Performances clés
Caractéristiques techniques
- Cylindrée
- 1338 cc → 1573 cc
- Puissance
- 56.0 ch @ 5000 tr/min (40.9 kW) → 71.0 ch @ 5300 tr/min (52.2 kW)
- Couple
- 99.0 Nm @ 2350 tr/min → 119.2 Nm @ 2750 tr/min
- Taux de compression
- — → 9.2:1
- Alésage × course
- — → 95.3 x 111.3 mm (3.8 x 4.4 inches)
- Alimentation
- — → Injection. Electronic Sequential Port Fuel Injection (ESPFI)
- Cadre
- — → double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- 5-speed → 6-speed
- Embrayage
- — → Multi-plate with diaphragm spring in oil bath
- Suspension avant
- — → Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 142 mm
- Suspension arrière
- — → 2 amortisseurs latéraux, déb : 109 mm
- Frein arrière
- — → Single disc
- Pneu avant
- — → 100/90-H19
- Pneu arrière
- — → 200/55-R17
- Hauteur de selle
- 676.00 mm → 681.00 mm
- Empattement
- — → 1638.00 mm
- Garde au sol
- — → 130.00 mm
- Longueur
- — → 2413.00 mm
- Réservoir
- — → 18.92 L
- Poids
- — → 309.30 kg
- Poids à sec
- 293.00 kg → 297.60 kg
- Prix neuf
- — → 20 295 €
Moteur
- Cylindrée
- 1573 cc
- Puissance
- 71.0 ch @ 5300 tr/min (52.2 kW)
- Couple
- 119.2 Nm @ 2750 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 9.2:1
- Alésage × course
- 95.3 x 111.3 mm (3.8 x 4.4 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection. Electronic Sequential Port Fuel Injection (ESPFI)
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Embrayage
- Multi-plate with diaphragm spring in oil bath
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 142 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 109 mm
Freins
- Frein avant
- Single disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 100/90-H19
- Pneu arrière
- 200/55-R17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 681.00 mm
- Empattement
- 1638.00 mm
- Garde au sol
- 130.00 mm
- Longueur
- 2413.00 mm
- Réservoir
- 18.92 L
- Poids
- 309.30 kg
- Poids à sec
- 297.60 kg
- Prix neuf
- 20 295 €
Présentation
Est-ce qu'une Harley-Davidson conçue pour l'Europe peut encore capturer l'essence brute de Milwaukee ? C'est le pari osé de la Softail Night Train de 2007, un custom qui semble tout droit sorti d'un atelier de personnalisation, avec son noir profond et son absence totale de chromes. Cette esthétique minimaliste, presque sombre, n'est pas un hasard. À l'origine, ce modèle était une réponse aux goûts européens, un cruiser épuré pour ceux qui trouvaient le catalogue habituel trop clinquant. Aujourd'hui mondialisée, la Night Train conserve cette allure de bad boy sérieux, un concentré d'attitude posé sur un châssis Softail au look rigide.

Le cœur de la bête est le fameux Twin Cam 96B, gonflé à 1584 cm3. Avec 71 chevaux, les chiffres semblent modestes sur le papier, mais c'est ignorer l'essentiel. La magie opère à 2750 tr/min, où ses 119 Nm de couple vous arrachent du feu rouge avec une autorité de locomotive. Le bicylindre vibre, respire et grogne avec cette musicalité inimitable, mais la présence d'un balancier d'équilibrage assainit le tableau. On est loin des secousses brutales des anciennes générations. Ce moteur offre le caractère sans les inconvénients, couplé à une boîte six rapports qui trouve enfin sa raison d'être sur autoroute, même si le compteur plafonne autour des 160 km/h. L'ensemble dégage une impression de robustesse à toute épreuve.
Pourtant, il faut aimer les compromis. À plus de 300 kilos tous pleins faits, la Night Train n'est pas une fée du volant. La fourche de 41 mm et les amortisseurs dissimulés font un travail correct pour avaler les défauts, mais la garde au sol de 13 cm rappelle vite ses limites en virage serré. C'est une machine pour la ligne droite, les larges avenues et le style. Le freinage, assuré par deux simples disques, demande une anticipation marquée, surtout lorsque le réservoir de 19 litres est plein. Le pneu arrière de 200 mm de large donne une assise monumentale, mais il rend les manœuvres à basse vitesse un peu laborieuses.
Alors, qui est fait pour cette moto ? Le routard élégant qui privilégie le style au clinquant et qui parcourt de longues distances nationales sans chercher la performance absolue. C'est aussi un formidable canvas pour le customiseur, une base noire déjà aboutie qui n'attend que quelques touches personnelles. Face à une Honda VTX 1800 ou une Yamaha V-Star 1300, plus technologiques et parfois plus vives, la Harley mise tout sur l'émotion et l'identité. À plus de 20 000 euros à l'époque, c'était un investissement conséquent pour un pur objet de désir.
La Night Train n'est pas la plus rapide, ni la plus maniable, ni la plus confortable de sa catégorie. Mais elle possède cette aura, cette présence scénique qui transcende les fiches techniques. Elle vous vend une mythologie, une posture, le romantisme de la route à l'américaine filtré par une sensibilité européenne. On l'aime pour ses défauts assumés autant que pour ses qualités, pour ce ronronnement grave qui résonne dans la poitrine. C'est une machine à sensations plus qu'à chiffres, et sur ce terrain-là, elle reste imbattable.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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