Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1036 cc
- Puissance
- 106.0 ch @ 8200 tr/min (78.0 kW)
- Couple
- 102.0 Nm @ 5500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre à plat, longitudinal, 4 temps, calé à 180°
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 12 : 1
- Alésage × course
- 100 x 66 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 54 mm
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- en aluminium à double paroi faisant office de réservoir
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Öhlins FGRT Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Öhlins TTX36, déb : 120 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage Brembo
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 180/55-17
Dimensions
- Poids
- 239.00 kg
- Prix neuf
- 186 200 €
Présentation
Combien de motos peut-on acheter pour 186 200 euros ? Beaucoup. Trop, même. Mais la question ne se pose pas dans ces termes quand on parle de Midual. La manufacture française ne vend pas des cylindrées, elle vend des objets uniques, des artefacts mécaniques qui n'ont aucun équivalent dans la production mondiale. La Type 1 Série 3 est la version la plus accessible de cette philosophie radicale, si tant est qu'on puisse qualifier d'accessible une moto qui coûte le prix d'un appartement en province.

Ce qui frappe d'abord, c'est la monocoque. Pas un cadre, pas une carrosserie posée sur une épine dorsale tubulaire comme chez n'importe quel constructeur sérieux. Une seule pièce en aluminium qui remplit simultanément les fonctions de structure porteuse, de réservoir et de carrosserie. Midual appelle ça une "grande complication", emprunté au vocabulaire horloger suisse, et l'analogie est juste. Pour obtenir cette sculpture de 24 kilos, il faut 15 boîtes à noyaux, un assemblage de sable de 1 700 kg, une coulée de 80 kg d'alliage en 45 secondes chrono, puis la destruction immédiate du moule. Ce qui sort ensuite, c'est une pièce brute que des mains humaines vont ébavurer, meuler, usiner et polir pendant plusieurs centaines d'heures. Sept mille heures de dessin initial, deux brevets internationaux. La Série 3 ajoute à cela des filets peints à la main sur la monocoque et des platines dont les contrastes de matières sont travaillés avec une précision nouvelle. Ce n'est plus de la moto, c'est de l'orfèvrerie.
Sous cette coquille d'aluminium poli bat un bicylindre à plat de 1 036 cm3, calé à 180 degrés et orienté dans le sens de la marche. Cette disposition longitudinale est une exclusivité brevetée par Midual. Elle positionne les cylindres perpendiculairement à l'axe de roulement, ce qui abaisse le centre de gravité, élimine le couple de renversement parasite et offre une masse gyroscopique quasi nulle. Le résultat sur route, si l'on en croit les 100 000 km que les deux premiers exemplaires produits ont déjà au compteur, c'est une fluidité que les gros twins conventionnels peinent à atteindre. Les 102 Nm de couple arrivent à 5 500 tr/min, la puissance culmine à 106 chevaux à 8 200 tr/min, et la vitesse maximale se situe à 200 km/h. Des chiffres modestes comparés à une R 1300 GS ou une Multistrada V4, mais ce n'est pas le match que Midual cherche à disputer.
Les suspensions Öhlins aux deux extrémités, fourche inversée FGRT de 43 mm à l'avant et mono-amortisseur TTX36 à l'arrière, le freinage Brembo, les 239 kg tous pleins faits : tout le reste de la fiche est celui d'une sportive GT haut de gamme bien construite. Ce qui distingue la Midual de n'importe quelle autre moto à ce niveau, c'est la cohérence absolue entre l'ambition technique et le soin apporté à chaque détail. Chaque machine sort de la manufacture après un roulage de 300 kilomètres. Chaque propriétaire confie ensuite sa moto aux mêmes techniciens qui l'ont construite. La garantie couvre quatre ans.

Le public cible n'est pas le motard qui cherche la meilleure valeur au centimètre cube. C'est le collectionneur qui possède déjà tout, le passionné qui veut une moto française capable d'exister dans la même conversation qu'une Brough Superior ou une PGM V8, et qui sait que le sur-mesure, la sellerie biplace optionnelle, les finitions négociées à la commande, tout cela a un prix. Ce prix, 186 200 euros, est considérable. Mais pour ce qu'il représente en heures de travail humain, en ingénierie propriétaire et en singularité absolue, c'est peut-être la moto la mieux justifiée du marché.
Équipements de série
- Jantes à rayon
- Embrayage anti-dribble
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : France
Avis et commentaires
Aucun avis pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis !