Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 955 cc
- Puissance
- 149.0 ch @ 10700 tr/min (108.8 kW)
- Couple
- 100.0 Nm @ 8200 tr/min
- Moteur
- In-line three, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 12.0:1
- Alésage × course
- 79.0 x 65.0 mm (3.1 x 2.6 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
Châssis
- Cadre
- multitubulaire en alu
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 45 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 140 mm
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pression avant
- 2.50 bar
- Pneu arrière
- 190/50-ZR17
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 815.00 mm
- Empattement
- 1426.00 mm
- Longueur
- 2072.00 mm
- Largeur
- 725.00 mm
- Hauteur
- 1165.00 mm
- Réservoir
- 21.00 L
- Poids
- 219.00 kg
- Poids à sec
- 191.00 kg
- Prix neuf
- 11 900 €
Présentation
Vous souvenez-vous de la sensation d'une moto qui avait une âme avant que tout ne devienne aseptisé ? En 2003, la Triumph Daytona 955i incarnait précisément ce dernier souffle d'identité brute, une sportive européenne qui refusait de se fondre dans le moule japonais sans pour autant ignorer ses leçons. Ce modèle est l'aboutissement d'une évolution commencée avec la T595 en 1997, une machine qui a marqué le retour de Triumph dans l'arène des sportives pures. Pour qui cherche une Triumph Daytona 955i occasion aujourd'hui, c'est souvent cette année 2003 qui est visée, un juste milieu entre le caractère des premiers modèles et les raffinements apportés après 2000.

Sous son carénage redessiné – qui, il faut l'avouer, empruntait quelques lignes à la concurrence nippone – battait le cœur de la bête : un trois cylindres en ligne de 955 cm3 délivrant 149 chevaux à 10700 tr/min. La marque avait fait ses devoirs, gagnant 19 chevaux et allégeant la bécane. Avec 191 kg à sec, elle se hissait parmi les sportives européennes les plus puissantes de l'époque. Mais les chiffres ne racontent pas tout. Ce qui séduit, c'est cette personnalité sonore unique, ce grondement profond des conduits d'admission et ce couple généreux dès les mi-régimes, une souplesse que les quatre cylindres japonais purs suivaient difficilement. La fiche technique de la Triumph Daytona 955i révèle une machine conçue pour la route, avec un réservoir de 21 litres et une hauteur de selle de 815 mm, des compromis en faveur du routard sportif plus que du pisteur pur.
Pourtant, en selle, les concessions à la mode du circuit se font sentir. La position est plus engagée que sur l'ancienne T595, les demi-guidons forçant le torse vers l'avant. Le châssis, un multitubulaire en aluminium, offre une rigidité et une précision remarquables, transformant la moto en outil bien plus agile. La fourche de 45 mm et le monoamortisseur assurent un bon équilibre entre confort et tenue de route. Mais là où la magie opère, c'est dans cette alliance d'un moteur charismatique et d'une partie cycle sérieuse. Elle n'avait peut-être pas la férocité d'une Yamaha R1 de l'époque, mais elle proposait une expérience de conduite plus riche, plus communicative.
Le freinage, avec son double disque à l'avant, était efficace et progressif, typique des bonnes sportives de l'ère. En revanche, comme souvent à cette époque, le frein arrière manquait de mordant. Et c'est peut-être là le résumé de cette Daytona 955i 2003 : une machine de caractère, avec ses forces évidentes et ses petits défauts assumés. Elle ne cherchait pas à être la plus radicale, mais la plus vivante. Pour un pilote cherchant une sportive au tempérament unique, capable de grandes balades sans se faire mal au dos tout en offrant des sensations fortes, cette Triumph reste un choix poignant. Les forums dédiés à la Triumph Daytona 955i regorgent d'ailleurs d'adeptes fidèles, et trouver un manuel d'atelier Triumph Daytona 955i est le premier pas pour entretenir cette mécanique passionnante. C'était une moto pour ceux qui préféraient le goût du thé fort à celui du saké léger, une dernière déclaration d'amour britannique avant l'avènement de l'ère numérique.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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