Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1802 cc
- Puissance
- 91.0 ch @ 4750 tr/min (66.9 kW)
- Couple
- 163.0 Nm @ 3000 tr/min
- Moteur
- Bicylindre à plat, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 9.6 : 1
- Alésage × course
- 107.1 x 100 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Alimentation
- injection Ø 48 mm
- Norme Euro
- Euro 5+
Châssis
- Cadre
- Structure en tube d'acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Cardan
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 49 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 90 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 300 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 300 mm
- Pneu avant
- 120/70-19
- Pneu arrière
- 180/55-18
Dimensions
- Hauteur de selle
- 690.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 16.00 L
- Poids
- 345.00 kg
- Prix neuf
- 21 600 €
Présentation
Quand Munich décide de jouer dans la cour des grands du custom, la réponse s'appelle BMW R 18, et elle ne chuchote pas. Ce 1802 cm3 à plat, le plus gros moteur boxer que la firme bavaroise ait jamais osé construire, s'affiche comme une déclaration de guerre adressée directement à Milwaukee et Springfield. Pour 2026, la mise à niveau Euro 5+ ne s'est pas contentée d'ajuster quelques paramètres d'injection : elle a offert au Big Boxer 5 Nm supplémentaires, portant le couple à 163 Nm disponibles dès 3000 tr/min. Un cadeau d'anniversaire dont on ne se plaint pas.

Visuellement, la bmw r 18 a profité de cette révision réglementaire pour affiner sa silhouette. Les garde-boues, les échappements, les couvercles de carter et la selle ont été retravaillés. La roue arrière passe en 18 pouces sur jantes à bâtons, abandonnant les rayons d'origine, ce qui divise les puristes. Les nouveaux silencieux dégagent mieux le cardan apparent, cette signature mécanique qui traîne dans l'air comme un bijou industriel. La fourche de 49 mm n'est plus carénée, exposant ses tubes à nu. Le résultat est plus tendu, plus honnête dans ses intentions.
Le moteur, lui, mérite qu'on s'y attarde. BMW n'a pas cherché à moderniser à tout prix : pas de ShiftCam, pas de refroidissement liquide, pas d'arbre à cames en tête. Les culbuteurs sont visibles au-dessus des cylindres, dans une configuration OHV qui fleure bon les décennies passées, mais entourée d'injection électronique, de double allumage et d'un système anti-dribble pour les rétrogradages appuyés. Ce paradoxe assumé, ce mélange de technique ancienne et de gestion moderne, c'est exactement ce que BMW cherche à vendre. Les 91 ch pointent à 4750 tr/min, mais vous aurez déjà changé de rapport bien avant d'y arriver. C'est un moteur qu'on exploite dans l'épaisseur du couple, pas dans les tours.
Le châssis en tubes d'acier à double berceau cache son mono-amortisseur sous la selle, comme le font les Harley Softail ou les Triumph Bobber. L'illusion d'un cadre rigide est réussie. L'empattement dépasse 1700 mm et l'angle de chasse frôle les 33 degrés, autant dire que les virages serrés se négocient avec la précision d'un paquebot, pas d'une sportive. Les trois disques de 300 mm avec étriers quatre pistons à l'avant ont la lourde responsabilité d'immobiliser 345 kg. La vitesse maximale est bridée à 180 km/h, ce qui, sur une machine à ce positionnement, n'a aucune importance.

À bord, la selle à 690 mm impose une posture basse, les pieds sous les hanches plutôt qu'en avant comme sur un cruiser américain typique. Le Keyless Ride gère le déverrouillage sans chercher un barillet. Les trois modes de conduite — Rain, Rock et Roll, appellations qui méritent un sourire — ajustent la réponse de l'accélérateur et le calibrage de l'ASC. Le réservoir de 16 litres annonce environ 290 km d'autonomie. La marche arrière électrique reste en option, bienvenue quand on manoeuvre 345 kg dans une rue étroite.

La bmw r 18 b et la bmw r 18 classic étendent cette gamme vers plus de confort ou de caractère selon les goûts, et le catalogue d'accessoires donne le vertige : kits bobber, guidons ape hanger, collaborations avec Roland Sands ou Vance & Hines. Tout est prévu pour personnaliser la machine à l'infini. Reste que l'engin de base, affiché à 21 600 euros, s'adresse à un public précis : des riders expérimentés, attirés par le style et le tempérament d'un gros twin, pas par la légèreté ni la maniabilité. Un titulaire du permis A2 peut techniquement en profiter grâce au bridage à 35 kW, mais qu'il ne se fasse pas d'illusions sur la facilité de prise en main. Un tiers de tonne, ça s'apprivoise.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 3
- Prise USB
- Démarrage sans clé
- Contrôle de traction
- Poignées chauffantes
- Embrayage anti-dribble
- Contrôle du frein moteur
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
- Pays de fabrication : Allemagne
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