Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 124 cc
- Puissance
- 8.9 ch @ 9500 tr/min (6.5 kW)
- Moteur
- Single cylinder, four-stroke
- Alimentation
- Carburettor
- Allumage
- CDI
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Telescopic fork
Freins
- Frein avant
- Double disc. Wave disk
- Frein arrière
- Single disc. Wave disk
- Pneu avant
- 110/70-17
- Pneu arrière
- 110/70-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 780.00 mm
- Empattement
- 1385.00 mm
- Longueur
- 2065.00 mm
- Largeur
- 760.00 mm
- Hauteur
- 1181.00 mm
- Réservoir
- 20.00 L
- Poids à sec
- 145.00 kg
Présentation
En 2011, le permis A1 venait d’être réformé, promettant un marché juteux de jeunes motards en quête d’une première machine. Sachs, marque allemande aux racines solides mais à la présence discrète, a alors sorti ce Roadster 125, un exercice de rationalité économique à destination des néophytes. Avec son monocylindre quatre temps de 124 cc, la bête développe 8,9 chevaux à 9500 tr/min, une puissance qui respecte scrupuleusement le plafond légal et ne va pas bouleverser les dynos. La transmission finale par chaîne et une boîte cinq rapports complètent un tableau mécanique d’une simplicité volontaire, presque archaïque à l’ère de l’injection électronique, avec son carburateur.

Ce qui frappe, c’est le parti pris d’une vraie silhouette de roadster, loin des mini-copies de grosses cylindrées parfois difformes. Le cadre affiche un empattement de 1385 mm, une donnée qui suggère une certaine stabilité, tandis que la selle à 78 cm de haut ouvre la porte à la grande majorité des morphologies. À 145 kg à sec, elle n’est pas une plume, mais ce poids contribue à une sensation de robustesse à l’arrêt. Le réservoir de 20 litres est une proposition généreuse, presque disproportionnée, qui promet des intervalles entre les stations-service à faire pâlir un routard.
Sur le papier technique, les équipements suivent une logique de coût maîtrisé. La fourche télescopique classique et les freins à disques, dont l’avant adopte un disque ondulé, sont des choix attendus. Les pneus en 110/70-17 à l’avant et à l’arrière confirment une approche standardisée, facilitant les remplacements futurs. La vitesse de pointe annoncée de 85 km/h cadre avec l’usage urbain et périurbain auquel cette moto est destinée, sans faux-semblant de performance inaccessible.
Comparée à une Yamaha YBR 125 ou une Honda CG 125 de l’époque, la Sachs Roadster 125 se positionne sur le même créneau de l’entrée de gamme fiable et sans prétention. Son argument réside peut-être dans son style plus affirmé de naked bike et dans l’héritage de son nom. Elle ne cherche pas à séduire le pistard du dimanche, mais bien l’apprenti motard qui a besoin d’une monture docile pour ses trajets quotidiens. C’est une machine d’apprentissage, conçue pour encaisser les erreurs de débutant et les kilomètres de ville sans complication.
On imagine facilement son public : l’étudiant qui se rend en cours, le jeune acteur de la mobilité urbaine cherchant une alternative au scooter, ou tout simplement celui qui veut goûter à la moto sans engager un budget conséquent. Elle n’émeut pas les foules, ne fait pas vibrer les colonnes de bruits, mais elle remplit une mission essentielle avec une honnêteté mécanique qui force le respect. Dans l’écosystème des 125 cm3, elle est la travailleuse silencieuse, celle qui fait le job sans se faire remarquer, et c’est peut-être là son plus grand mérite.
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