Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 71.0 ch @ 5400 tr/min (52.2 kW)
- Couple
- 109.0 Nm @ 3400 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 8.8:1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Double Overhead Cams/Twin Cam (DOHC)
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 116 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux pneumatiques, déb : 76 mm
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 90/90-16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 150/85-16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 663.00 mm
- Empattement
- 1592.00 mm
- Garde au sol
- 119.00 mm
- Longueur
- 2440.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids
- 348.00 kg
- Poids à sec
- 332.00 kg
- Prix neuf
- 21 400 €
Présentation
On vous parle souvent de la Road King comme la routière de la famille Harley, la brique confortable pour traverser les États. Mais en 2004, la firme de Milwaukee a décidé de lui faire un lifting, lui coupant son pare-brise et lui donnant un air plus décontracté pour créer la Road King Custom. L’idée ? Transformer la grande voyageuse en une machine pour flâner le weekend, avec un style plus épuré et une attitude plus cool. Est-ce que ça marche, ou est-ce juste une King qui a perdu sa couronne ?

D’abord, le look. Sans son grand écran, avec ses sacoches en cuir et son petit saute-vent chromé, elle a clairement un côté « bord de plage ». C’est une moto pour se montrer, pour rouler doucement en savourant le paysage. Le twin cam 88 de 1449 cc est là, fidèle au poste, avec ses 71 chevaux et son couple de 109 Nm disponible très bas, autour de 3400 tr/min. Ce moteur, monté sur silent-blocs, vibre mais ne martyrisera pas vos poignets. C’est une mécanique qui ronronne, qui donne de ces bonnes vibrations si caractéristiques, sans être excessive. Pour le cruiser qui veut du caractère sans la brutalité, c’est un bon compromis. Mais avec seulement 170 km/h en vitesse max, on est loin de la sportivité. C’est une moto de sensations, pas de performances.
Le confort est un point fort, mais avec des limites. La selle basse à 663 mm et les suspensions pneumatiques absorbent bien les imperfections de la route. Vous êtes installé pieds en avant, bras légèrement écartés par le guidon large. Pour le pilote seul, c’est agréable. Mais dès que vous embarquez un passager, ou que vous rencontrez une succession de petites bosses, vous sentez que la plateforme reste un custom. Le passager n’est pas royalement logé, et le pilote pourrait souhaiter un peu plus de recul pour ses jambes. Les sacoches, magnifiques, sont surtout décoratives. N’espérez pas y glisser un casque intégral, elles sont faites pour le style, pas pour la logistique.
Et puis, il y a le poids. 348 kg tous pleins faits. Ce n’est pas une surprise pour une Harley de cette taille, mais ça reste une donnée cruciale. En ligne, elle se révèle assez maniable, stable, posée. Mais dès qu’il faut manoeuvrer à faible allure ou faire un demi-tour dans une rue étroite, les 350 kg se rappellent à vous. Le guidon large devient alors un handicap. Il faut anticiper, préférer les rond-points aux virages serrés. C’est une moto qui demande une certaine planification de la trajectoire en ville. Les freins suivent cette philosophie « cool » : l’arrière est efficace et progressif, mais l’avant demande une poigne ferme et une anticipation. On ne stoppe pas cette machine d’une pichenette.
Au final, cette Road King Custom de 2004 est une moto à double visage. Elle conserve le cœur et le confort de la routière, mais adopte un style plus décontracté, presque beach-cruiser. Elle vise le rider qui veut le prestige et l’allure d’une Harley full-size, mais sans l’engagement du long voyage. Pour 21400 euros à l’époque, elle était un choix de style, un compromis entre la présence de la King et la simplicité d’une Softail. Elle ne convient pas au débutant, intimidée par son poids et son gabarit. Elle est plutôt pour le cruiser confirmé qui cherche une présence imposante et un caractère authentique, sans vouloir nécessairement parcourir des milliers de kilomètres. Une King qui a troqué sa cape de voyage pour un jeans et un tee-shirt, toujours majestueuse, mais désormais plus détendue.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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