Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 210.0 ch (154.5 kW)
- Moteur
- 4 cylindres en V à 65°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Alésage × course
- 78 x 52.3 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double poutre périmétrique en aluminium
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Öhlins TTX36 Ø 43 mm
- Suspension arrière
- Monoamortisseur Öhlins TTX25
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier 2 pistons
Dimensions
- Réservoir
- 23.00 L
- Poids à sec
- 162.00 kg
- Prix neuf
- 130 000 €
Présentation
Novarese, 2009. Pendant que les grandes cylindrées japonaises peaufinaient leurs recettes éprouvées, Aprilia prenait un pari radical : abandonner le bicylindre RSV-R pour un V4 à 65 degrés taillé dans la masse. Le résultat, c'est la RSV4 Factory, et elle arrive avec la subtilité d'une balle perforante.

Cent soixante-deux kilos à sec pour 210 chevaux, le calcul est brutal. Ce V4 de 998 cc, compact par sa géométrie étroite à 65 degrés, loge dans un double périmétrique aluminium avec une densité qui rappelle les prototypes du Championnat du Monde. L'angle entre les cylindres n'est pas un caprice stylistique : il permet de reculer la roue avant, d'abaisser le centre de gravité, et d'obtenir une moto qui pointe comme un couteau à bout carré. La vitesse maximale annoncée tourne autour des 310 km/h, chiffre qui donne une idée de la rage contenue dans ce quatre-pattes à cadre rigide.
La version Factory ne se contente pas d'une belle fiche technique. Öhlins partout, le TTX36 de 43 mm à l'avant, le TTX25 en monoamortisseur derrière, deux technologies qui constituent à cette époque le summum de ce que l'électronique de suspension peut offrir hors MotoGP. Les étriers Brembo à fixation radiale mordent sur des disques de 320 mm, avec une précision de dosage qui autorise des freinages tardifs sans drama. C'est une moto où chaque composant a été choisi non pas pour convaincre le client en salle d'exposition, mais pour tenir la route à 280 km/h sans sourciller.
Face à la Ducati 1098R et à la Honda CBR1000RR Fireblade de la même époque, la Factory joue dans une autre cour. Ses rivales transalpines ou japonaises proposent des machines solides, certaines brillantes, mais aucune n'affiche cette cohérence entre châssis racing et motorisation sur-mesure dès la sortie d'usine. Aprilia a construit une superbike pour les circuits, vendue avec des plaques d'immatriculation comme concession à la légalité. Le réservoir de 23 litres rappelle d'ailleurs qu'on peut aussi l'emmener sur route, mais soyons honnêtes : ce n'est pas là que cette moto trouve son sens.
Le public cible est étroit et assume cette réalité. Il faut une formation sérieuse, un circuit à portée de casque et un budget à la hauteur du tarif affiché pour exploiter ce que la Factory propose réellement. Entre les mains d'un pilote amateur sur piste, elle révèle une accessibilité supérieure à ce que la fiche technique laisse supposer, grâce à la qualité des réglages Öhlins et à la précision du freinage. Elle sanctionne en revanche les erreurs avec l'impartialité d'un chronométreur. C'est son contrat, et elle le tient.
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