Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 997 cc
- Puissance
- 102.0 ch @ 9600 tr/min (75.0 kW)
- Couple
- 87.3 Nm @ 7300 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 88°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11 : 1
- Alésage × course
- 94 x 71.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- injection Ø 50 mm
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- cadre tubulaire en titane
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 130 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage Beringer
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Beringer
- Pneu avant
- 120/70-18
- Pression avant
- 2.40 bar
- Pneu arrière
- 160/60-18
- Pression arrière
- 2.60 bar
Dimensions
- Réservoir
- 17.30 L
- Poids à sec
- 186.00 kg
- Prix neuf
- 71 500 €
Présentation
Soixante-et-onze mille cinq cents euros. Prenez le temps de laisser ce chiffre résonner avant même de regarder la machine. Car la SS100 MK2 n'est pas une moto que l'on achète après avoir comparé des fiches techniques sur un forum ; c'est une décision que l'on prend comme on acquiert une montre haute horlogerie, avec la conviction tranquille que l'objet survivra à son propriétaire.

Brough Superior porte un nom chargé d'histoire british, mais la renaissance de cette légende doit bien plus à la France qu'aux brumes du Nottinghamshire. C'est Boxer Design, société de Thierry Henriette, qui tient les crayons depuis le rachat de la marque par Mark Upham en 2008. Une maison française dont le carnet d'adresses impressionne : collaborations avec Honda, Suzuki, Voxan, et une ribambelle de projets confidentiels qui font la réputation d'un bureau d'études à l'exigence rare. Le moteur lui-même vient d'une autre entité française, Akira, qui a travaillé main dans la main avec Boxer pour concevoir ce V-twin à 88 degrés. Résultat : un bloc de 997 cm3, refroidissement liquide, double arbre à cames en tête, quatre soupapes par cylindre, qui délivre 102 chevaux à 9600 tr/min et 87,3 Nm à 7300 tr/min. Les chiffres sont sages, presque modestes comparés à ce qu'un Ducati V4 ou un BMW S1000R balancent dans la même gamme tarifaire. Mais ce moteur ne cherche pas à battre des records au chrono ; il cherche à se contempler. Chaque pièce semble polie à la main, chaque courbe usinée avec une intention esthétique. On regrettera toutefois quelques durites trop apparentes qui jurent dans cet environnement de mécanique-sculpture.
La cellule qui entoure ce bloc mérite qu'on s'y attarde. Le titane n'est pas un matériau que les constructeurs en série s'offrent facilement, et Brough l'utilise ici pour construire un cadre treillis tubulaire qui disparaît presque derrière la mécanique, laissant le moteur porter le regard. Le réservoir en aluminium, long et effilé comme une carrosserie d'avant-guerre, repose sur des sangles métalliques dont l'inclinaison a été retravaillée sur cette version MK2 pour accentuer l'impression de mouvement. Les garde-boues ont également été redessinés, les sorties d'échappement adoptent un profil conique plus élancé, et le phare emprunte des contours légèrement arrondis. Des retouches de couturier plutôt que de carrossier, qui confirment que chez Brough, on ne modifie pas un modèle à la perceuse.

Le train avant mérite une mention particulière, parce qu'il symbolise mieux que tout le reste l'état d'esprit de la maison. Plutôt qu'une fourche télescopique inversée comme n'importe quel sportif du marché, la SS100 arbore une suspension de type Fior, avec deux triangles en alliage magnésium-aluminium et des bras de soutien en titane. L'amortisseur Öhlins travaille en dehors des contraintes de plongée, ce qui améliore la précision de guidage tout en affichant une cinématique que personne d'autre n'ose proposer en 2025. Le freinage, confié à Beringer et son système 4D, joue la même carte iconoclaste : de petits disques de 230 mm à double plateau par étrier, quatre pistons, trois plaquettes, une inertie gyroscopique réduite. À l'arrière, un disque unique du même diamètre, son étrier deux pistons discret à l'intérieur du bras oscillant en alu-magnésium. Brembo et ses Stylema restent chez les autres. Ici, on choisit différemment, même si l'efficacité au freinage reste à démontrer à haute vitesse.

À 186 kg à sec, sur des roues de 18 pouces chaussées en 120/70 et 160/60, avec une vitesse annoncée à 200 km/h, la SS100 MK2 ne s'adresse pas au motard du dimanche qui cherche des sensations fortes. Elle parle à un collectionneur éclairé, à un passionné fortuné qui veut rouler avec quelque chose qu'aucun autre conducteur ne possède dans son garage. Sur ce créneau ultra-confidentiel, aux côtés d'Avinton ou d'Ecosse Moto, Brough Superior joue dans une cour où l'argent ne suffit pas : il faut aussi savoir ce que le nom représente. Et ce nom-là, forgé par Georges Brough au début du siècle dernier, rendu célèbre par T.E. Lawrence, ressuscité par des ingénieurs français, vaut bien les soixante-et-onze mille cinq cents euros qu'on vous demande pour le porter chez vous.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : France
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