Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 600 cc
- Puissance
- 78.0 ch @ 10000 tr/min (57.4 kW)
- Couple
- 58.8 Nm @ 8500 tr/min
- Moteur
- 4 cylindres en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 12.2:1
- Alésage × course
- 65,5 x 44,5 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- En acier de type diamant
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 130 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 130 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 298 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 245 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.25 bar
- Pneu arrière
- 160/60-17
- Pression arrière
- 2.50 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 785.00 mm
- Réservoir
- 17.30 L
- Poids
- 211.00 kg
- Prix neuf
- 7 499 €
Présentation
Alors quoi, on habille une routière pratique en tenue de MotoGP et on pense que ça suffit à faire une sportive ? Yamaha a joué cette carte avec sa XJ6 Diversion Race Blu en 2013, un maquillage inspiré des M1 de Lorenzo sur le circuit de Misano. Du gris mat, des stickers bleu électrique et surtout ces jantes couleur azur qui frappent l'œil, voilà pour le folklore. C’est du tape-à-l’œil, certes, mais ça donne à cette polyvalente un petit air de jeunesse qui ne lui fait pas de mal.

Sous le demi-carénage bleuté, on retrouve le cœur battant bien connu de la gamme : le quatre cylindres en ligne de 600 cm3, délivrant 78 chevaux à 10 000 tours. Une mécanique souple et fiable, mais pas vraiment électrisante. À côté d’une Honda CBF600 ou d’une Kawasaki ER-6n, elle offre une musicalité plus flatteuse, ce vrai son de quatre pattes qui manque aux bicylindres. Mais elle n’a pas la morsure nerveuse d’une vraie sportive. Son couple de 58,8 Nm arrive assez haut dans les tours, à 8500 tr/min, ce qui impose de jouer du sélecteur pour la faire avancer avec entrain. Sur route sinueuse, ce n’est pas la plus vive, mais elle se montre d’une grande docilité.
C’est justement là que réside son vrai public. Avec son siège à 78,5 cm du sol, un réservoir de 17 litres et un poids en ordre de marche de 211 kg, la XJ6 Diversion vise clairement le néophyte ou le routier qui cherche de la sérénité sans renoncer au look. Le cadre en acier et les suspensions de base font correctement le job sans surprendre, tandis que le freinage à double disque à l’avant assure un arrêt franc mais sans fioritures. C’est une machine honnête, conçue pour le quotidien et les longs trajets décontractés, pas pour les folies du dimanche.
À 7499 euros à l’époque, elle se positionnait comme une alternative plus stylée et plus confortable qu’une pure naked, mais moins radicale et moins onéreuse qu’une YZF-R6. Elle partageait d’ailleurs beaucoup avec les FZ8 et XJ6 Naked de la famille, à commencer par cette philosophie de compromis intelligent. Pour celui qui cherche une première grosse cylindrée rassurante, ou une moto de tous les jours avec une pointe de caractère, c’était un choix logique. Pour le pilote en quête de sensations fortes ou de performances tranchantes, en revanche, elle manquait cruellement de mordant.
Au final, cette Diversion Race Blu était une moto de compromis, habillée d’un costume d’apparat qui ne changeait rien à son tempérament. Un coup de peinture qui lui donnait un peu de panache dans un segment souvent trop sage. Elle faisait le job sans frime, mais sans non plus marquer les esprits. Une routière efficace, ni plus, ni moins.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS en option
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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