Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1130 cc
- Puissance
- 141.0 ch @ 9500 tr/min (103.7 kW)
- Couple
- 119.6 Nm @ 7750 tr/min
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11.5 : 1
- Alésage × course
- 88 x 62 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 53 mm
Châssis
- Cadre
- treillis en tube d\'acier relié à des éléments de fonderie
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 50 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 120 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 240 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 190/50-17
- Pression arrière
- 2.50 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 780.00 mm
- Réservoir
- 16.00 L
- Poids
- 213.00 kg
- Poids à sec
- 193.00 kg
- Prix neuf
- 22 495 €
Présentation
Quand Pesaro décide de faire les choses jusqu'au bout, ça donne la TnT 1130 Titanium. Benelli n'a pas simplement sorti une version collector avec quelques autocollants supplémentaires. Non. Ils ont repris leur roadster de base et l'ont déshabillé de tout ce qui pouvait encore peser, reluire ou freiner la performance. Le résultat, c'est une moto qui coûte 22 495 euros et qui ne s'adresse clairement pas aux hésitants.

Le catalogue de modifications est sérieux. Les jantes Marchesini en aluminium forgé, cerclées d'un liseré rouge, remplacent les roues de série. L'embrayage à sec, protégé par un carter ajouré qui laisse tout voir, rappelle que cette machine descend directement des habitudes de la course. Le mono-amortisseur arrière est coulé dans de l'ergal, cet alliage d'aluminium que les ingénieurs aiment pour sa légèreté. La fourche inversée de 50 mm de diamètre, traitement anti-friction inclus, accepte des réglages dans toutes les directions. La ligne d'échappement passe au titane. Résultat de tout cela, 193 kg à sec, soit six de moins que la TnT standard, un écart qui se ressent dès les premiers mètres.
Mais le vrai argument, c'est le trois cylindres de 1 130 cm³. Benelli a grappillé quatre chevaux supplémentaires par rapport à la version normale, pour atteindre 141 ch à 9 500 tr/min. Le couple, 119,6 Nm disponible à 7 750 tr/min, donne à ce moteur un tempérament trapu qui favorise les relances franches plutôt que le jusqu'au-boutisme sur circuit. La boîte six rapports gère tout ça sans brutalité. Face à une Monster S4RS de l'époque ou une Speed Triple 1050, la Benelli joue dans la même cour, avec une sonorité de tricylindre qui lui est propre, ni la voix plate d'un twin, ni le vacarme mécanique d'un quatre cylindres japonais.
Le freinage, deux disques de 320 mm à l'avant avec des étriers radiaux à quatre pistons, complète le tableau d'une machine pensée pour un pilote qui sait ce qu'il cherche. La selle à 780 mm reste accessible pour un roadster musclé, et le réservoir de 16 litres garantit une autonomie raisonnable sans courir à la station tous les 200 km. La vitesse maximale annoncée de 240 km/h n'est pas là pour être atteinte sur route ouverte, mais elle témoigne du potentiel brut du moteur.
Ce n'est pas une moto pour le débutant qui découvre les grandes cylindrées. C'est une machine pour le pilote expérimenté qui veut quelque chose de rare, de matériellement abouti, et qui assume de choisir un constructeur italien plutôt qu'un acteur dominant du marché. La Titanium ne cherche pas à plaire à tout le monde. Elle cherche à convaincre quelques acheteurs exigeants que Benelli peut construire une moto au niveau d'équipement comparable aux meilleures préparations homologuées. Pour ce prix, le pari est ambitieux. Mais les composants choisis, eux, sont sincères.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !