Performances clés
Caractéristiques techniques
Moteur
- Cylindrée
- 997 cc
- Puissance
- 130.0 ch (95.6 kW)
- Moteur
- Bicylindre en V à 88°, 4 temps
- Refroidissement
- liquide
- Alésage × course
- 94 x 71.8 mm
- Soupapes/cylindre
- 4
- Arbres à cames
- 2 ACT
- Alimentation
- Injection Ø nc
- Démarrage
- électrique
Châssis
- Cadre
- cadre aluminium usiné et struture en carbone
- Boîte de vitesses
- boîte à 6 rapports
- Transmission finale
- Chaîne
- Suspension arrière
- Mono-amortisseur, déb : 113 mm
Freins
- Frein avant
- Freinage Beringer
- Frein arrière
- Freinage 1 disque Beringer
- Pneu avant
- 120/70-17
- Pneu arrière
- 170/60-17
Dimensions
- Prix neuf
- 240 000 €
Présentation
Quand Richard Mille décide de poser son nom sur une moto, on ne parle plus vraiment de transport. On parle de manifeste. La collaboration entre la maison horlogère jurassienne — dont les montres atteignent régulièrement le million d'euros — et Brough Superior, résurrectée à Toulouse avec un ancrage historique à Nottingham, donne naissance à la RMB01, une machine limitée à 150 exemplaires et affichée à 240 000 euros. Soit grosso modo le prix d'une Ferrari de base, hors taxes. La comparaison n'est pas anodine.

Ce qui frappe avant même d'aborder les chiffres, c'est la cohérence absolue de la démarche. Brough avait déjà ouvert ce chemin avec Aston Martin sur les AMB 001 et AMB 001 Pro, des engins de piste réservés à une poignée de privilégiés. Ici, l'alliance avec Richard Mille pousse la logique encore plus loin : chaque pièce visible de la RMB01 est taillée dans l'aluminium par des machines CNC à cinq axes, le cadre principal abandonne le titane habituel de la gamme au profit d'une structure aluminium usiné, complétée par un bâti arrière autoportant en carbone forgé. Le bras oscillant ajouré rivalise en précision avec un mouvement de montre. La fourche de type Fior, elle aussi évidée à l'extrême, rappelle que chez Brough, l'allègement n'est pas une option budgétaire mais un acte esthétique. Les freins Beringer finissent le tableau avec la rigueur qu'on attend à ce niveau de prix.
Le moteur, un bicylindre en V à 88 degrés de 997 cc, développe 130 chevaux. C'est 30 de plus que ce que produit ce twin dans ses configurations habituelles. La cylindrée affichée sur la fiche technique indique 997 cc quand la description source évoque 979 cm3 — une légère incohérence qui mérite vérification. Quoi qu'il en soit, 130 chevaux sur une machine de ce gabarit représentent une puissance mesurée, pas une course aux watts. Ce moteur, on l'apprécie surtout pour la manière dont il est construit : la culasse et les pièces internes sont usinées à partir de blocs d'alliage aluminium-magnésium de 160 kilos pour n'en garder que 23 kilos de métal utile. Un taux de déchets qui ferait pâlir n'importe quel comptable, et qui résume à lui seul la philosophie de cet objet. La boîte six rapports et la transmission par chaîne assurent la liaison avec les pneus 120/70 à l'avant et 170/60 à l'arrière, pour une vitesse maximale annoncée à 250 km/h.

Le cockpit mérite une mention à part. Richard Mille a imposé son vocabulaire : le tableau de bord emprunte au registre des complications horlogères, avec des cadrans et des finitions qui évoquent davantage la manufacture du Locle que l'atelier de préparation moto. Le résultat est spectaculaire ; on pense inévitablement à la Bugatti Tourbillon et à ses instruments de bord pensés comme des pièces d'orfèvrerie. Les demi-guidons intègrent les systèmes de freinage et d'embrayage dans une seule pièce usinée, les jantes sont boulonnées sur les branches du moyeu selon un principe quasi chirurgical. Seuls les ailerons avant laissent planer un doute : fonctionnels pour plaquer le train avant à haute vitesse, ils divisent sur le plan stylistique et rappellent des codes aérodynamiques plus proches du paddock MotoGP que du salon d'un collectionneur.

La RMB01 ne s'adresse pas à un motard au sens conventionnel du terme. Son acheteur ne choisit pas entre elle et une Ducati Panigale V4 R ou une BMW M 1000 RR; il choisit entre elle et une sculpture de Koons ou un chronographe tourbillon. A 240 000 euros, la question de l'usage ne se pose presque pas : on est dans la pièce de collection, le statut object, l'artefact mécanique destiné à traverser le temps sous verre ou sous spot. Les 150 propriétaires le savent. Et c'est probablement le seul reproche qu'on puisse adresser à cette machine : elle est trop belle pour rouler, et trop chère pour qu'on s'en soucie vraiment.
Équipements de série
- Assistance au freinage : ABS
Infos pratiques
- La moto est accessible aux permis : A
- Pays de fabrication : France
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