Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 997 cc
- Puissance
- 102.0 ch @ 9600 tr/min (75.0 kW)
- Couple
- 87.3 Nm @ 7300 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 88°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11 : 1
- Alésage × course
- 94 x 71.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- injection Ø 50 mm
Châssis
- Cadre
- cadre tubulaire en titane
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 130 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage Beringer
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Beringer
- Pneu avant
- 120/70-18
- Pression avant
- 2.40 bar
- Pneu arrière
- 160/60-18
- Pression arrière
- 2.60 bar
Dimensions
- Poids à sec
- 186.00 kg
- Prix neuf
- 65 000 €
Présentation
Soixante-cinq mille euros. Prenez le temps de laisser ce chiffre résonner avant de parler technique, cylindrée ou puissance. À ce tarif, on n'achète pas une moto ; on souscrit à une philosophie, à une lignée, à un nom qui pèse autant que l'or poli sur ses pièces usinées. La SS100 MK2 de 2021 n'est pas une réponse à la concurrence. Elle est une déclaration.

Pour comprendre ce que représente ce nom, il faut remonter à l'âge d'or de la mécanique britannique, quand Norton, Vincent et BSA se disputaient l'asphalte et les manchettes. Dans ce concert de ferraille noble, une marque jouait dans une catégorie à part. Georges Brough construisait ses machines comme d'autres faisaient de l'orfèvrerie : en petite série, avec une précision maniaque, pour une clientèle qui ne discutait pas les prix. T.E. Lawrence, officier, écrivain, légende, en possédait sept. Le nom disparut, puis Mark Upham le racheta en 2008. Pour lui donner corps, il confia le projet à Boxer Design, bureau de style français dirigé par Thierry Henriette, dont le portfolio parle de lui-même : la FB Mondial Nuda, la SSR 1000, des collaborations avec Honda et Suzuki. Le moteur, lui, fut développé avec Akira, autre entité française. Résultat : une machine franco-britannique de cœur et de passeport, ancrée dans une tradition anglaise mais pensée sur les rives du Rhône.
Ce V-twin de 997 cm3, ouvert à 88 degrés, ne cherche pas à impressionner par ses chiffres. Ses 102 chevaux à 9 600 tr/min et ses 87,3 Nm à 7 300 tr/min sont des données honnêtes, pas des records. Ducati tirait bien davantage de ses 999, et la comparaison s'arrête là, parce qu'elle n'a aucun sens. La SS100 ne court pas la même course. Refroidissement liquide, double arbre à cames en tête, injection, boîte six rapports : tout le sérieux technique d'un moteur moderne, habillé avec le soin d'une pièce de joaillerie. On pourra pinailler sur quelques durites trop visibles qui cassent l'harmonie des pièces usinées dans la masse. C'est le seul reproche qu'on peut formuler sans forcer.

Le châssis en titane tubulaire est ce qui sépare vraiment cette machine du reste de la production mondiale. Peu de constructeurs, même parmi les plus exclusifs, utilisent ce matériau à cette échelle. Le moteur est porteur, ce qui a permis de réduire le cadre à sa plus simple expression, presque invisible derrière la mécanique exposée. Le réservoir en aluminium, maintenu par des sangles métalliques, court tout en longueur sur la machine. À l'avant, pas de fourche télescopique classique : un train triangulé de type Fior, en alliage magnésium-aluminium avec renforts titane et amortisseur Öhlins central, découple le guidage de l'amortissement et supprime l'effet de plongée au freinage. C'est une solution rare, coûteuse, et techniquement justifiée. Le même niveau d'exigence règne à l'arrière, avec un bras oscillant en alu-magnésium et un second Öhlins. Pour les freins, Brough a écarté Brembo au profit de Beringer et son système 4D : des disques de 230 mm à double étrier, quatre pistons, trois plaquettes par face, avec une inertie gyroscopique réduite de deux tiers selon le fabricant. Un choix atypique qui colle avec l'identité de la machine, celle qui préfère l'exception au consensus.

La MK2 2021 apporte quelques ajustements visuels par rapport aux versions précédentes : les fixations du réservoir s'inclinent pour accentuer l'allure dynamique, les garde-boues changent de profil, les échappements adoptent une forme conique plus élancée. Des retouches discrètes sur une silhouette déjà aboutie, à destination de collectionneurs qui connaissent leur machine dans ses moindres détails. Car c'est bien là le public de cette SS100 : pas le motard du dimanche, pas le pistard en quête de chrono, mais le passionné cultivé, fortuné, qui veut posséder quelque chose qu'on ne croise pas aux feux rouges. Aux côtés d'Avinton ou d'Ecosse Moto, Brough Superior occupe ce créneau ultrapremium où le rapport puissance-prix n'a aucune pertinence. Ce qui compte, c'est que chaque pièce raconte quelque chose. Et sur la SS100, elles ont beaucoup à dire.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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