Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 997 cc
- Puissance
- 102.0 ch @ 9600 tr/min (75.0 kW)
- Couple
- 87.3 Nm @ 7300 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 88°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11 : 1
- Alésage × course
- 94 x 71.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- injection Ø 50 mm
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- cadre tubulaire en titane
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 130 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage Beringer
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Beringer
- Pneu avant
- 120/70-18
- Pression avant
- 2.40 bar
- Pneu arrière
- 160/60-18
- Pression arrière
- 2.60 bar
Dimensions
- Réservoir
- 17.30 L
- Poids à sec
- 186.00 kg
- Prix neuf
- 71 925 €
Présentation
Quand l'industrie motocycliste britannique s'est effondrée sur elle-même au fil des décennies, engloutissant BSA, Vincent, AJS, Velocette et tant d'autres dans les décombres d'un empire industriel qui ne savait plus se battre, une poignée de noms ont survécu dans les mémoires avec une intensité particulière. Brough Superior est de ceux-là. Georges Brough avait compris avant tout le monde qu'une moto pouvait être autre chose qu'un outil de déplacement : une déclaration d'appartenance à une certaine idée du raffinement. T.E. Lawrence, dit Lawrence d'Arabie, en possédait sept successives et mourut sur la huitième. Difficile de trouver meilleur ambassadeur. Quand Mark Upham racheta la marque en 2008 et confia son développement à Boxer Design, l'entreprise toulousaine de Thierry Henriette déjà responsable de la Voxan, de la FB Mondial Nuda ou de la SSR 1000, le pari était risqué. Une décennie plus tard, la SS 100 MK2 prouve que ce pari était le bon.

Cette version 2026 affiche des retouches maîtrisées plutôt qu'une refonte brutale. Les attaches de réservoir inclinées donnent un élan visuel bienvenu, les garde-boues ont été redessinés dans le même esprit, les échappements adoptent une forme conique qui allonge la silhouette. Rien de révolutionnaire, mais tout est juste. C'est exactement ce qu'on attendait d'une marque qui n'a pas à prouver grand-chose à des études de marché et dont chaque modification doit se justifier par l'esthétique avant la stratégie commerciale. À 71 925 euros, on n'achète pas une moto : on signe un acte de foi.
Le cœur de la machine est un V-twin à 88 degrés de 997 cm3, développé en collaboration avec la société française Akira. Refroidissement liquide, double arbre à cames en tête, quatre soupapes par cylindre, injection, taux de compression de 11:1 pour un alésage-course de 94 x 71,8 mm. Le bloc délivre 102 chevaux à 9 600 tr/min et 87,3 Nm à 7 300 tr/min. Des chiffres que Ducati ou KTM dépassent largement dans leurs catégories respectives, c'est vrai. Mais comparer la SS 100 à un Superbike revient à opposer une montre Patek Philippe à un chronomètre de course : les deux indiquent l'heure, les deux le font très bien, mais l'un s'adresse à ceux qui ne regardent pas le prix. Ce moteur se contemple autant qu'il se conduit, usiné avec une minutie qui tranche sur la production de masse. Seul regret visible : des durites insuffisamment dissimulées, qui jurent dans cet environnement de pièces travaillées avec soin.
Le cadre est en treillis tubulaire titane, minimaliste au point de disparaître derrière la mécanique qu'il expose délibérément. Le moteur joue un rôle porteur, ce qui autorise cette légèreté structurelle. La machine accuse 186 kg à sec pour une moto de ce calibre, ce qui reste très correct. Le train avant abandonne la fourche télescopique classique au profit d'une architecture triangulée type Fior, en alliage magnésium-aluminium avec triangles de soutien en titane et amortisseur Öhlins axial, soustrait à l'effet de plongée au freinage. L'arrière reçoit un bras oscillant en alu-magnésium, également couplé à un Öhlins avec débattement de 130 mm. C'est la même philosophie qu'à l'avant : chaque pièce est choisie pour sa noblesse intrinsèque, pas pour son rapport performance-prix.

Les freins Beringer système 4D avec disques de 230 mm à l'avant méritent une mention particulière. Là où on attendrait du Brembo, Brough a choisi le confidentiel et le plus pointu. Quatre pistons, trois plaquettes par étrier, inertie gyroscopique divisée par trois par rapport à un système conventionnel, le tout habillé d'une esthétique qui rappelle vaguement les tambours des motos de l'entre-deux-guerres. C'est du détail pensé pour ceux qui regardent longtemps avant de monter en selle. Le réservoir en aluminium de 17,3 litres, maintenu par des sangles métalliques, et les roues de 18 pouces chaussées en 120/70 et 160/60 complètent un tableau cohérent jusqu'au bout. La vitesse maximale annoncée atteint 200 km/h, ce qui n'est clairement pas la priorité de la clientèle visée.

La SS 100 MK2 s'adresse à un acheteur précis : celui qui possède déjà tout ce qu'il faut en termes de machines performantes et qui cherche quelque chose que l'argent achète rarement, c'est-à-dire du sens et de la rareté authentique. Aux côtés d'Avinton ou d'Ecosse Moto, Brough Superior occupe ce territoire étroit où la moto devient objet de collection sans renoncer à rouler. C'est son ambiguïté et sa force.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : France
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