Performances clés
Caractéristiques techniques
- Puissance
- 78.0 ch @ 5250 tr/min (57.4 kW) → 81.0 ch @ 5350 tr/min (59.6 kW)
- Suspension avant
- Fourche telescopique Ø 41.3 mm, déb : 130 mm → Fourche telescopique Ø 41 mm, déb : 129 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs sous le moteur, déb : 112 mm → 2 amortisseurs sous le moteur, déb : 103 mm
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 300 mm, étrier 4 pistons → Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Poids
- 331.00 kg → 330.00 kg
- Poids à sec
- 320.00 kg → 313.00 kg
- Prix neuf
- 21 550 € → 20 890 €
Moteur
- Cylindrée
- 1690 cc
- Puissance
- 81.0 ch @ 5350 tr/min (59.6 kW)
- Couple
- 131.4 Nm @ 3250 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 9.6 : 1
- Alésage × course
- 98.4 x 111.1 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche telescopique Ø 41 mm, déb : 129 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs sous le moteur, déb : 103 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 140/75-17
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 200/55-17
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 690.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 330.00 kg
- Poids à sec
- 313.00 kg
- Prix neuf
- 20 890 €
Présentation
Imaginez une moto qui pèse aussi lourd qu’un frigo américain rempli de bière, mais qui attire les regards comme une starlette hollywoodienne. La Harley-Davidson Softail Fat Boy 2013, c’est exactement cela : un monument sur deux roues, un bloc de style et de métal qui avale l’asphalte avec une nonchalance décomplexée. Dès les années 90, elle a incarné le mythe du custom rebelle, et son passage au gros moteur Twin Cam 103 en 2012 n’a fait qu’assumer son surnom. Avec ses 1690 cm³, elle délivre 81 chevaux, mais c’est surtout son couple de 131 Nm, disponible dès 3250 tr/min, qui parle au pilote : une poussée massive, viscérale, qui scotche le dos à la selle sans demander son avis. À côté, beaucoup de customs japonais ou européens semblent presque timides, trop polis. La Fat Boy, elle, ne s’excuse pas.

Son allure est un statement en soi. Les jantes pleines, le pneu arrière de 200 mm de large, le phare imposant, tout crie la présence. C’est une moto qui prend ses aises, physiquement et symboliquement. Même le cinéma l’a sanctifiée sous les fesses d’Arnold Schwarzenegger dans Terminator 2. Mais sous cette carrure de culturiste se cachent des évolutions notables. Le cadre Softail, avec ses amortisseurs dissimulés, maintient l’illusion d’une ligne rigide et pure, typique des Harley d’antan. Pourtant, la tenue de route s’est nettement raffermie depuis les années 2000. Les combinés arrière gèrent mieux les petites aspérités, et les freins, avec un disque avant de 292 mm et un étrier à quatre pistons, offrent un mordant enfin digne des 330 kg tous pleins faits.
Au guidon, la position est impériale : selle basse à 69 cm, repose-pieds avancés, et un cintre large qui donne une impression de contrôle absolu à basse vitesse. La bête est étonnamment docile en ville, tourne sans forcer, et le nouveau câblage intégré ajoute à la propreté de l’ensemble. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas une moto pour les virages serrés. Dès qu’on ose incliner, les marche-pieds larges viennent racler le bitume avec un bruit qui glace le sang. Le pneu arrière énorme stabilise la machine en ligne droite mais alourdit les transferts. C’est un custom pur, fait pour les longues routes droites ou les cruising urbains, pas pour la piste ou les cols en lacets.
À qui s’adresse-t-elle ? Au routard qui cherche la présence et la sensation plus que la performance pure, à l’esthète du chrome qui veut un tableau roulant des années 50 revisité, au pilote qui assume une moto comme un objet culturel. Pour 20 890 euros, on n’achète pas seulement un moyen de transport, mais un fragment de mythologie motorisée. Elle boit son réservoir de 19 litres sans compter, avale le kilomètre avec une vibration caractéristique désormais assagie par le balancier d’équilibrage, et vous transforme en attraction mobile. La Fat Boy n’est pas parfaite : elle est lourde, peu agile, et son compteur s’arrête à 160 km/h. Mais comme un bon bourbon, ce n’est pas la finesse qui compte, c’est le caractère. Et ça, elle en déborde.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de serie
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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