Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 931 cc
- Puissance
- 123.0 ch @ 10000 tr/min (90.5 kW)
- Couple
- 102.0 Nm @ 7000 tr/min
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 12.5 : 1
- Alésage × course
- 81 x 60.2 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø 47 mm
Châssis
- Cadre
- Structure en acier à double berceau
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 50 mm, déb : 220 mm
- Suspension arrière
- mono-amortisseur, déb : 210 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Brembo Ø 320 mm, étrier 4 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 265 mm, étrier 2 pistons
- Pneu avant
- 90/90-21
- Pneu arrière
- 150/70-18
Dimensions
- Hauteur de selle
- 850.00 mm
- Réservoir
- 20.00 L
- Poids
- 220.00 kg
- Prix neuf
- 17 000 €
Présentation
À quoi ressemblerait un Dakar moderne si les grands raids n’avaient pas succombé au marketing et aux prototypes aseptisés ? MV Agusta semble avoir trouvé une réponse avec la Lucky Explorer Project 9.5, un clin d’œil musclé à l’époque où les motos de rallye avaient encore une âme et un nom : Cagiva. Le constructeur de Varese ne se contente pas de recycler un patrimoine, il réveille un mythe. L’Elefant qui triompha en 1990 sous les couleurs Lucky Strike renaît ici, mais débarrassée de son twin Ducati pour emporter le trois cylindres signature de la marque.

Ce bloc, habitué aux F3 et Brutale, a été profondément remodelé pour le terrain. Gonflé à 931 cm3, il délivre 123 chevaux à 10 000 tours et un couple de 102 Nm à 7000, des chiffres qui situent la 9.5 dans la cour des trails sportifs, loin des machines molles. Le choix d’un cadre double berceau en acier, des débattements de 220 mm à l’avant et 210 mm à l’arrière, et la roue avant en 21 pouces confirment l’intention rallye. Mais le poids annoncé de 220 kg tous pleins faits, même avec un réservoir de 20 litres, pose question. On est plus près d’une BMW R 1250 GS en termes de masse qu’d’une KTM 890 Adventure R, cette dernière étant plus agile sur les chemins cassants.
Le public visé ? Des routards nostalgiques qui veulent une machine capable de briller sur la route et de tenir sa ligne sur un chemin, sans prétendre à la polyvalence extrême d’une Ducati Multistrada. La 9.5 joue la carte de l’authenticité avec son design retro, son double optique et sa silhouette carrée, mais elle est bourrée d’électronique moderne : écran TFT 7 pouces, ABS actif en virage, contrôle de motricité à 8 niveaux. C’est un mélange surprenant, presque contradictoire, qui pourrait séduire ceux qui refusent l’ultra-sophistication des trails haut de gamme actuels.

À 17 000 euros, le prix est sans concession. On est dans le territoire de la Triumph Tiger 900 Rally Pro ou de la KTM mentionnée, deux références bien plus éprouvées dans le domaine de l’aventure. MV Agusta mise donc sur l’émotion et l’histoire, un pari risqué dans un marché où la performance brute et la polyvalence font loi. La Lucky Explorer 9.5 n’est pas une machine pour tous, elle est pour ceux qui croient encore que le Dakar a une odeur, celle du sable et de l’essence, pas celle des contrats sponsorisés.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS in curves
- Bluetooth
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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