Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 790 cc
- Puissance
- 62.0 ch @ 7400 tr/min (44.5 kW)
- Couple
- 60.0 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- Twin, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 9.2:1
- Alésage × course
- 86.0 x 68.0 mm (3.4 x 2.7 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 105 mm
Freins
- Frein avant
- Single disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 100/90-19
- Pneu arrière
- 130/80-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 720.00 mm
- Empattement
- 1655.00 mm
- Longueur
- 2424.00 mm
- Largeur
- 955.00 mm
- Hauteur
- 1184.00 mm
- Réservoir
- 16.60 L
- Poids
- 227.00 kg
- Poids à sec
- 226.00 kg
- Prix neuf
- 8 350 €
Présentation
Qui se souvient encore de l'époque où Triumph tentait de ressusciter le mythe britannique à coups de chrome et de nostalgie ? En 2002, la Triumph Bonneville America débarquait dans les concessions avec une promesse simple : offrir un cruiser à l'anglaise, bardé de références sixties, capable de séduire ceux que les customs japonaises ou américaines laissaient froids. Avec son bicylindre de 790 cc, ses lignes tirées au cordeau et sa peinture bicolore, elle jouait la carte du revival sans complexe, un peu comme la Kawasaki W 650 le faisait de son côté. Sauf que la Bonnie visait un registre plus posé, plus tranquille, presque contemplatif.

Le twin parallèle calé à 360° développe 62 chevaux à 7400 tr/min et surtout 60 Nm de couple dès 3500 tours. Sur le papier, rien de renversant. Sur la route, c'est exactement ce qu'on ressent. Le moteur se montre onctueux, civilisé, presque trop poli pour une machine qui porte un nom aussi chargé d'histoire. Les cotes super-carrées (86 mm d'alésage pour 68 mm de course) et la distribution à deux arbres à cames en tête filtrent les vibrations avec une efficacité surprenante. On roule dans un silence inhabituel pour ce type d'architecture. Seul un léger sifflement mécanique vient rappeler que quelque chose tourne là-dessous. La boîte cinq rapports se manipule sans effort, l'embrayage suit le mouvement. Tout respire la douceur. Pour un test de la Triumph Bonneville America, le verdict mécanique tient en un mot : placide.
Sur la route, les 226 kg à sec ne pèsent pas tant que ça dans les manoeuvres à basse vitesse, et la hauteur de selle contenue à 720 mm rassure les gabarits modestes. Le cadre double berceau acier, la fourche de 41 mm et les deux amortisseurs arrière font le travail sans génie particulier. La maniabilité reste correcte, la stabilité en ligne droite aussi. Mais il ne faut pas brusquer cette machine. La partie cycle encaisse mal les changements d'appui rapides et le freinage, assuré par un simple disque à chaque roue, convient à une conduite coulée sans plus. Côté confort, la selle ferme et les suspensions arrière au débattement limité à 105 mm rappellent vite leurs limites sur les trajets un peu longs. L'autoroute à 170 km/h en vitesse max théorique ? Oubliez, ce n'est pas son terrain de jeu.
Proposée à 8350 euros en 2002, la Triumph Bonneville America s'adressait clairement aux amateurs de balades dominicales, aux motards qui préfèrent la contemplation à la performance. Aujourd'hui, la cote d'une Triumph Bonneville America occasion reste raisonnable, ce qui en fait une porte d'entrée séduisante vers l'univers Triumph pour un budget contenu. Que l'on parle d'un millésime 2003, 2004, 2006 ou même d'une Triumph Bonneville America 2010, la recette a peu évolué au fil des ans. La version 800 a conservé longtemps ce caractère débonnaire avant que la Triumph Bonneville America 900 ne vienne muscler légèrement le propos sur les millésimes plus récents, jusqu'aux dernières séries produites autour de 2015.
Faut-il craquer ? Si vous cherchez une moto pour avaler du bitume ou taquiner les virages serrés, passez votre chemin. En revanche, si l'idée d'une balade au rythme du paysage, guidon large entre les mains et mécanique feutrée sous la selle, vous parle, cette Bonnie a de vrais arguments. Les avis sur la Triumph Bonneville America convergent globalement vers le même constat : une machine attachante, honnête, sans prétention excessive. Pas la plus excitante du catalogue, pas la plus polyvalente non plus. Mais une compagne fidèle pour qui accepte ses limites et apprécie son caractère. Pensez simplement à vérifier l'état de la batterie sur les modèles anciens et à consulter la fiche technique avant l'achat, histoire de partir serein.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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