Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 648 cc
- Puissance
- 47.0 ch @ 7150 tr/min (34.6 kW)
- Couple
- 53.0 Nm @ 5150 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 9,5:1
- Alésage × course
- 78 x 67.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- double berceau en tubes d'acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 110 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 88 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 320 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 240 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 100/90-18
- Pression avant
- 2.20 bar
- Pneu arrière
- 130/70-18
- Pression arrière
- 2.53 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 793.00 mm
- Réservoir
- 12.50 L
- Poids
- 217.00 kg
- Prix neuf
- 9 800 €
Présentation
Soixante unités pour toute l'Europe, c'est peu. C'est même volontairement peu. Royal Enfield a choisi cette sobriété arithmétique pour marquer ses 120 ans d'existence, et franchement, on comprend la logique : quand Harley-Davidson sort des milliers de modèles anniversaire tous les cinq ans, le chiffre finit par ne plus rien signifier. La marque indienne, héritière d'une fondation anglaise datant de 1901, préfère la rareté à l'abondance. 480 exemplaires au total dans le monde, répartis sur quatre zones géographiques. La Continental GT 650 120th Anniversary joue dans une autre cour.

Ce qui frappe d'abord, c'est la cohérence chromatique de l'ensemble. Le noir domine, mais pas n'importe lequel : le réservoir reçoit un traitement sombre à reflets chromés qui crée une profondeur visuelle assez saisissante, tandis que le moteur, ses ailettes de refroidissement, les carters, les silencieux, les rayons de jantes et les amortisseurs plongent dans une teinte nuit uniforme. Tout ce qui brillait sur la version standard disparaît dans l'obscurité. Le résultat est cohérent, presque sévère, et tranche radicalement avec le style café-racer patiné auquel Royal Enfield nous avait habitués. Le petit saute-vent et les rétroviseurs repositionnés en bout de guidon complètent la silhouette sans surcharger la ligne. Deux arceaux de protection moteur et un petit sabot finissent de donner à cette machine un air de préparation soignée.
Le médaillon central du réservoir mérite qu'on s'y attarde. Il ne sort pas d'une chaîne d'assemblage et ne ressemble à aucun décalcomanie produit industriellement. Il a été fabriqué à la main à Kumbakonam, une ville du Tamil Nadu connue pour ses artisans spécialisés dans la création d'effigies de temple. Royal Enfield a sollicité l'une de ces familles d'orfèvres pour produire ce blason en laiton, encadré de deux filets dorés, gravé du numéro de série et de la devise de la maison. C'est ostentatoire, clairement, mais c'est assumé et surtout exécuté avec un soin réel. L'objet a une présence physique qu'un sticker imprimé à 50 000 exemplaires ne pourra jamais avoir.
Sous tout cet habillage commémoratif, on retrouve le bicylindre parallèle 648 cc de la Continental GT standard, soit 47 chevaux à 7 150 tr/min et 53 Nm de couple à 5 150 tr/min. La boîte 6 rapports, la hauteur de selle à 793 mm et les 217 kg tous pleins faits restent identiques. La vitesse maximale annoncée plafonne à 164 km/h, ce qui positionne cette machine dans le registre de la balade appuyée plutôt que de la performance pure. On n'achète pas une Continental GT pour concurrencer une Z650 ou une CB650R sur circuit ; on l'achète pour son caractère, son gabarit accessible et une esthétique que les néo-rétros japonaises peinent à reproduire avec autant de cohérence. À 9 800 euros, l'édition limitée se paye une prime raisonnable sur la version de série, et la rareté garantie fait le reste.
Le public visé est celui qui collectionne autant qu'il roule. Le motard urbain attiré par le style cafra, sensible à l'histoire d'une marque et prêt à payer pour un objet qui ne croisera pas son double à chaque carrefour. Ce n'est pas une moto pour débutants à cause des mi-guidons qui imposent une position engagée sur les longs trajets, ni pour pistards en quête de puissance. C'est une pièce de caractère, bien construite, portant une vraie signature artisanale. Dans un marché saturé de séries limitées à tirage pléthorique, Royal Enfield a eu la sagesse de ne pas diluer le mot "exclusif".
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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