Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1833 cc
- Puissance
- 126.0 ch @ 5500 tr/min (92.7 kW)
- Couple
- 169.7 Nm @ 4500 tr/min
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 10.5 : 1
- Alésage × course
- 73 x 73 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 50 mm
- Démarrage
- électrique
- Norme Euro
- Euro 5+
Châssis
- Cadre
- Double poutre alu, type Diamant
- Boîte de vitesses
- boîte à 7 rapports
- Transmission finale
- Cardan
- Suspension avant
- Fourche quadrilatère double bras longitudinaux
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 6 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 316 mm, étrier 3 pistons
- Pneu avant
- 130/70-18
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 200/55-16
- Pression arrière
- 2.80 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 745.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 21.00 L
- Poids
- 373.00 kg
- Prix neuf
- 28 849 €
Présentation
Qui aurait parié, il y a vingt ans, qu'une Gold Wing ferait un jour sa cure d'amaigrissement plutôt que de gonfler encore un peu plus les pectoraux ? Honda a tranché depuis la refonte majeure, et la version bagger 2026 confirme la trajectoire. Oubliez le paquebot à malle géante, celui-là s'appelle désormais Gold Wing Tour. La GL1800 sans suffixe, c'est ce profil raccourci, sans top-case, pensé pour avaler la départementale plutôt que traverser la Sibérie. Pour 2026, la mise à jour tient sur un timbre-poste. Un recalibrage de l'ECU pour passer la barre Euro 5+, un Wi-Fi qui vient épauler l'Apple CarPlay et l'Android Auto, des haut-parleurs revus à la hausse en intensité sonore, et un intercom peaufiné. Une moto de ce calibre vit sur des cycles de dix à quinze ans. On est dans la phase des retouches cosmétiques, pas de la révolution.

Sous le carénage, le flat-six de 1833 cc n'a rien perdu de sa majesté horlogère. 126 chevaux à 5500 tr/min, 169,7 Nm de couple à 4500 tr/min, un alésage-course carré en 73 x 73 mm et une compression de 10,5:1. Le cahier des charges reste le même qu'avant, faire avancer la princesse sans jamais trembler. L'injection a gagné en souplesse aux bas régimes, et le six-cylindres délivre désormais sa poussée avec une amplitude plus généreuse. Honda ne joue pas la surenchère face au six-en-ligne de la BMW K 1600 GT, 160 chevaux au compteur, clairement plus agressif sur le papier. Le constructeur japonais préfère l'optimisation interne, un travail sur soi-même plutôt qu'une guerre d'ego. À l'arrivée, le moulin s'est délesté de 6,2 kilos, a gagné 3 cm en compacité, et chaque cylindre abrite quatre soupapes au lieu de deux.
La boîte DCT à 7 rapports reste le vrai marqueur technique. Un double embrayage robotisé qui gère le passage des vitesses avec une onctuosité que peu de transmissions savent offrir. Les premiers rapports ont été raccourcis pour gommer les à-coups en manœuvre, les suivants allongés pour faire chuter le régime en croisière. Quatre modes de conduite, Tour, Sport, Econ et Rain, modulent non seulement la réponse moteur, le freinage couplé et la suspension pilotée, mais aussi l'agressivité de l'embrayage et la plage d'utilisation des rapports. Le mode Sport joue la carte directe, le Rain étire le geste, l'Econ caresse la pompe à essence. Et quand l'envie prend, un basculement en manuel rend la main au pilote. La marche arrière électrique, indispensable vu les 373 kilos tous pleins faits, reste de la partie.

Côté châssis, la fourche à quadrilatère déformable hérite indirectement du Duolever de BMW, lui-même descendant du procédé Fior. Les deux frères ennemis ont compris la même chose, un train avant déporté du guidon offre une direction plus douce, une stabilité au freinage supérieure et un plongée maîtrisée. Le cadre double poutre en aluminium a été revu, le bras oscillant remanié, l'ABS retouché. Avec 373 kilos sur la balance contre 384 pour la feue F6B, la Gold Wing bagger fait figure de danseuse, toutes proportions gardées. La selle culmine à 745 mm, record de basseur dans la catégorie, et le freinage compte sur deux disques avant de 320 mm mordus par des étriers radiaux 6 pistons. Le réservoir de 21 litres a fondu de 4 litres par rapport à l'ancienne génération, mais la sobriété du nouveau bloc compense.

À 28 849 euros, le ticket d'entrée reste salé, sans atteindre les sommets de la Tour ni de la BMW K 1600 B. Pour ce prix, on encaisse un écran TFT 7 pouces, un Smart Key, une aide au démarrage en côte, un full LED, un régulateur évolué et deux compteurs à aiguilles qui refusent encore la dictature numérique. Le bât blesse côté bagagerie, 30 litres par valise contre 51 sur la F6B, de quoi ranger un casque jet et deux chemises, pas davantage. Voilà le cœur du positionnement, cette GL1800 ne veut plus être le pullman qui emmène deux retraités jusqu'au cap Nord. Elle cible le rouleur expérimenté qui cherche le velouté d'un six-cylindres sur une journée de corniche, sans la corvée d'un paquebot à parquer. Une GT découverte, raisonnable dans son embonpoint, assumée dans ses limites.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 4
- Volume de rangement : 60 litres
- Taille de l'écran TFT couleur : 17,78 cm / 7 pouces
- Jantes aluminium
- Indicateur de vitesse engagée
- Régulateur de vitesse
- Boîte automatique
- Freinage combiné
- Radio
- Bluetooth
- GPS
- Prise USB
- Aide au démarrage en côte (Hill Hold Control)
- Démarrage sans clé
- Pare brise réglable électriquement
- Suspensions réglables électroniquement
- Contrôle de couple
- Valises
- Surveillance de la pression des pneus
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : Japon
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