Performances clés
Caractéristiques techniques
- Arbres à cames
- — → 2 ACT
- Cadre
- CrMo Steel tubular trellis → CrMo steel tubular trellis
- Transmission finale
- Chain (final drive) → Chain (final drive)
- Frein arrière
- Single disc. ABS. → Single disc. ABS. Brembo.
- Pneu avant
- 120/70-ZR17 → 120/70-ZR17
- Pneu arrière
- 200/55-ZR17 → 200/55-ZR17
- Poids
- 210.00 kg → —
- Prix neuf
- — → 38 200 €
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 208.0 ch @ 13000 tr/min (151.8 kW)
- Couple
- 116.5 Nm @ 11000 tr/min
- Moteur
- In-line four, four-stroke
- Refroidissement
- Oil & air
- Taux de compression
- 13.4:1
- Alésage × course
- 79.0 x 50.9 mm (3.1 x 2.0 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection. Integrated ignition - injection system MVICS (Motor and Vehicle Integrated Control System)
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- CrMo steel tubular trellis
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Wet, multi-disc with back torque limiting
- Suspension avant
- Öhlins Nix EC hydraulic “upside down” front forks with TiN superficial treatment. Completely adjustable with electronically controlled compression and rebound damping with manually controlled spring preload.
- Suspension arrière
- Rogressive, single shock absorber Öhlins EC TTX completely adjustable with electronically controlled compression and rebound damping and spring preload
- Débattement avant
- 120 mm (4.7 inches)
- Débattement arrière
- 120 mm (4.7 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. ABS. Brembo
- Frein arrière
- Single disc. ABS. Brembo.
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pneu arrière
- 200/55-ZR17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 845.00 mm
- Empattement
- 1415.00 mm
- Garde au sol
- 141.00 mm
- Longueur
- 2080.00 mm
- Largeur
- 805.00 mm
- Réservoir
- 16.00 L
- Poids à sec
- 186.00 kg
- Prix neuf
- 38 200 €
Présentation
À quel moment une moto cesse-t-elle d’être un simple véhicule pour devenir un objet d’art motorisé, une déclaration narcissique à rouler ? Posez la question à l’équipe de Varese, et ils vous sortiront la Rush 1000 du catalogue. Ce n’est pas une moto, c’est un manifeste. Un coup de pinceau furieux sur une base de Brutale 1000, transformant une hyper-nakée déjà sauvage en une créature de foire exhibitionniste. Le regard est immédiatement happé par cet arrière tronqué façon vaisseau spatial, cette roue arrière partiellement cachée qui frise le gadget, et ces ailerons intégrés aux épaules du radiateur. C’est tape-à-l’œil, assumé, et totalement italien. On est loin de la sobriété allemande ou japonaise ; ici, le design crie avant même que le moteur n’ait tourné.

Et pourtant, sous ce déluge de carbone et de pièces usinées CNC, bat un cœur sérieux. Le quatre cylindres en ligne de 998 cm3, hérité de la Brutale mais massivement retravaillé, est une pépite. Il balance 208 chevaux à 13 000 tr/min, une puissance qui met la majorité des hypersports pure race sur la défensive. Le couple, lui, reste un aristocrate des hauts régimes, avec 116,5 Nm qui arrivent à 11 000 tr/min. La mise aux normes Euro 5 a été l’occasion d’affiner la bête : nouveaux arbres à cames, traitements DLC, et un embrayage renforcé. Résultat ? Une mécanique plus civilisée à bas régime sans rien perdre de son caractère explosif une fois le compte-tours affolé. Avec le kit racing Arrow fourni d’origine et son boîtier ECU dédié, la barre des 212 chevaux est franchie, et le 300 km/h au compteur devient une simple formalité.
Mais cette puissance brute serait ingérable sans un arsenal électronique à la hauteur. La Rush 2023 ne plaisante pas : quatre cartographies de puissance, un contrôle de traction à huit niveaux, un anti-wheeling, un shifter up/down, et même un ABS cornering de dernière génération. Le tableau de bord TFT de 5,5 pouces, connecté, permet de tout configurer depuis son smartphone. Le châssis, lui, est un fidèle reflet de cette philosophie haut de gamme. Le cadre treillis tubulaire, signature MV, est habillé de suspensions Öhlins entièrement réglables et pilotées électroniquement. Les freins Brembo Stylema mordent sur des disques de 320 mm. Chaque composant clame que la performance est non négociable. Cet essai de la MV Agusta Rush 1000 confirme qu’elle n’est pas une moto de compromis.

Alors, pour qui est cette machine ? Certainement pas pour le néophyte, ni même pour le routard du dimanche. La selle à 845 mm de haut, la position engagée et le caractère pointu du moteur la destinent au pilote chevronné, au collectionneur exigeant, à celui qui cherche l’objet rare autant que la sensation forte. C’est ici que le bât blesse, ou plutôt que le portefeuille crie. Avec un prix avoisinant les 38 200 euros, la Rush 1000 se place dans une stratosphère financière. Ce tarif, bien supérieur à celui d’une Brutale 1000 RR, s’explique par son statut d’objet limité à 300 exemplaires. On achète une pièce de musée, une œuvre signée, livrée avec son kit racing et son certificat d’authenticité dans un coffre en bois. La question « quel est le prix d’une MV Agusta Rush 1000 ? » trouve sa réponse : celui du rêve exclusif.

Face à des concurrentes comme la Ducati Streetfighter V4 S ou la KTM 1290 Super Duke R EVO, plus polyvalentes et nettement moins chères, la Rush joue un tout autre jeu. Elle n’est pas là pour gagner des comparaisons rationnelles, mais pour exister comme un symbole. Elle est la preuve que MV Agusta, malgré ses soucis, conserve une capacité folle à créer des motos électrisantes, qui font passer l’émotion avant tout. Est-ce raisonnable ? Non. Est-ce mémorable ? Absolument.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS en curvas MK100
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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