Performances clés
Caractéristiques techniques
- Cylindrée
- 1449 cc → 1584 cc
- Puissance
- 63.0 ch @ 5300 tr/min (46.3 kW) → 73.0 ch @ 5300 tr/min (53.7 kW)
- Couple
- 106.0 Nm @ 3200 tr/min → 122.6 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke → Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- Air → par air
- Taux de compression
- 8.8:1 → 9.2 : 1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches) → 95.3 x 111.1 mm
- Alimentation
- Carburettor → Injection
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports → boîte à 6 rapports
- Suspension avant
- Fourche telescopique Ø 41 mm, déb : 142 mm → Fourche telescopique Ø 41 mm, déb : 129 mm
- Frein avant
- Single disc → Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Single disc → Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 130/90-16 → 140/75-17
- Pneu arrière
- 130/90-16 → 200/55-17
- Empattement
- 1630.00 mm → —
- Garde au sol
- 123.00 mm → —
- Longueur
- 2396.00 mm → —
- Poids
- 319.00 kg → 330.00 kg
- Poids à sec
- 320.00 kg → 313.00 kg
- Prix neuf
- 20 445 € → 20 795 €
Moteur
- Cylindrée
- 1584 cc
- Puissance
- 73.0 ch @ 5300 tr/min (53.7 kW)
- Couple
- 122.6 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 9.2 : 1
- Alésage × course
- 95.3 x 111.1 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche telescopique Ø 41 mm, déb : 129 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs sous le moteur, déb : 103 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 292 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 140/75-17
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 200/55-17
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 645.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 330.00 kg
- Poids à sec
- 313.00 kg
- Prix neuf
- 20 795 €
Présentation
On ne présente plus la silhouette. Ce bloc d’aluminium et d’acier chromé, avec ses jantes pleines et son empattement à faire pâlir un paquebot, est sans doute la moto la plus reconnaissable au monde. Et pourtant, on se trompe souvent sur son compte. Contrairement à ce que montre l’affichage tête haute du Terminator, la moto présentée dans le film est en réalité une Harley-Davidson FLSTF Fat Boy de 1991. Cette confusion même est un hommage à son statut d’icône, une machine tellement ancrée dans la culture populaire qu’elle dépasse la simple mécanique.

En selle, le paradoxe commence. On enfourche 330 kilos tous pleins faits, on pose les pieds sur des repose-pieds larges comme des planches de surf, et on saisit un guidon qui semble mesuré pour un semi-remorque. La hauteur de selle de 645 mm est dérisoirement basse, comme si la moto s’enfonçait dans le bitume. Puis on lance le Twin Cam 96 de 1584 cm3, et le gros bicylindre en V à 45° se met à trembler avec cette nonchalance caractéristique. La puissance annoncée de 73 chevaux paraît modeste sur le papier, mais ce qui compte ici, c’est la vague de couple. Ces 122,6 Nm disponibles dès 3500 tr/min, c’est la vraie monnaie d’échange de la Fat Boy. Elle ne démarre pas, elle s’extirpe. Elle n’accélère pas, elle déplace l’air devant elle.
Sur la route, l’expérience est à l’image de son look : massive et théâtrale. La transmission par courroie est d’une douceur exemplaire, et la boîte à six rapports permet de trouver un régime paisible pour avaler les kilomètres. La tenue de route, revue au début des années 2000, est digne de ce nom pour une custom de ce gabarit. Elle trace sa ligne droite avec une autorité de paquebot, insensible aux rafales. Mais demandez-lui de changer de direction avec vivacité, et vous comprendrez le sens du mot « compromis ». Les 200 mm de gomme à l’arrière et le poids imposant rendent les virages serrés un exercice de musculation. Les cale-pieds raclent avec une facilité déconcertante, vous rappelant gentiment que cette machine est faite pour les boulevards, pas pour les cols en épingle.
Comparée à une Indian Chief ou à une Star Boulevard, la Fat Boy S, dans ses versions ultérieures, reste l’étalon-or du custom lourd. Son défaut est sa qualité : elle est absolument fidèle à son concept. C’est une moto pour celui qui cherche une présence, une ambiance, un ronronnement mécanique qui est une signature sonore. Pour le routard qui préfère la sensation de puissance au chiffre de vitesse max (plafonnée autour des 160 km/h), et pour qui chaque trajet est une petite parade. C’est un monument à deux roues, parfois encombrant, souvent illogique, mais indéniablement charismatique. On ne l’achète pas pour ses performances, mais pour devenir, le temps d’un trajet, le personnage qui va avec.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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