Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 618 cc
- Puissance
- 60.0 ch @ 9500 tr/min (43.8 kW)
- Couple
- 53.3 Nm @ 6750 tr/min
- Moteur
- V2, four-stroke
- Refroidissement
- Air
- Taux de compression
- 10.5:1
- Alésage × course
- 80.0 x 61.5 mm (3.1 x 2.4 inches)
- Soupapes/cylindre
- 2
- Arbres à cames
- 1 ACT
- Alimentation
- Injection
- Distribution
- Desmodromic valve control
Châssis
- Cadre
- Treillis tubulaire en acier
- Boîte de vitesses
- 5-speed
- Transmission finale
- Chain (final drive)
- Suspension avant
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 43 mm, déb : 130 mm
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 148 mm
- Débattement avant
- 130 mm (5.1 inches)
- Débattement arrière
- 148 mm (5.8 inches)
Freins
- Frein avant
- Double disc
- Frein arrière
- Single disc
- Pneu avant
- 120/60-ZR17
- Pression avant
- 2.10 bar
- Pneu arrière
- 160/60-ZR17
- Pression arrière
- 2.20 bar
Dimensions
- Hauteur de selle
- 770.00 mm
- Empattement
- 1440.00 mm
- Longueur
- 2100.00 mm
- Hauteur
- 795.00 mm
- Réservoir
- 15.00 L
- Poids
- 193.00 kg
- Poids à sec
- 177.00 kg
- Prix neuf
- 7 895 €
Présentation
Se souvient-on encore du tremblement de terre provoqué par la première Monster en 1992 ? Deux décennies plus tard, la gamme s’est étoffée, démocratisée, et en 2003, c’est l’entrée de gamme qui passe sur le billard avec cette **Ducati Monster 620 ie**. La mission est claire : adoucir la bête pour séduire un public plus large, sans trahir le mythe. Exit le carburateur, place à l’injection électronique, tandis que la cylindrée grimpe à 618 cm3. Le résultat est une puissance de 60 chevaux, soit huit de plus que l’ancien modèle, avec un couple plus présent dès les régimes moyens. Une évolution bienvenue, presque nécessaire.

Sur la partie cycle, Ducati a puisé dans le catalogue de la ST, allongeant l’empattement et greffant un double disque avant de 320 mm. Le caractère change du tout au tout. Si la vivacité d’antan, celle qui faisait sourire les pilotes aguerris, s’est un peu émoussée, la **Ducati Monster 620** gagne en stabilité et en sérénité. Elle ne surprend plus, elle rassure. Les suspensions restent fermes, typiquement Ducati, mais le comportement est désormais prévisible. C’est une machine plus accessible, qui pardonne davantage, sans pour autant se transformer en baudruche molle. Elle trouve là son vrai public : le néophyte qui veut une première moto avec du panache, ou le routard urbain en quête d’un daily rider charismatique.
Le cœur de la bête, lui, bat toujours au son du desmo. Le bicylindre en V à 90°, refroidi par air, conserve sa mécanique expressive, ses vibrations et son râle caractéristique. C’est là que réside tout le charme, et aussi la contradiction face à des concurrentes japonaises comme la Suzuki SV650. Cette dernière est souvent moins chère à l’achat, plus fluide, et affiche une **fiabilité** souvent perçue comme plus robuste. La **Ducati Monster 620 ie** demande un peu plus d’attention, un entretien peut-être plus méticuleux, mais elle offre en retour une identité sonore et tactile que ses rivales ne peuvent tout simplement pas reproduire. C’est un choix du cœur, un pari sur l’émotion.
Avec un réservoir de 15 litres et un poids en ordre de marche de 193 kg, elle n’est pas la plus légère ni la plus endurante de sa catégorie. La position de conduite, assez sportive avec un appui marqué sur les poignets, peut fatiguer sur les longs trajets. Mais pour les virées urbaines ou les sorties week-end, elle excelle. Son freinage est efficace, son moteur coupleux rend les reprises faciles, et son look au cadre treillis dénudé n’a pas pris une ride. Aujourd’hui, trouver une **Ducati Monster 620 occasion** représente une excellente porte d’entrée dans l’univers de la marque de Bologne, notamment pour les permis A2, grâce à un **bridage** simple et fiable.
Finalement, cette **Ducati Monster 620 ie 2003** ne prétend pas être la plus performante ou la plus rationnelle. Elle est le compromis parfait entre l’âme brute des premières Monster et les nécessités du marché. Mois hargneuse que son aînée, plus distinctive qu’une japonaise, elle s’adresse à celui qui veut une moto vivante, avec une histoire, et qui accepte ses petits défauts comme le prix à payer pour un caractère unique. C’est une machine de transition, qui a su rendre le mythe accessible.
Infos pratiques
- Moto bridable à 34 ch pour l'ancien permis A MTT1 - pas garanti pour le permis A2
- La moto est accessible aux permis : A, A (MTT1)
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