Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1803 cc
- Puissance
- 91.0 ch @ 5010 tr/min (66.9 kW)
- Couple
- 150.0 Nm @ 3500 tr/min
- Moteur
- Bicylindre en V à 45°, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Taux de compression
- 9.2 : 1
- Alésage × course
- 101.6 x 111.252 mm
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Courroie
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø nc
- Suspension arrière
- Type Hardtail, deux amortisseurs placés sous le moteur
Freins
- Frein avant
- Freinage 1 disque , étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque , étrier 4 pistons
- Pneu avant
- 130/60-21
- Pneu arrière
- 240/40-18
Dimensions
- Hauteur de selle
- 655.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 330.00 kg
- Poids à sec
- 317.00 kg
- Prix neuf
- 29 500 €
Présentation
Est-ce qu’une moto peut être à la fois un objet d’art et une déclaration de guerre au conformisme ? En déballant ce CVO Breakout de 2014, Harley-Davidson semble avoir voulu répondre par l’exemple. Là où d’autres constructeurs ajustent des accessoires, la division Custom Vehicle Operations repense la machine entière, depuis son squelette jusqu’à son attitude. Résultat : un Softail qui ne ressemble à rien d’autre sur le marché, un concentré d’audace mécanique et esthétique qui vise directement les puristes de la custom américaine.

Le cœur de cette provocation est logé dans son V-twin de 1803 cm³, le Screamin’ Eagle. Avec 91 chevaux et 150 Nm de couple disponible dès 3500 tr/min, il ne fait pas dans la dentelle. Ce moteur n’est pas là pour courir, mais pour imposer sa loi, tracter ces 330 kg tous pleins faits avec une autorité souveraine. On sent que chaque décibel de son ronronnement est calculé, chaque vibration orchestrée par les arbres d’équilibrage de la version 110B. C’est une mécanique qui parle, qui affirme sa présence, loin des twins européens plus policés. Le cadre double berceau en acier et la transmission par courroie complètent cette image de robustesse ancestrale, mais le Breakout n’est pas une simple évocation du passé.
Ce qui frappe immédiatement, c’est son physique démesuré. La roue avant de 21 pouces, avec ses jantes Turbine aux bâtons ultrafins, donne une impression d’élancement agressif. À l’arrière, le pneu de 240 mm de large semble presque dévorer la route. Les garde-boues raccourcis, la selle aux motifs tribaux, le réservoir d’huile chromé : chaque élément a été épuré, durci, stylisé. On est loin de la production de masse ; chaque exemplaire porte la patte d’un atelier qui a pris le temps de le polir comme un bijou. Comparé à un Rocker C, le Breakout est plus conventionnel dans sa ligne, mais il garde cette arrogance visuelle qui sied aux hot-rods motorisés.
Mais cette excellence a un prix, et il est sévère : 29 500 euros. À ce tarif, l’ABS, le régulateur de vitesse ou le démarrage sans clé semblent presque des détails techniques, des babioles face à l’impact esthétique de la machine. Elle ne vise pas le débutant ou le routard pragmatique ; elle cherche l’amateur qui veut une sculpture roulante, un statement personnel. Sur la route, sa hauteur de selle de 655 mm et son poids imposant en font une monture réservée aux pilotes confirmés, ceux qui acceptent de sacrifier une partie de l’agilité pour le panache.
Le CVO Breakout n’est donc pas une moto pour tous. Elle est une proposition radicale, un exercice de style où la performance est mesurée en attitude plutôt qu’en vitesse max – 170 km/h ici, ce n’est qu’un chiffre annexe. Elle respire la force et le caractère, mais elle demande aussi un engagement financier et physique. Pour ceux qui veulent une custom prête à sortir de l’atelier, sans compromis sur le chrome et la personnalisation, elle reste une référence. Pour les autres, elle reste un fantasme, magnifique mais distant.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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