Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1584 cc
- Puissance
- 71.0 ch @ 5300 tr/min (52.2 kW)
- Couple
- 117.0 Nm @ 3200 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 9.2:1
- Alésage × course
- 95.3 x 111.1 mm (3.8 x 4.4 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Mild steel tubular frame; rectangular section backbone;
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Embrayage
- Wet multiplate
- Suspension avant
- 41.3mm telescopic fork
- Suspension arrière
- Hidden, horizontal-mounted, coil-over
- Débattement avant
- 142 mm (5.6 inches)
- Débattement arrière
- 109 mm (4.3 inches)
Freins
- Frein avant
- Single disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- MT90-21
- Pneu arrière
- 200/55-R17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 640.00 mm
- Empattement
- 1700.00 mm
- Garde au sol
- 130.00 mm
- Longueur
- 2410.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 309.00 kg
- Poids à sec
- 303.00 kg
- Prix neuf
- 20 295 €
Présentation
Est-ce qu’une moto peut être à la fois un fantasme d’outre-Atlantique et une création européenne ? Avec la Softail Night Train de 2009, Harley-Davidson a joué cette carte surprenante. Conçue par la division européenne du constructeur, initialement pour le Vieux Continent, cette custom au look volontairement épuré a fini par séduire Milwaukee au point d’intégrer le catalogue mondial. Une manière de reconnaître que le goût de l’épure n’est pas l’apanage des seuls Américains.

Son nom l’indique : tout ici respire le noir, de la peinture mate du cadre Softail à celui du gros Twin Cam B 96 de 1584 cm3. Ce V2, qui équipait alors toute la gamme depuis 2007, apporte enfin la carrure qu’on attend d’une Harley. Avec 71 chevaux et 117 Nm de couple disponible dès 3200 tr/min, on est loin des monstres de puissance, mais l’essentiel est ailleurs. Le balancier d’équilibrage contient les vibrations sans les éradiquer, laissant ce frisson caractéristique qui remonte dans le guidon large et les cosses de selle basse à 64 cm. Le cadre, qui simule une ligne rigide à l’ancienne, cache une suspension arrière horizontale, un compromis entre look rétro et confort minimaliste.
Sur la route, la Night Train impose sa stature. Avec ses 309 kg tous pleins faits, son pneu arrière de 200 et sa fourche de 41 mm, elle trace son sillon avec une inertie rassurante. La boîte à six rapports, une nouveauté de l’époque, permet de caler le moteur dans son régime de couple sans le faire hurler. Pour la vitesse, oubliez : le compte-tour s’arrête à 160 km/h, et c’est très bien comme ça. Cette machine est faite pour dégager une présence, pas pour collectionner les excès de vitesse. Le freinage, assuré par deux simples disques, demande anticipation, mais correspond au rythme de croisière relaxé qu’elle impose.
Face à une Japanese cruiser comme la Yamaha VMAX de l’époque, la Night Train paraît presque archaïque. Moins de puissance, moins de technologie, un prix qui flirte avec les 20 300 euros. Mais la comparaison est vaine. Ici, on achète une ambiance, un statut, le son grave du twin et cette silhouette allongée avec son réservoir de 18,9 litres et son empattement de 1700 mm. C’est une moto pour celui qui assume le style cruiser dans sa version la plus sombre et la moins clinquante, pour les balades urbaines ou les longues lignes droites où le seul luxe est de se sentir en selle sur un morceau d’Amérique… revisitée par l’Europe. Un paradoxe roulant, pas parfait, mais charismatique à souhait.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !