Performances clés
Caractéristiques techniques
Aucune différence de specs entre ces deux millésimes.
Moteur
- Cylindrée
- 900 cc
- Puissance
- 55.0 ch @ 5900 tr/min (40.1 kW)
- Couple
- 80.0 Nm @ 3230 tr/min
- Moteur
- Twin, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 10.6:1
- Alésage × course
- 84.6 x 80.0 mm (3.3 x 3.1 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection. Multipoint sequential electronic fuel injection
- Distribution
- Single Overhead Cams (SOHC)
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Tubular steel cradle
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Wet. multi-plate assist clutch
- Suspension avant
- Kayaba 41mm forks.
- Suspension arrière
- KYB twin shocks with adjustable preload.
- Débattement avant
- 120 mm (4.7 inches)
- Débattement arrière
- 120 mm (4.7 inches)
Freins
- Frein avant
- Single disc. ABS. Floating discs. Nissin two-piston calipers.
- Frein arrière
- Single disc. ABS. Floating disc. Nissin two-piston calipers.
- Pneu avant
- 100/90-18
- Pneu arrière
- 150/70-R17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 749.00 mm
- Empattement
- 1415.00 mm
- Largeur
- 785.00 mm
- Hauteur
- 1115.00 mm
- Réservoir
- 12.11 L
- Poids à sec
- 200.00 kg
- Prix neuf
- 10 500 €
Présentation
À l’ère des roadsters aseptisés et des moteurs surpuissants, qui ose encore proposer une moto à l’esthétique assumée, avec juste ce qu’il faut de chevaux pour s’amuser sans terreur ? Triumph a répondu avec la Street Cup, une machine qui fait bien plus que cligner des yeux aux café-racers vintage. Elle en incarne l’esprit espiègle, mais avec les baskets aux pieds. Prenons cette Street Cup 2018, par exemple. Avec son bicylindre de 900 cm3 annonçant 55 chevaux et 80 Nm de couple, les chiffres pourraient sembler modestes face à une concurrence souvent gonflée à l’hélium. Mais c’est là tout son génie : ce moteur, hérité de la Street Twin, délivre son gros effort dès 3230 tours, transformant la ville en terrain de jeu et les routes de campagne en circuits sinueux où la souplesse prime sur la pointe de vitesse. Avec un poids annoncé à 200 kilos à sec, elle est agile, prévisible, et cette consommation mesurée de 3,9L/100km est un argument massue pour l’usage quotidien.

La différence avec une Street Twin basique se paie en look et en posture. Triumph a greffé un guidon ACE plus bas, des repose-pieds reculés empruntés à la grande sœur Thruxton, et une selle spécifique avec son dosseret, créant une position légèrement en avant, plus engagée. On est loin de la stricte verticale du roadster, on frôle l’allure café-racer sans pour autant martyriser son dos. Les suspensions Kayaba, avec leurs fourches de 41 mm et les deux amortisseurs arrière à précharge réglable, sont calibrées pour cette nouvelle géométrie, offrant un comportement plus ferme, plus direct. Le freinage, assuré par des disques flottants et des étriers Nissin à deux pistons, est honnête, l’ABS étant là pour sécuriser le tout. C’est une machine qui invite à jouer avec les appuis, à chercher les sorties de virage en exploitant ce couple généreux, sans jamais vous donner l’impression de chevaucher une bête de course. Pour un jeune permis visant un modèle en A2, ou pour un motard cherchant une seconde moto pleine de caractère, cette Triumph Street Cup 900 est une proposition séduisante.
Mais acheter une Street Cup, c’est avant tout tomber amoureux de son style. La finition fait la part belle aux détails peints à la main, aux badges dorés, aux cadrans en inox poli. Elle se pare de coloris bi-ton percutants et d’un échappement court au noir satiné qui lui donne une voix plus grave. C’est une customisation d’usine, prête à rouler, qui évite les bricolages hasardeux. Pour ceux qui voudraient aller plus loin, le catalogue d’accessoires Triumph est pléthorique, permettant de personnaliser sa Street Cup à l’infini, du pare-brise aux protections. Cependant, regardons aussi sous le vernis. Ce modèle 2018, comme d’autres Bonneville de l’époque, a fait l’objet d’un rappel pour un problème potentiel de câble d’embrayage. Un contrôle du numéro de série s’impose donc avant tout achat d’occasion, pour s’assurer que la révision a bien été effectuée. C’est un point de vigilance, mais pas une fatalité, tant ces motos sont globalement bien finies et fiables.
Alors, à qui s’adresse-t-elle ? Certainement pas au pistard en quête de chronos, ni au routier planant. La Triumph Street Cup vise le citadin élégant qui refuse l’anonymat, le motard week-end qui privilégie le style et la sensation à la performance pure, et tous ceux qui pensent qu’une moto doit raconter une histoire. À l’occasion, avec un budget autour de 10 000 €, elle représente une alternative bien plus charismatique qu’un roadster japonais standard. Elle n’est pas parfaite : certains regretteront l’absence d’une sixième vitesse pour l’autoroute, ou la relative modestie de sa puissance. Mais c’est justement ses limites qui en font le charme. Elle prouve, avec brio, que le plaisir à moto ne se mesure pas qu’au compteur.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS de série
- Poignées chauffantes
Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
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