- — → High tensile CrMO steel lattice frame with milled aluminium alloy side plates, steering damper
- Boîte de vitesses
- 5-speed → —
- Transmission finale
- Chain (final drive) → —
- Suspension avant
- — → 43mm Öhlins titanium nitride coated upside-down fork
- Suspension arrière
- — → Aluminium alloy swing-arm; Öhlins racing
- Débattement avant
- — → 120 mm (4.7 inches)
- Frein avant
- Dual disc → Double disc
- Pneu avant
- 110/90-18 → 3.50-17
- Pneu arrière
- 130/80-18 → 6.00-17
- Réservoir
- 20.50 L → —
- Poids
- 258.00 kg → —
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 136.0 ch @ 9750 tr/min (99.3 kW)
- Couple
- 105.0 Nm @ 7500 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 11.8:1
- Alésage × course
- 97.0 x 67.5 mm (3.8 x 2.7 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
Châssis
- Cadre
- High tensile CrMO steel lattice frame with milled aluminium alloy side plates, steering damper
- Suspension avant
- 43mm Öhlins titanium nitride coated upside-down fork
- Suspension arrière
- Aluminium alloy swing-arm; Öhlins racing
- Débattement avant
- 120 mm (4.7 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 3.50-17
- Pneu arrière
- 6.00-17
Présentation
En 2004, ressusciter Laverda avec un V2 sportif de 1000 cm3 relevait du défi sacrilège. L’héritage était lourd, tissé de triples rugissants et de machines de légende comme la 1000 3C. La marque italienne, alors entre les mains d’un groupe industriel, a choisi la voie du purisme technique, presque brut. Cette Laverda 1000 ne cherchait pas à séduire la foule ; elle visait le collectionneur exigeant et le pilote nostalgique d’une époque où la mécanique primaît sur l’électronique. Son châssis treillis en acier CrMO, renforcé par des flasques latéraux en aluminium usiné, annonçait la couleur : une structure rigide, faite pour encaisser la puissance d’un bicylindre en V de 136 chevaux. L’amortisseur de direction de série confirmait cette orientation radicale, prêt à dompter les caprices d’un moteur placé bas et en avant.

Ce moteur, justement, est une pièce d’orgueil. Avec un alésage de 97 mm et une course de 67,5 mm, le V2 de 997,6 cm3 affiche des dimensions carrées, taillées pour la vivacité. Le taux de compression de 11,8:1 et les quatre soupapes par cylindre permettent à la machine de cracher ses 99,3 kW à 9750 tr/min, tandis que le couple massif de 105 Nm se réveille franchement à 7500 tr/min. On est loin de la souplesse d’un twin moderne ; ici, il faut faire tourner le moteur, le mettre en pression. La distribution des masses, avec ce V2 compact, devait offrir un comportement directionnel vif, une moto qui se jette en courbe plus qu’elle ne s’y incline. Le refroidissement liquide assure la tenue en régime, mais l’âme de cette mécanique reste aride, mécanique, sans concession.
La dotation, pour l’époque, frise l’indécence. Une fourche inversée Öhlins de 43 mm avec traitement au nitrure de titane, un mono-amortisseur de la même marque, un bras oscillant en aluminium : le cahier des charges semble dicté par un préparateur de course. Les freins, double disque à l’avant et simple à l’arrière, devaient être à la hauteur de la proposition, probablement signés Brembo. Les pneus, en dimensions classiques 120/70 et 180/55 sur jantes 17 pouces, ancraient la moto dans son époque, prêts à transmettre les intentions d’un châssis aussi précis qu’exigeant. Tout ici respire la recherche d’une connexion pure, sans filtre électronique. Aucun antipatinage, aucun mode de conduite, juste un cadre, un moteur et des suspensions de très haut vol.
Comparée aux sportives japonaises de l’ère, la Suzuki GSX-R1000 ou la Honda CBR1000RR Fireblade, la Laverda 1000 faisait figure d’objet d’art anachronique. Plus chère, plus rare, moins polyvalente et certainement plus intimidante, elle ne visait pas la piste du dimanche mais la vitrine de l’esthète. Son prix, élevé, et sa production confidentielle en ont fait immédiatement un objet de collection. Elle représente la dernière tentative, belle et un peu désespérée, d’incarner un certain idéal de moto sportive italienne, où la sensation brute l’emporte sur la performance chiffrée. Pour qui cherche l’authenticité d’une époque révolue, elle reste un graal mécanique. Pour les autres, elle est un souvenir magnifique d’un temps où la folie des ingénieurs pouvait encore prévaloir sur les études de marché.
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