Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 865 cc
- Puissance
- 69.0 ch @ 7400 tr/min (50.7 kW)
- Couple
- 67.7 Nm @ 5800 tr/min
- Moteur
- Bicylindre Vertical, 4 temps
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 9.9 : 1
- Alésage × course
- 90 x 68 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Double berceau acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux, déb : 106 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque Ø 320 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 255 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 100/90-18
- Pneu arrière
- 130/80-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 820.00 mm
- Réservoir
- 16.60 L
- Poids
- 227.00 kg
- Poids à sec
- 205.00 kg
- Prix neuf
- 9 390 €
Présentation
On parle souvent de nostalgie dans le monde de la moto, mais la Triumph Thruxton 900 de 2011 est un cas particulier. Elle ne se contente pas de singer le passé, elle se présente comme une proposition tangible, un café racer moderne avec l’âme d’une époque où la customisation était une affaire de bricolage passionné. Pour comprendre cette machine, il faut l’approcher sans les lunettes roses du purisme vintage, mais avec le pragmatisme d’un pilote contemporain qui cherche du caractère sans les tracas mécaniques.

Le cœur de la Thruxton 900 est son bicylindre vertical de 865 cc, une évolution du moteur Bonneville. Il délivre 69 chevaux à 7400 tr/min et un couple de 67,7 Nm à 5800 tr/min. Ces chiffres, loin des standards sportifs actuels, définissent son utilisation. Ce twin est souple, docile, et se révèle particulièrement agréable dans la bande des mi-régimes. La sonorité de ses échappements, savamment orchestrée, participe pleinement au plaisir. Cependant, à haut régime, les vibrations s’installent et le moteur perd de sa grâce. Il ne faut pas y chercher la furie d’un café racer historique, mais plutôt la fiabilité et la facilité d’un moteur moderne injecté, habillé avec le trompe-l’œil esthétique de carburateurs factices. C’est un compromis : le flacon est superbe, mais l’ivresse est plus policée.
La partie cycle confirme cette dualité. Avec un poids annoncé à 227 kg tous pleins faits et une selle à 820 mm, la moto impose une présence physique modérée. La géométrie, modifiée pour un esprit plus sportif que la Bonneville de base, offre une agilité surprenante, largement due aux pneus de sections modestes (100/90-18 à l’avant, 130/80-17 à l’arrière). En ville ou sur route sinueuse, elle se manoeuvre avec vivacité. Cependant, cette configuration sacrifie une partie de la stabilité à haute vitesse, un point à connaître pour les routards envisageant de longs trajets. La fourche téléhydraulique de 41 mm et les amortisseurs latéraux assurent un confort correct, sans être moelleux. Le freinage, avec un disque de 320 mm à l’avant et un de 255 mm à l’arrière, est efficace, même si le frein arrière peut sembler un peu faible. La position de conduite est authentiquement café racer : guidon bas, repose-pieds reculés, inclinaison naturelle vers le sport. Elle est engageante sans être punitive, loin de l’inconfort d’une moto de sport pure.

Le public de la Triumph Thruxton 900 est clair. Ce n’est ni la moto du débutant recherchant la facilité absolue, ni celle du pistard en quête de performance. Elle vise l’esthète urbain, le customiser qui veut une base de qualité, ou le routard désirant un caractère distinct sans les caprices d’une véritable ancienne. Son prix neuf de 9390 € à l’époque la positionnait comme une proposition niche, un objet de désir plutôt qu’un outil rationnel. Aujourd’hui, chercher une Triumph Thruxton 900 occasion peut être une excellente démarche pour acquérir cette icône néo-rétro à un coût plus abordable. Les nombreux accessoires Triumph Thruxton 900 disponibles, des selles aux silencieux, permettent de personnaliser encore la machine, prolongant ainsi l’esprit café racer qui est son fondement.
En conclusion, la Thruxton 900 est une réussite esthétique indéniable, une moto qui charme par son style et son attitude. Elle fonctionne bien, se conduit avec plaisir dans son domaine de pertinence. Mais elle demande à son pilote d’accepter son essence : elle est une évocation, une interprétation moderne d’un mythe. Elle ne reproduit pas la rudesse et le tempérament explosif des café racers des sixties, elle les réinterprète avec les commodités de notre époque. Pour certains, ce sera l’idéal, la fusion parfaite entre le look et l’usage quotidien. Pour les puristes inconditionnels de l’authenticité brute, le moteur peut sembler trop assagi, le caractère trop civilisé. Il faut donc la choisir en connaissance de cause, en appréciant ce qu’elle est : une superbe machine de caractère, qui porte le nom et l’esprit d’une légende, sans nécessairement en assumer toutes les exigences historiques.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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