Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 124 cc
- Puissance
- 15.0 ch @ 9000 tr/min (11.0 kW)
- Moteur
- Monocylindre, 4 temps
- Refroidissement
- par air
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection
Châssis
- Cadre
- Cadre tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 37 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux
Freins
- Frein avant
- Freinage
- Frein arrière
- Freinage 1 disque
- Pneu avant
- 110/70-17
- Pression avant
- 1.60 bar
- Pneu arrière
- 130/70-17
- Pression arrière
- 2.00 bar
Dimensions
- Réservoir
- 14.00 L
- Poids
- 137.00 kg
- Prix neuf
- 2 999 €
Présentation
Prendre une moto, lui coller un drapeau Union Jack sur la boîte à air, la peindre en noir, et la rebaptiser "British Seven" quand elle était "Black Seven" en vert sombre — voilà une stratégie marketing qui ferait sourire. Sauf que chez Mash, ce genre de jeu de rôle fonctionne. La marque française à l'assemblage chinois a construit sa réputation sur le rétro accessible, et cette Seven incarne parfaitement cette ambition : une posture britannique assumée, un prix contenu à 2 999 euros, et désormais un moteur qui tient enfin la route.

Car c'est bien là que le chapitre change. La Seven se séparait jusqu'ici du même bloc vieillissant que sa cousine la Seventy, cette dernière continuant sa carrière avec ses 11 chevaux et sa boîte 5 rapports. Mash a choisi une autre voie pour la Seven, en allant s'approvisionner chez le motoriste coréen Hyosung. Le résultat est sans ambiguïté : refroidissement liquide, 4 soupapes, 6 rapports, et une puissance portée à 15 chevaux à 9 000 tr/min pour un cylindrée de 124 cc. La Seven rit dans la barbe de sa grande soeur. En contrepartie, la facture physique se paye : 137 kilos tous pleins faits, ce qui la positionne dans le haut du tableau des 125 rétro. La légèreté n'est pas son registre, mais la consistance commence à l'être.
La Seven ne cherche pas à singer une roadster sport. Elle assume sa géométrie classique, sa fourche téléhydraulique de 37 mm sans inversion, ses deux amortisseurs latéraux, et son cadre tubulaire en acier. L'ensemble noir — fourreaux, étrier, cerclage de roues, té de fourche — structure une silhouette cohérente, renforcée par les jantes à rayons, le garde-boue avant métallique, le pot conique en inox démontable et la longue selle à boudin. Sur ce créneau, l'Orcal Astor joue dans le même registre stylistique, et d'autres concurrentes ont rejoint la course depuis. Mais la Seven tient son rang sans se renier.
La mise à niveau réglementaire Euro5 s'est accompagnée d'un vrai enrichissement technique. L'ABS fait son apparition pour piloter l'étrier avant à deux pistons sur disque de 300 mm et le disque arrière de 220 mm, là où l'ancienne version se contentait d'un simple couplage. Le bloc compteur a lui aussi été revu : double cadran à aiguilles, fenêtre digitale, indicateur de rapport engagé. C'est sobre, lisible, et franchement plus soigné que ce que proposaient les générations précédentes. La béquille centrale, le guidon Fat Bar et le bouchon style Monza complètent un équipement qui dépasse ce qu'on attend généralement dans cette gamme de prix.

À 2 999 euros, la Seven s'adresse à un public précis : le titulaire du permis A1 qui veut une machine à caractère sans s'endetter, ou le conducteur auto qui aborde la moto par le bas de la cylindrée avec un goût affirmé pour l'esthétique rétro. Elle n'est pas faite pour les grands trajets, son réservoir de 14 litres et sa vitesse maximale de 110 km/h la cantonnent naturellement aux usages urbains et périurbains. Mais dans cet espace, elle fait son travail avec une cohérence que peu de 125 à ce tarif peuvent revendiquer. Mash a produit une machine mûre, sans chercher à en faire plus que ce qu'elle est.
Équipements de série
- Assistance au freinage : Frenado combinado
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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