Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 600 cc
- Puissance
- 78.0 ch @ 10500 tr/min (56.6 kW)
- Couple
- 54.1 Nm @ 9500 tr/min
- Moteur
- In-line four, four-stroke
- Refroidissement
- combiné air / huile
- Taux de compression
- 11.3:1
- Alésage × course
- 62.6 x 48.7 mm (2.5 x 1.9 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Carburettor
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
Châssis
- Cadre
- Double berceau tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 130 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 130 mm
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 120/60-17
- Pression avant
- 2.25 bar
- Pneu arrière
- 160/60-17
- Pression arrière
- 2.50 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 805.00 mm
- Empattement
- 1440.00 mm
- Garde au sol
- 135.00 mm
- Longueur
- 2060.00 mm
- Largeur
- 770.00 mm
- Réservoir
- 20.00 L
- Poids à sec
- 204.00 kg
- Prix neuf
- 5 899 €
Présentation
Vous souvenez-vous de l'époque où une moto se contentait d'être simplement bonne ? Sans puce, sans modes de conduite, sans prétention autre que celle de vous faire sourire. La Suzuki GSF 600 N Bandit de 2003, c'est un peu ça : un rappel à l'ordre salutaire dans un monde de machines trop complexes. Ce roadster est l'antithèse du frimeur, un outil de plaisir fondamental qui a trusté les ventes à son époque pour une seule raison : elle fait tout, et elle le fait bien.

Son cœur bat au rythme d'un quatre cylindres en ligne hérité des premières GSX-R, refroidi par air et huile. Avec 78 chevaux à 10500 tr/min et un couple de 54 Nm, les chiffres semblent sages aujourd'hui. Mais ne vous y trompez pas. Ce moteur est une école de finesse. Il demande à être emmené, un peu creux en bas régimes, puis il se réveille soudainement au-delà de 6000 tr/min pour vous offrir une poussée franche et linéaire jusqu'à sa zone rouge. C'est un professeur exigeant qui apprend au pilote à jouer avec la boîte six rapports. Il vous propulse sans problème au-delà des 200 km/h, même si, avouons-le, ce n'est pas son terrain de jeu favori.
Car là où la Bandit révèle ses limites, c'est dans son comportement dynamique. Le cadre double berceau et la fourche de 41 mm assurent une stabilité rassurante, mais la suspension, un peu raide, a du mal avec les routes déformées. Elle n'aime pas être bousculée. En virage, elle demande de la douceur, de l'anticipation. C'est une moto pour enrouler, pas pour attaquer. Les freins, simples mais efficaces, vont dans ce sens : ils freinent bien sans mordre, demandant une pression franche sur le levier. Pour les longs voyages, le confort n'est pas son fort. La selle devient dure après deux cents kilomètres, et l'absence de protection expose le pilote au vent. C'est le prix à payer pour son minimalisme assumé.
Et c'est justement ce minimalisme qui fait son charme. Son design est celui d'un roadster traditionnel, avec son phare rond, ses touches de chrome et son moteur apparent. C'est une mécanique honnête, sans fard. L'entretien l'est tout autant : vidanges, réglages de soupapes, tout est accessible et peu coûteux à réaliser soi-même, une rareté aujourd'hui. À l'époque, son prix de 5899 euros en faisait une proposition imbattable.
Alors, pour qui est cette Bandit ? Pour le débutant sérieux qui veut apprendre les vraies bases, sans aide électronique. Pour le motard chevronné en quête d'une seconde machine simple, fiable et pleine de caractère. Pour celui qui cherche l'essence même du plaisir moto, brut de décoffrage. Elle ne vous éblouira pas avec des performances de pointe, mais elle vous donnera chaque jour une leçon de sincérité mécanique. Dans un monde de spécialistes, elle reste une magnifique généraliste.
Infos pratiques
- Moto bridable à 34 ch pour l'ancien permis A MTT1 - pas garanti pour le permis A2
- La moto est accessible aux permis : A, A (MTT1)
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