Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 749 cc
- Puissance
- 127.0 ch @ 12500 tr/min (93.4 kW)
- Couple
- 78.5 Nm @ 10500 tr/min
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 12:1
- Alésage × course
- 73.8 x 43.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- treillis acier et platines alu
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 49 mm, déb : 118 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 120 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 310 mm, étrier 6 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 210 mm, étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 120/65-17
- Pneu arrière
- 190/50-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 820.00 mm
- Selle
- Selle biplaces
- Réservoir
- 19.00 L
- Poids
- 214.00 kg
- Poids à sec
- 185.00 kg
- Prix neuf
- 33 538 €
Présentation
Vous souvenez-vous du choc, au début des années 2000, quand MV Agusta a sorti la F4 ? C'était une renaissance, une déclaration de guerre esthétique et technique. Alors, quand la maison de Varese a décidé de transposer cette folie dans un roadster, elle n'a pas fait les choses à moitié. La Brutale Serie Oro de 2002, c'est l'ADN de la F4 libéré des contraintes du carénage, une œuvre signée Tamburini où chaque pièce est un manifeste. On est bien au-delà d'une simple moto, c'est un objet de collection mécanique, taillé pour celui qui veut posséder un fragment d'histoire industrielle.

Le design est une claque. Ce phare inspiré des Porsche 911, ce bras oscillant et ces jantes en magnésium qui font gagner six kilos précieux, ces deux silencieux biseautés qui osent rivaliser avec le légendaire quatre-en-un de la F4… Tout respire l'exclusivité. Le cadre treillis, les platines en alliage noble, le traitement au nitrure de titane sur les tubes de fourche de 50 mm : c'est du travail d'orfèvre. Avec seulement 300 exemplaires, une plaque en or gravée à votre nom et une selle en cuir tabac, l'objet vous murmure que vous êtes un élu. À un tarif de 33 538 euros de l'époque, il fallait l'être.
Mais sous cette parure de bijoutier bat un cœur de fauve. Le quatre cylindres en ligne de 749 cm3, hérité de la sportive, est ici retravaillé pour le mordant. Avec 127 chevaux à 12 500 tr/min et 78,5 Nm de couple, il ne livre pas sa puissance avec la brutalité d'un gros bicylindre, mais avec une rage suave et linéaire qui monte dans les tours avec une détermination de moteur de course. La boîte à air, les cames et la cartographie ont été revues pour le remplissage à mi-régime, et les rapports de boîte raccourcis optimisent le punch. Sur la balance, les 185 kg à sec promettent une agilité féroce, même si les 214 kg en ordre de marche rappellent la générosité des matériaux.
Face à des concurrentes comme la Ducati Monster S4R ou la Triumph Speed Triple de l'époque, la Serie Oro ne joue pas dans la même catégorie. Elle n'est pas là pour être la plus pratique, la plus polyvalente ou la plus abordable. Elle est là pour être un symbole, une sculpture qui roule. C'est une machine pour collectionneur exigeant, pour l'amateur qui place l'émotion pure et le statut d'objet d'art au-dessus de tout. Le quotidien avec ses 19 litres de réservoir et sa position de conduite engagée peut être exigeant, mais ce n'est pas le propos. Le propos, c'est ce frisson unique quand vous allumez ce moteur et que vous devenez, le temps d'une balade, le gardien d'un mythe.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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