Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1679 cc
- Puissance
- 200.0 ch @ 9000 tr/min (147.1 kW)
- Couple
- 166.7 Nm @ 6500 tr/min
- Moteur
- 4 cylindres en V à 65°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 11.3 : 1
- Alésage × course
- 90 x 66 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- en aluminium type diamant
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Cardan
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 52 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 110 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 6 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 298 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 120/70-18
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 200/50-18
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 775.00 mm
- Réservoir
- 15.00 L
- Poids à sec
- 310.00 kg
- Prix neuf
- 21 999 €
Présentation
Soixante ans de victoires, de titres et de légendes, ça ne se fête pas avec un gâteau. Yamaha a choisi une autre méthode : habiller sa V-Max 1700 aux couleurs du damier jaune et noir de Kenny Roberts, le "King Kenny" qui a arraché trois titres mondiaux à la fin des années 70 en humiliant les constructeurs européens sur leurs propres circuits. Ce n'est pas de la nostalgie de comptoir, c'est une déclaration de principe.

Visuellement, cette édition 60ème anniversaire joue sur un contraste radical. Le noir recouvre l'ensemble de la machine, des écopes d'air caractéristiques jusqu'aux silencieux, et le jaune SpeedBlock tranche le long de la colonne vertébrale comme une cicatrice revendiquée. Les surpiqûres jaunes sur les selles finissent le tableau. Le résultat est soit fascinant, soit perturbant, selon votre rapport à l'excès visuel. Sur une V-Max, l'excès est une philosophie, pas un défaut de goût.
Mécaniquement, ce V4 à 65° de 1679 cm³ ne cherche pas à convaincre, il impose. Deux cents chevaux à 9000 tr/min et 166,7 Nm de couple à 6500 tr/min dans un cadre aluminium type diamant qui contient 310 kg à sec, c'est une équation qui ne laisse aucune place à la demi-mesure. La transmission par cardan et la boîte 5 rapports font le travail sans se plaindre, la fourche de 52 mm de diamètre et le mono-amortisseur arrière tentent de discipliner la masse. Tentent. Car à 220 km/h annoncés et avec ce niveau de couple disponible dès les régimes intermédiaires, la V-Max ne simule pas la puissance. Elle la délivre, sans préambule. Le freinage répond à la hauteur, avec deux disques de 320 mm à l'avant serrés par des étriers radiaux six pistons, et un disque de 298 mm à l'arrière.
Ce qui pose question, c'est le positionnement. 21 999 euros pour un engin à 15 litres de réservoir, sans once de praticité, avec une selle à 775 mm qui exclut d'office les gabarits courts, une consommation qui doit coller au réservoir sur autoroute. Face à une Ducati Diavel ou une Honda CB1100 EX, la V-Max ne prétend pas jouer sur le même terrain. Elle n'est pas un roadster polyvalent, pas un muscle bike urbain. C'est un objet de collection qui roule, destiné à ceux qui considèrent qu'un moteur de 200 chevaux dans un châssis sans compromis suffit à justifier l'investissement. Ils ont probablement raison.
L'édition anniversaire ne change rien à la nature profonde de la machine. Elle lui ajoute une dimension narrative qui élève le prix symbolique au-delà des 21 999 euros affichés. Acheter cette V-Max, c'est acquérir une page d'histoire repeinte en jaune et noir, une pièce de musée avec une carte grise. Pour le pilote urbain ou le touriste chargé, il existe des solutions plus sensées. Pour celui qui veut ressentir sous les paumes l'équivalent mécanique d'un coup de poing bien placé, cette version limitée répond à la question avant même qu'elle soit posée.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de série
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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