Performances clés

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1250 cc
Cylindrée
💺
660 mm
Hauteur de selle
18.2 L
Réservoir
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Caractéristiques techniques

Changements 2015 2023
Puissance
120.0 ch (87.6 kW)
Couple
100.3 Nm @ 7000 tr/min 100.3 Nm
Boîte de vitesses
5-speed
Transmission finale
Belt   (final drive) Belt (final drive)
Pneu avant
140/70-18 140/70-18
Pneu arrière
280/30-18 280/30-18
Empattement
2010.00 mm 2012.00 mm

Moteur

Cylindrée
1250 cc
Couple
100.3 Nm
Moteur
V2, four-stroke
Refroidissement
Air
Taux de compression
11.3:1
Alésage × course
97.5 x 72.1 mm (3.8 x 2.8 inches)
Alimentation
Injection. ESPFI
Distribution
Single Overhead Cams (SOHC)
Démarrage
Electric

Châssis

Cadre
Steel tubing and cast aluminium
Boîte de vitesses
5-speed
Transmission finale
Belt (final drive)
Suspension avant
Aluminium twin swing arms and fully adjustable hydraulic monoshock
Suspension arrière
Aluminium single sided swing arms and fully adjustable hydraulic dual shock

Freins

Frein avant
Single disc. 6-piston inverted caliper
Frein arrière
Single disc. 2-piston caliper, floating disk
Pneu avant
140/70-18
Pneu arrière
280/30-18

Dimensions

Hauteur de selle
660.00 mm
Empattement
2012.00 mm
Réservoir
18.20 L
Poids à sec
304.00 kg

Présentation

Face à la normalisation des roadsters, la Travertson V-Rex débarque comme une déclaration de guerre esthétique. Cette naked bike américaine, avec son empattement démesuré de plus de deux mètres et sa roue arrière monumentale de 280 mm, ne cherche pas à séduire la foule. Elle impose sa propre loi, un mélange de brute mécanique et d’architecture radicale qui rappelle davantage une pièce d’artillerie roulante qu’une moto de série. Son cadre mixte acier et aluminium sert avant tout de socle pour mettre en scène ces bras oscillants aluminium et ce bicylindre en V de 1250 cm3.

Travertson V-Rex

Sans données de puissance officielle, c’est le couple, annoncé à 100,3 Nm, qui donne le ton. Associé à une transmission finale par courroie et à une boîte cinq rapports, ce moteur quatre temps refroidi par air est taillé pour les vagues de propulsion plus que pour les régimes stratosphériques. Avec un alésage de 97,5 mm et une compression de 11,3:1, il doit délivrer sa force avec une générosité de tracteur, idéale pour déplacer les 304 kg à sec de l’ensemble. La consommation revendiquée de 5,2 L/100 km semble presque anecdotique face à une telle présence.

La partie cycle assume ses choix extrêmes. La selle basse à 660 mm contraste avec l’envergure du châssis, promettant une position peut-être plus confortable que son look ne le laisse penser. La suspension arrière à double amortisseur hydraulique réglable et le mono-bras latéral unique participent au spectacle mécanique, tout comme l’étrier de frein avant à six pistons inversé. Mais c’est bien la géométrie et ces pneus disproportionnés, un 140 à l’avant et ce 280 à l’arrière, qui redéfinissent la notion de tenue de route. On imagine une stabilité de porte-avions dans la ligne droite, une inertie certaine dans les virages.

La Travertson V-Rex n’est pas une moto, c’est un objet de conviction. Elle s’adresse au collectionneur qui préfère l’impact visuel aux fiches techniques, à celui qui considère un garage comme une galerie d’art brut. Face à une Ducati Streetfighter ou une KTM 1290 Super Duke R, elle ne joue pas dans la même catégorie. Ici, la performance se mesure en regards suscités, en degrés d’étonnement. C’est la quintessence de la custom américaine poussée dans ses retranchements les plus sculpturaux, une machine à rêver qui se paie le luxe de pouvoir, accessoirement, rouler.

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