Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 649 cc
- Puissance
- 77.0 ch (56.6 kW)
- Couple
- 68.6 Nm
- Moteur
- Bicylindre en ligne, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Taux de compression
- 10.8 : 1
- Alésage × course
- 83 x 60 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection ø 38 mm
Châssis
- Cadre
- Périmétrique en tubes d'acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 125 mm
- Suspension arrière
- Monoamortisseur déporté, déb : 130 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage 2 disques Ø 300 mm, étrier 2 pistons
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Ø 200 mm, étrier simple piston
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pression avant
- 2.25 bar
- Pneu arrière
- 160/60-17
- Pression arrière
- 2.50 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 805.00 mm
- Réservoir
- 16.00 L
- Poids
- 200.00 kg
- Prix neuf
- 8 000 €
Présentation
Kawasaki a cette habitude un peu agaçante de vous faire saliver pour rien. La gamme Performance, c'est une recette bien rodée : on prend une moto déjà convaincante, on lui colle un kit sportif soigné, et voilà une version qui donne envie de signer le bon de commande. La ZZR, la ZX-10R, la ZX-636R, la Z 800 ont toutes eu droit à ce traitement. L'ER-6n aussi, finalement. Sauf que cette fois, la filiale française a fait les choses à sa manière, et le résultat restera dans un hangar.

Sur le papier, la base est saine. Le bicylindre en ligne de 649 cc développe 77 chevaux pour 68,6 Nm de couple, le tout logé dans un cadre périmétrique acier qui n'a jamais prétendu rivaliser avec les structures en aluminium de ses concurrentes directes, la MT-07 ou la Versys 650. Les 200 kg tous pleins faits la placent dans la moyenne du segment, et la selle à 805 mm reste accessible à un gabarit standard. C'est une naked de milieu de gamme, honnête, qui tourne à 200 km/h en bout de ligne droite sans vous demander de justification.
Ce qui rend cette version Performance particulière, c'est l'intervention d'Akrapovic dans l'équation. Le silencieux titanium grignote 4 kilos sur la balance, pousse la puissance à 82 chevaux environ et ajoute un peu de mordant dans la plage médiane. Ce n'est pas une transformation radicale, mais sur une moto de ce gabarit, alléger la partie haute et gagner quelques chevaux change la sensation de rotation. La déco reprend les couleurs du 30ème anniversaire de la série Ninja, avec capot de selle et sabot assortis. C'est propre, c'est cohérent, ça aurait fait une belle affiche en concession.
Sauf que voilà le noeud du problème : Kawasaki France a construit un exemplaire unique. Un seul. Jamais mis en vente, jamais homologué pour la route. Un exercice de style, une démonstration de savoir-faire, un prototype de salon qui restera prototype. On peut y voir une belle déclaration d'amour à une machine qui méritait mieux qu'un catalogue standard, ou une frustration bien emballée pour l'amateur qui aurait sorti son chéquier. À 8 000 euros, le tarif de l'ER-6n de série, une version ainsi préparée aurait pourtant trouvé preneur sans forcer. La concurrence directe tourne dans la même fourchette tarifaire avec des prestations comparables, et un équipement Akrapovic d'origine aurait été un argument commercial sérieux.
Ce que cette moto dit finalement, c'est que l'ER-6n avait le potentiel pour jouer dans la cour au-dessus. Un peu de légèreté en moins, les suspensions affinées, des pneumatiques à la hauteur de la dynamique du châssis, et la naked kawasaki devenait une vraie proposition sportive accessible. Dommage que la démonstration soit restée une démonstration. Le public de ce segment, conducteurs confirmés cherchant une deuxième moto incisive ou retour sur deux roues après quelques années de pause, aurait apprécié un tel package. À la place, on garde une jolie photo de studio et l'envie frustrante de ce qui aurait pu être.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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