Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1255 cc
- Puissance
- 98.0 ch @ 7500 tr/min (71.5 kW)
- Couple
- 108.0 Nm @ 3700 tr/min
- Moteur
- In-line four, four-stroke
- Refroidissement
- Liquid
- Taux de compression
- 10.5:1
- Alésage × course
- 79.0 x 64.0 mm (3.1 x 2.5 inches)
- Soupapes/cylindre
- 4
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
- Lubrification
- Wet sump with heat exchanger
- Allumage
- Electronic
- Démarrage
- Electric
Châssis
- Cadre
- Double craddle
- Boîte de vitesses
- 6-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Embrayage
- Multi-plate clutch in oil bath, hydraulically
- Suspension avant
- Telescopic, coil spring, oil damped
- Suspension arrière
- Link type, coil spring, oil damped
- Débattement avant
- 130 mm (5.1 inches)
- Débattement arrière
- 136 mm (5.4 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc. ABS, 4-piston
- Frein arrière
- Single disc. ABS
- Pneu avant
- 120/70-ZR17
- Pneu arrière
- 180/55-ZR17
Dimensions
- Hauteur de selle
- 805.00 mm
- Empattement
- 1485.00 mm
- Garde au sol
- 135.00 mm
- Longueur
- 2130.00 mm
- Largeur
- 790.00 mm
- Hauteur
- 1245.00 mm
- Réservoir
- 19.00 L
- Poids à sec
- 254.00 kg
Présentation
En 2018, Suzuki n’avait plus rien à prouver avec sa Bandit 1250, et le constructeur japonais l’a démontré en ne touchant presque à rien. Cette sport touring à l’ancienne se contente d’une évolution en douceur, loin des remous marketing. Le cœur de la machine reste ce gros quatre en ligne de 1255 cc, une mécanique qui carbure à la simplicité robuste plus qu’à la pointe technologique. Avec un alésage de 79 mm et une course de 64 mm, ce bloc respire la volonté de fournir un couple massif plutôt que des chevaux hurlants. Et le résultat est là : 108 Nm disponibles dès 3700 tr/min, une donnée qui explique tout le caractère de cette moto.

La fiche technique de la Suzuki Bandit 1250 parle d’elle-même. Les 98 chevaux à 7500 tr/min ne vont pas impressionner un pilote de BMW S1000XR, mais ils sont parfaitement dosés pour une machine de ce gabarit. Le refroidissement liquide et l’injection électronique gèrent une compression modeste de 10.5:1, garantissant une fiabilité à toute épreuve et un entretien de la Suzuki Bandit 1250 relativement accessible. Le cadre double craddle enveloppe ce moteur avec une rigidité éprouvée, tandis que l’empattement de 1485 mm et la garde au sol de 135 mm promettent une stabilité de locomotive. À l’arrêt, les 254 kg à sec et la selle à 805 mm en font un engin imposant, mais pas intimidant pour un routard de taille moyenne.
Sur la route, la philosophie de la Bandit 1250 S, ou de la version N sans carénage, s’impose d’elle-même. La suspension téléscopique à l’avant et le monoamortisseur à l’arrière sont réglés pour avaler du bitume, pas pour chasser les chronos sur circuit. Les freins à double disque à l’avant avec étriers 4-pistons et ABS font le travail avec conviction, sans mordre plus qu’il ne faut. La transmission par chaîne sur une six rapports est précise et sans surprise. Le réservoir de 19 litres et la position de conduite classique sont les passeports pour des journées entières sans fatigue. C’est ici que la recherche d’une selle confort pour Suzuki Bandit 1250 ou d’un top-case devient une évidence pour qui envisage de longs voyages.
Comparée à une Yamaha Tracer 900 ou une Kawasaki Versys 1000 de la même époque, la Bandit 1250 2018 fait figure de dinosaure sympathique. Elle n’a pas les modes de conduite électroniques, le chassis ultraléger ou le design aguicheur de ses concurrentes. Elle a en revanche une constance, une linéarité et une accessibilité qui séduisent encore. Son marché est aujourd’hui largement celui de l’occasion, où les modèles de 2007 à 2017 offrent la même essence mécanique pour un budget moindre. Les forums dédiés à la Suzuki Bandit 1250 regorgent d’adeptes fidèles, échangeant des conseils sur la pression des pneus ou le remplacement de la batterie.
Cette moto s’adresse au routier pragmatique qui considère la mécanique comme un partenaire de longue route, pas comme un jouet électronique. Elle est l’antithèse de la frénésie moderne. Acheter une Suzuki Bandit 1250, neuve en 2021 ou d’occasion, c’est choisir la confiance d’un moteur increvable et d’une géométrie rassurante. C’est un choix raisonnable, presque sage, pour celui qui veut une machine capable de tout faire sans jamais réclamer d’attention excessive. Le manuel d’utilisation de la Suzuki Bandit 1250 S restera probablement vierge de notes au garage, et c’est peut-être le plus beau compliment qu’on puisse lui faire.
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