Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 998 cc
- Puissance
- 182.0 ch @ 12500 tr/min (133.9 kW)
- Couple
- 107.9 Nm @ 10000 tr/min
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 12.7:1
- Alésage × course
- 78 x 52.2 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 45 mm + Power Commander V
Châssis
- Cadre
- Deltabox en aluminium
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Öhlins FGR T808 Ø 43 mm, déb : 120 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur Öhlins TTX, déb : 120 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 310 mm, fixation radiale, étrier 6 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 190/55-17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 835.00 mm
- Réservoir
- 18.00 L
- Poids
- 206.00 kg
- Prix neuf
- 50 000 €
Présentation
Imaginez un objet si unique qu’il n’en existe qu’un seul exemplaire sur la planète. Ce n’est pas une œuvre dans un musée, mais une Yamaha YZF-R1. Pas n’importe laquelle : une machine habillée par la patte du légendaire Drudi, le peintre des casques de Valentino Rossi, et portant la signature du Docteur lui-même. Cette bête de course, estimée à 50 000 euros, n’est pas qu’un exercice de style. Elle est l’incarnation d’un geste pur, puisque l’intégralité du produit de sa vente aux enchères était destinée à l’association Riders for Health. On est loin du simple accessoire de collection ; c’est une pièce d’exception avec une âme.

Techniquement, elle part d’une base déjà explosive : le bloc crossplane de 998 cm3, ce quatre cylindres en ligne qui crachait 182 chevaux à 12 500 tr/min et un couple vicieux de 108 Nm. Le caractère brutal et trapu de ce moteur, une signature Yamaha, constitue le socle. Mais c’est là où le projet devient fou. Une pléiade de partenaires prestigieux a transformé cette R1 de série en prototype de rêve. Öhlins a greffé sa fourche haut de gamme FGR T808 et son mono TTX, Akrapovic a sorti l’échappement qui va bien, et Roland Sands Design a ajouté ses jantes forgées Ronin. Avec le Power Commander de Dynojet et les disques EBC, on obtient une hypersport prête pour la piste, valorisée à l’époque autour de 30 000 dollars en pièces et main d’œuvre.
Mais le véritable catalyseur de valeur, c’est l’aura Rossi. La livrée flamboyante aux couleurs des cinq continents et la griffe du champion transforment la machine en relique. Pour un amateur, posséder ce bout d’histoire valait le prix d’entrée. D’autant que l’acquéreur se voyait offrir un stage à la Yamaha Riding School. On achète un mythe, un dernier clin d’œil d’une ère révolue, signé juste avant le départ fracassant de Rossi chez Ducati en 2011.
Qui était le public cible ? Certainement pas le pistard du dimanche. Ce bijou s’adressait au collectionneur avertisseur, à celui qui cherche l’objet ultime, chargé d’émotion et d’histoire. Une Yamaha YZF-R1 de 206 kg tous pleins faits, habillée en œuvre d’art pour une cause humanitaire. Face à des concurrentes plus pures comme une BMW S 1000 RR de l’époque, plus performante sur le papier, cette R1 ne jouait pas dans la même cour. Elle vendait une histoire, un sentiment, un fragment de légende MotoGP.
C’est là son paradoxe et sa force. En tant qu’outil de course, elle était sublime mais pas fondamentalement différente d’une R1 bien préparée. En tant qu’icône, elle était inestimable. Elle résume à elle seule la folie qui peut s’emparer de la moto quand l’art, la compétition et la générosité se rencontrent. Une pièce de musée qui, espérons-le, a trouvé un garage à sa mesure et a permis de récolter des fonds essentiels. Une folie magnifique, et surtout, unique.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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