Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 1449 cc
- Puissance
- 67.0 ch @ 5200 tr/min (49.3 kW)
- Couple
- 109.5 Nm @ 3300 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 8.8:1
- Alésage × course
- 95.3 x 101.6 mm (3.8 x 4.0 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Alimentation
- Carburettor
Châssis
- Cadre
- Double berceau en acier
- Boîte de vitesses
- boîte à 5 rapports
- Transmission finale
- Belt (final drive)
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique Ø 41 mm, déb : 116 mm
- Suspension arrière
- 2 amortisseurs latéraux pneumatiques, déb : 76 mm
Freins
- Frein avant
- Dual disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 130/90-16
- Pression avant
- 2.48 bar
- Pneu arrière
- 130/90-16
- Pression arrière
- 2.76 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 683.00 mm
- Empattement
- 1592.00 mm
- Garde au sol
- 130.00 mm
- Longueur
- 2440.00 mm
- Réservoir
- 18.90 L
- Poids à sec
- 345.00 kg
- Prix neuf
- 21 000 €
Présentation
Comment faire de la route un spectacle, et du voyage une légende ? La Harley-Davidson FLHRCI Road King Classic, en 2002, répondait à cette question avec une arrogance tranquille. Elle n’était pas une moto, mais une proposition : celle de rouler lentement, majestueusement, en savourant chaque mile comme une gorgée de bourbon. Avec ses 345 kg à sec et ses 67 chevaux tirés d'un V2 Twin Cam de 1449 cm³, elle n'avait aucune prétention sportive. Son couple de 109,5 Nm à 3300 tours était là pour tracter, non pour exploser. La vitesse maximale annoncée, 160 km/h, était presque une information accessoire. On ne montait sur cette machine pour foncer, mais pour imposer une présence.

Face à sa cousine Electra Glide, plus chargée et officielle, la Road King Classic jouait la carte de l'élégance décomplexée. Son pare-brise large mais dépourvu de tête de fourche, ses valises en cuir plutôt que rigides, et ces pneus à flancs blancs qui claquaient comme un costume d’époque, dessinaient une silhouette immédiatement reconnaissable. Le chrome brillait, le capotage phare s’étalait avec noblesse, et la selle à 683 mm invitait à s’installer pour longtemps. C'était une machine qui, avant même de démarrer, racontait une histoire. Pour le routard cherchant le style sans le paquebot, elle était une évidence.
Sur la route, l'expérience était tout aussi théâtrale. Le guidon large, les marche-pieds longs, et cette suspension téléhydraulique de 41 mm à l'avant, orchestrèrent une conduite sénatoriale. Le moteur, avec son compression de 8,8:1, vibrait sans excès, délivrant un velours sonore qui accompagnait le cruising sans jamais le perturber. On pilotait du bassin, on dirigeait avec les pieds, et la boîte cinq rapports, couplée à la transmission finale par courroie, fonctionnait avec une placidité mécanique. Mais gare à qui voulait brusquer les choses : le poids, l'empattement de 1592 mm et la garde au sol de 130 mm transformaient alors la balade en rodéo. Cette Harley était faite pour la Route 66, pas pour les virages serrés.
Le public de la Road King Classic ? Des esthètes du voyage, des amateurs de style rétro qui privilégient l'allure à la performance. À 21 000 euros à l'époque, elle n'était pas accessible, mais elle offrait un ticket d'entrée dans un club très particulier. Comparée aux routières européennes plus techniques, elle paraissait archaïque. Mais elle vendait un rêve, une ambiance, une manière de traverser le monde avec une autorité tranquille. Pour démonter le pare-brise et sentir le vent fouetter le visage, il suffisait de quelques minutes. La mécanique alors se révélait encore plus attachante, et cette silhouette, libérée de son vitrage, devenait pure sculpture américaine. On ne la choisissait pour ses chiffres, mais pour ce qu'elle faisait de vous sur la route : un personnage.
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
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