Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1299 cc
- Puissance
- 175.0 ch @ 9800 tr/min (128.7 kW)
- Couple
- 138.3 Nm @ 7000 tr/min
- Moteur
- In-line four, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 11.0:1
- Alésage × course
- 81.0 x 63.0 mm (3.2 x 2.5 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection. Keihin/Denso Fuel Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Wet sump
- Allumage
- Digital/Transistorized
Châssis
- Cadre
- double poutre alu
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Inverted telescopic, coil spring, fully adjustable spring preload, 14-way adjustable rebound damping and 13-way adjustable compression damping
- Suspension arrière
- Link-type, gas/oil damped, fully adjustable spring preload, 22-way adjustable compression and rebound damping
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pression avant
- 2.90 bar
- Pneu arrière
- 190/50-ZR17
- Pression arrière
- 2.90 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 805.00 mm
- Empattement
- 1485.00 mm
- Garde au sol
- 120.00 mm
- Longueur
- 2140.00 mm
- Largeur
- 740.00 mm
- Hauteur
- 1155.00 mm
- Réservoir
- 21.00 L
- Poids
- 250.00 kg
- Poids à sec
- 217.00 kg
- Prix neuf
- 13 299 €
Présentation
On l’a tous connue affichée en poster au fond d’un garage, cette silhouette impossible, ce nez de dauphin mutant, ce symbole de la vitesse pure. La Suzuki Hayabusa de 2007, c’est bien plus qu’une moto, c’est un monument. Un monument qui, même seize ans après son lancement initial, continue de faire trembler l’asphalte et les esprits. Elle n’est plus la reine officielle du chrono, mais qu’importe : son statut de légende est gravé dans le titane. Avec ses 175 chevaux sortant d’un quatre cylindres en ligne de 1300 cm3, elle plante toujours l’accélérateur dans le subconscient collectif.

Monter sur ce bloc, c’est accepter un pacte faustien. La position, étonnamment, n’est pas celle d’une hypersport torture-rachis. Le buste est penché, certes, mais les jambes sont relativement détendues pour un engin taillé pour le mur du son. On s’installe dans une bulle aérodynamique pensée pour fendre l’air à plus de 300 km/h, un chiffre qu’elle effleure sans forcer. Mais cette bulle, c’est aussi son talon d’Achille. À 160 km/h, le pilote commence déjà à se battre contre le vent, et une sortie longue sans la bulle haute optionnelle devient une épreuve de force. C’est le prix à payer pour une silhouette qui a brisé tous les codes.
Et puis, il y a ce moteur. Un chef-d’œuvre de démesure contrôlée. Dès les bas régimes, il ronronne avec une souplesse de limousine, son couple de 138 Nm disponible très tôt rend la bête étonnamment civile. Mais c’est un piège. Passez les 7000 tr/min, et le gentil géant se transforme en ogre furieux. L’accélération devient une expérience viscérale, une traction qui semble défier les lois de la physique. À fond en seconde, on frôle les 190 km/h, et votre permis devient un lointain souvenir. C’est cette dualité qui fascine : elle peut se promener en souplesse ou déclencher l’apocalypse d’une simple torsion du poignet.
Où cette Suzuki Hayabusa surprend le plus, c’est dans son comportement. Avec 250 kg tous pleins faits, on s’attend à piloter un paquebot. Erreur. Le châssis double poutre en aluminium est une œuvre de magie noire. En ligne droite, c’est un rail. Dans les courbes, elle s’incline avec une docilité qui n’a rien à voir avec son gabarit. Elle n’aura jamais la vivacité d’une sportive 600, c’est évident, mais elle négocie un virage avec une grâce inattendue. La limite, elle, est claire : la garde au sol de 120 mm. Sur circuit ou route très engagée, les repose-pieds et le carénage grattent tôt, rappelant que son royaume reste les lignes droites infinies.
Alors, pour qui est-ce fait ? Pour le passionné qui cherche l’ultime icône, la moto qui a défini une époque. Pour celui qui veut posséder un morceau d’histoire, qu’il s’agisse d’une Suzuki Hayabusa occasion trouvée sur le Bon Coin ou d’une version plus récente. C’est une machine qui exige du respect, beaucoup de droit, et un portefeuille solide face à son appétit en pneus 190/50. Mais elle le rend bien : en sensations brutes, en présence, en caractère. Elle n’est pas parfaite, elle est excessive. Et c’est précisément pour ça qu’on l’aime toujours. Face aux nouvelles générations aseptisées, la Busa de 2007 reste le dernier dinosaure rugissant, un turbo de sensations à l’état pur.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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