Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1170 cc
- Puissance
- 125.0 ch @ 7750 tr/min (90.1 kW)
- Couple
- 125.0 Nm @ 6500 tr/min
- Moteur
- Two cylinder boxer, two-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 12.5:1
- Alésage × course
- 101.0 x 73.0 mm (4.0 x 2.9 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection. Electronic intake pipe injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Dry sump
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Two-section frame, front- and bolted on rear frame, load-bearing engine
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Shaft drive (cardan) (final drive)
- Embrayage
- Oil lubricated clutch, hydraulically operated
- Suspension avant
- Telescopic Upside-Down fork
- Suspension arrière
- Cast aluminium single-sided swing arm with BMW Motorrad Paralever
- Débattement avant
- 140 mm (5.5 inches)
- Débattement arrière
- 140 mm (5.5 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. Floating discs. Four-piston calipers.
- Frein arrière
- Single disc. Floating disc. Two-piston calipers.
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 180/55-17
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 820.00 mm
- Empattement
- 1527.00 mm
- Longueur
- 2202.00 mm
- Largeur
- 925.00 mm
- Hauteur
- 1273.00 mm
- Réservoir
- 18.00 L
- Poids
- 236.00 kg
- Poids à sec
- 198.00 kg
- Prix neuf
- 14 305 €
Présentation
Dix ans d'absence, et la RS revient. Pas avec la discrétion d'un enfant prodigue qui rentre à pas feutrés, mais avec la confiance tranquille de qui sait ce qu'il vaut. La bmw r 1200 rs ressurgit en 2015 dans une gamme où le boxer à refroidissement liquide, hérité de la GS, a déjà fait ses preuves. Munich n'invente pas une nouvelle catégorie, mais réactive un positionnement que la marque avait laissé en jachère depuis la R 1200 ST, cette cousine au phare unique qui avait eu du mal à convaincre. Le style a mûri, la mécanique a suivi.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la cohérence de la silhouette. La RS ne joue plus au sport-GT de manière schizophrène : son carénage enveloppant, son nez trapu et ses flancs musclés forment un tout logique. La position de conduite accompagne cette ambition, légèrement inclinée vers l'avant pour impliquer le pilote sans lui massacrer les poignets sur 800 kilomètres. C'est exactement le créneau visé, quelque part entre la RT trop bourgeoise et une sportive trop exigeante. Les petits déflecteurs transparents fixés sur la tête de fourche, inspirés de la S 1000 RR, ajoutent une touche d'hypersport dans le tableau. Décoratif ou vraiment efficace sur l'autoroute, les avis divergeront, mais l'intention est claire.
Sous le carénage, le 1170 cm3 boxer développe 125 chevaux à 7750 tr/min et 125 Nm de couple à 6500 tr/min, des chiffres identiques à ceux des GS et RT équipées du même bloc. BMW n'a pas suralimenté la RS pour lui donner une identité propre, ce qui est un choix discutable pour une machine affichée à 14 305 euros. En revanche, l'admission et l'échappement spécifiques gonflent la courbe de couple en bas du compte-tours, ce qui rend les relances plus charnelles dans les régimes intermédiaires. Avec 236 kilos en ordre de marche et cette disponibilité du couple, on pardonne le poids, dans la norme du segment. La boîte 6 vitesses à transmission par cardan fait le travail sans fanfare, et la consommation annoncée à 4,1 litres aux cent est un argument de poids pour le routard longue distance. Le réservoir de 18 litres assure plus de 430 kilomètres d'autonomie théorique, ce qui compte.
La vraie rupture par rapport aux RS de génération précédente, c'est la fourche inversée de 45 mm de diamètre, une première chez BMW qui avait sanctifié son Telelever pendant des décennies. Le Paralever reste à l'arrière, conjuguant monobras et cardan comme seul Munich sait le faire. Les étriers Brembo radiaux à quatre pistons mordent sur des disques de 320 mm à l'avant, complétés par un frein arrière à disque unique de 276 mm. L'ABS est déconnectable, ce qui plaira aux pistards du dimanche. L'électronique embarquée est dense : ABS, contrôle de traction ASC, modes de pilotage Road et Rain de série, avec en option le DTC plus évolué, les modes Dynamic et User, l'amortissement semi-actif ESA Dynamic et le Shifter Pro pour changer les rapports sans embrayage. Ce dernier, longtemps réservé aux machines de compétition, est une vraie satisfaction au quotidien. L'ESA Dynamic, lui, adapte le comportement des suspensions en temps réel selon la route et le mode choisi, une technologie que l'on retrouve dans les essais bmw r 1200 rs les plus récents comme un argument récurrent.
Pour qui roule ? La bmw r 1200 rs occasion attire logiquement les motards expérimentés qui cherchent une routière sportive capable d'avaler les cols comme les nationales, sans la rigidité d'une sportive pure. Le profil type : un pilote qui connaît ses classiques, qui a peut-être lu un essai bmw r 1200 rs 2015 ou 2017 avant d'acheter, et qui comprend que payer le prix fort en options pour avoir des poignées chauffantes ou une béquille centrale sur une moto à ce prix reste une anomalie difficilement défendable. C'est le grief principal, et il tient. Cela dit, la RS bmw r 1200 rs remplit son contrat avec sérieux : elle remet en selle une catégorie que la VFR 800 ou les anciennes Sprint ST animaient seules, et elle le fait avec un niveau de finition et une dotation électronique que ses concurrentes directes ne peuvent pas égaler. Le rapport entre le dynamisme ressenti, la polyvalence et la consommation raisonnable en fait une machine cohérente. Imparfaite dans ses tarifications d'options, convaincante sur le fond.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS désactivable
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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