Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1584 cc
- Puissance
- 73.0 ch @ 5300 tr/min (53.7 kW)
- Couple
- 122.6 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 9.2 : 1
- Alésage × course
- 95.3 x 111.1 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 49 mm, déb : 127 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 104 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 300 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 100/90-19
- Pneu arrière
- 160/70-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 655.00 mm
- Réservoir
- 17.80 L
- Poids
- 303.00 kg
- Poids à sec
- 290.00 kg
- Prix neuf
- 13 525 €
Présentation
Imaginez un bolide nu, débarrassé de tout artifice, où le moindre chromé semble avoir été jugé superflu. C’est l’esprit brut, presque punk, qui souffle sur cette Harley-Davidson Dyna Street Bob de 2010. Elle ne fait pas de compromis, avec sa selle solo basse à 65,5 cm qui renvoie le passager à ses propres problèmes et son guidon haut qui vous place d’emblée dans une posture de conquête. On sent immédiatement qu’elle puise son âme dans la scène bobber des années 50, cette époque où l’on rognait tout sur sa moto pour ne garder que l’essentiel et foncer droit devant.

Sous ce look de bagarreur se cache pourtant une mécanique bien connue des fidèles de Milwaukee, le Twin Cam 96 de 1584 cm3. Avec 73 chevaux et surtout 122,6 Nm de couple disponible dès 3500 tours, il ne s’agit pas d’un foudre de guerre, mais d’un tracteur de première classe. La puissance est généreuse, linéaire, et elle fait vite oublier l’ancien moteur 88. Elle se marie à une boîte six rapports précise et à un embrayage étonnamment civilisé pour une grosse américaine. À 303 kg tous pleins faits, la bête a du gabarit, mais elle surprend par son équilibre. La direction est plus légère qu’on ne l’imagine, et on se prend vite à jouer avec elle, jusqu’à ce que les cale-pieds viennent racler le bitume en signe de protestation.
C’est justement là que le bât blesse, ou plutôt, que la philosophie de la Street Bob se révèle. Cette moto n’est pas une sportive déguisée. Son freinage, avec un disque à l’avant et à l’arrière, est correct sans être transcendant, juste suffisant pour un usage décontracté. La suspension, assez basique, avale les petits défauts mais peut se montrer brusque sur les nids-de-poule. Elle n’est clairement pas conçue pour avaler un virage de montagne à la manière d’une japonaise. Sa limite est vite atteinte, et c’est très bien ainsi.
À qui s’adresse-t-elle, alors ? Au routier qui cherche une présence et un caractère authentique, sans fioritures. Au customiseur dans l’âme qui voit en cette base épurée, avec son cadre double berceau et ses roues à rayons, une toile parfaite pour exprimer sa créativité. À 13 525 euros à l’époque, elle se positionnait comme la porte d’entrée vers la famille Dyna, un prix justifié par son dépouillement assumé plutôt que par une longue liste d’équipements. C’est une machine à sensations pures, qui vous connecte directement au moteur et à la route, sans intermédiaire électronique. On l’aime pour son franc-parler et son attitude rebelle, ou on passe son chemin. Il n’y a pas de demi-mesure avec une Street Bob.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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