Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 208.0 ch @ 13000 tr/min (153.0 kW)
- Couple
- 116.5 Nm @ 11000 tr/min
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 13.4 : 1
- Alésage × course
- 79 x 50.9 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 50 mm
- Démarrage
- électrique
- Norme Euro
- Euro 5
Châssis
- Cadre
- Treillis en tubes d'acier au chrome molybdène
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Öhlins NIX 30 Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Öhlins TTX36, déb : 120 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons (monobloc Stylema)
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Brembo Ø 220 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 200/55-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 845.00 mm
- Réservoir
- 16.00 L
- Poids à sec
- 186.00 kg
- Prix neuf
- 50 000 €
Présentation
À quel moment une moto cesse-t-elle d'être un simple véhicule pour devenir un objet d'art mécanique à part entière ? Poser la question, c'est déjà avoir la réponse en contemplant cette MV Agusta Rush 1000. La firme de Varese ne fabrique pas des engins de transport, elle forge des manifestes roulants, et cette hyper-roadster en est l'incarnation la plus radicale et la plus chère. Avec un prix qui tutoie désormais les 50 000 euros pour le modèle 2024, elle place la barre bien au-delà de celle de ses consœurs italiennes, assumant pleinement son statut d'objet de collection motorisé. Ce tarif, en constante inflation depuis la première édition de la Rush 1000 en 2020, n'est pas qu'une question d'argent, c'est un ticket d'entrée dans un club très fermé, celui des machines d'exception produites à seulement 300 exemplaires.

Visuellement, c'est une agression esthétique assumée. On est loin de la sobriété d'une japonaise. Cette Rush est une Brutale 1000 qui aurait fait un pacte avec le diable, arborant un arrière surélevé digne d'un vaisseau spatial, des jantes au dessin hypnotique et un phare avant peuplé de LEDs qui semblent tout droit sorti de la RVS #1. La décoration est un festival de détails nobles : cuir et Alcantara sur la selle, pièces en carbone, éléments usinés CNC, winglets intégrés. C'est ostentatoire, exubérant, et parfaitement cohérent avec l'esprit de la marque. Elle ne passe pas inaperçue, et c'est tout le but.
Sous le réservoir orné de son serpent tatoué bat un cœur de lion. Le quatre cylindres en ligne de 998 cm3, hérité de la Brutale mais affiné, crie ses 208 chevaux à 13 000 tr/min, promettant une vitesse maximale au-delà des 300 km/h. La mécanique a été polée pour répondre à la norme Euro 5, avec des cames revues et des traitements DLC pour réduire les frictions. L'électronique est pléthorique, avec quatre cartographies, un contrôle de traction à huit niveaux, un anti-wheeling, un ABS cornering de dernière génération et même un module GPS. Les suspensions Öhlins électroniques et les freins Brembo Stylema constituent un train châssis digne d'une machine de piste habillée pour la rue.

Alors, pour qui est faite cette bête ? Certainement pas pour un néophyte, ni même pour un routard en quête de confort. La hauteur de selle de 845 mm et l'agressivité de la position la destinent au pilote confirmé, au collectionneur, à celui qui cherche l'ultime expression d'un hyper-roadster sans compromis. Comparée à une Ducati Streetfighter V4 S ou à une Aprilia Tuono V4 Factory, la Rush 1000 est moins une concurrente directe qu'une alternative haut de gamme, plus exclusive et bien plus onéreuse. Son prix, qui dépasse allègrement celui d'une BMW S 1000 R ou d'une KTM 1290 Super Duke R, se justifie par sa production limitée et son équipement de folie, incluant même un kit course complet (pot Arrow, ECU racing, pièces CNC) livré dans un coffre en bois.

L'essai de la MV Agusta Rush 1000 laisse une impression ambivalente. C'est une machine d'une violence et d'un charisme inouïs, capable de vous arracher un sourire aussi large que votre relevé bancaire après l'achat. Mais elle est aussi exigeante, extrême et peu pratique. Elle n'a pas la polyvalence d'une Triumph Speed Triple 1200 RS ni l'efficacité clinique d'une japonaise. Elle est un pur produit du désir, une sculpture motorisée qui se paye le luxe de la déraison. Est-ce la meilleure moto dans l'absolu ? Non. Est-ce la plus désirable dans sa catégorie ? Probablement. Et dans le monde très particulier des MV Agusta, c'est souvent cela qui compte le plus.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS MK100
- Nombre de mode de conduite : 4
- Taille de l'écran TFT couleur : 13,97 cm / 5.5 pouces
- ABS Cornering
- Jantes aluminium
- Shifter
- Indicateur de vitesse engagée
- Régulateur de vitesse
- Contrôle de traction
- Suspensions réglables électroniquement
- Contrôle anti stoopi
- Contrôle anti wheeling
- Embrayage anti-dribble
- Centrale inertielle
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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