Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1251 cc
- Puissance
- 98.0 ch @ 8000 tr/min (71.5 kW)
- Couple
- 108.4 Nm @ 6000 tr/min
- Moteur
- In-line four, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 9.7:1
- Alésage × course
- 79.0 x 63.8 mm (3.1 x 2.5 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Wet sump
- Allumage
- TCI
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Steel double cradle
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Wet, multiple-disc coil spring
- Suspension avant
- Öhlins telescopic forks
- Suspension arrière
- Öhlins dual shock
- Débattement avant
- 130 mm (5.1 inches)
- Débattement arrière
- 120 mm (4.7 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. Hydraulic
- Frein arrière
- Single disc. Hydraulic
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pneu arrière
- 180/55-ZR17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 795.00 mm
- Garde au sol
- 125.00 mm
- Longueur
- 2175.00 mm
- Largeur
- 765.00 mm
- Hauteur
- 1115.00 mm
- Réservoir
- 21.00 L
- Poids
- 245.00 kg
- Poids à sec
- 222.00 kg
Présentation
Est-ce qu’une moto peut être un objet d’art tout en conservant son âme de machine à sensations ? La Yamaha XJR1300 Eau Rouge by Deus, sortie en 2014, pose cette question avec une insolence magnifique. Sur la base rassurante et massive de la XJR1300, les artisans italiens de Deus Ex Machina ont opéré une transplantation d’organes premium et un lifting rétro-futuriste qui la transforment en café-racer d’exception. On est loin d’un simple habillage, c’est une réinterprétation complète, un hommage aux superbikes d’endurance des années 70-80, où chaque pièce raconte une histoire de piste et d’atelier.

De loin, elle intrigue avec son phare unique intégré dans un semi-carénage qui évoque une tête de requin. De près, elle hypnotise par le détail. La grisaille métallisée de la peinture, inspirée des anciennes Yamaha de course, habille un réservoir redessiné et une selle monoplace taillée main. Mais le vrai spectacle, c’est la pléthore de pièces d’artisanat signées. Les fourches Öhlins traditionnelles (pas inversées, pour rester dans l’esprit) côtoient des jantes dorées à cinq branches Marvic, des étriers Discacciati gravés et un échappement 4-en-1 en titane. Le tableau de bord minimaliste, avec son unique compte-tours, confirme l’option radicale : ici, le style est une discipline sportive.
Mais sous ce costume de salon, bat toujours le cœur d’une brute de 1251 cm3. Le quatre en ligne atmosphérique, inchangé dans ses fondamentaux, délivre ses 98 chevaux et ses 108,4 Nm de couple avec cette générosité traînarde qui a fait la réputation du modèle. Le poids, lui, reste une sentence : 245 kg tous pleins faits, c’est une masse qui se sent, surtout quand on la compare à des néo-rétros plus modernes et légères. La transmission par chaîne sur une boîte à cinq rappels est d’une autre époque, tout comme le freinage, honorable mais pas à la hauteur du reste de la préparation. Cette moto n’est pas née pour chasser l’apex sur circuit, mais pour scander l’horizon sur les routes de campagne, dans un grondement grave et théâtral.
Qui est fait pour elle ? Le collectionneur éclairé, l’esthète qui roule peu mais intensément, celui qui voit une moto comme une sculpture mécanique capable de le transporter autant que d’émouvoir les regards. Face à une Triumph Thruxton ou une Norton Commando, l’Eau Rouge ne joue pas dans la même catégorie de performance pure. Elle joue dans la catégorie émotion, pièce unique sur base de série. C’est une moto qui assume pleinement son paradoxe : être à la fois un hommage au passé, une vitrine de savoir-faire et une machine à sensations authentiques, malgré ses archaïsmes. Elle ne veut pas être la meilleure, elle veut être inoubliable. Et sur ce point, mission accomplie.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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