Key performance
Technical specifications
Engine
- Displacement
- 999 cc
- Power
- 185.0 ch @ 11500 tr/min (136.1 kW)
- Torque
- 116.7 Nm @ 10000 tr/min
- Engine type
- 4 cylindres en ligne
- Cooling
- liquide
- Compression ratio
- 12.9 : 1
- Bore × stroke
- 74.5 x 57.3 mm
- Valves/cylinder
- 4
- Camshafts
- 2 ACT
- Fuel system
- Injection Ø 44 mm
Chassis
- Frame
- périmétrique en aluminium
- Gearbox
- boîte à 6 rapports
- Final drive
- Chaîne
- Front suspension
- Fourche téléhydraulique inversée Ø 45 mm, déb : 120 mm
- Rear suspension
- Mono-amortisseur, déb : 130 mm
Brakes
- Front brakes
- Freinage 2 disques Brembo Ø 310 mm, fixation radiale, étrier 4 pistons
- Rear brakes
- Freinage 1 disque Ø 220 mm, étrier simple piston
- Front tyre
- 120/70-17
- Rear tyre
- 190/50-17
Dimensions
- Seat height
- 810.00 mm
- Fuel capacity
- 17.50 L
- Weight
- 203.00 kg
- New price
- 13 999 €
Overview
Quand l'ensemble de la concurrence européenne joue des coudes pour redessiner les règles du jeu des hypersportives, que fait Hamamatsu ? Elle peaufine. En 2012, pendant que BMW et Aprilia multiplient les technologies actives et que Ducati chambarde tout avec sa 1199, Suzuki sort une GSX-R 1000 L2 qui ressemble trait pour trait à sa devancière. Pas besoin d'être mécanicien pour l'identifier : la carrosserie est inchangée, les lignes identiques, et seule une nouvelle livrée signale à l'oeil distrait qu'il s'agit d'un millésime récent. Deux kilos gagnés, essentiellement par l'abandon d'un silencieux d'échappement, voilà le bilan esthétique de la saison.

Sous ce capot familier, les motoristes ont pourtant travaillé. Rien de spectaculaire, mais du sérieux : taux de compression porté à 12,9:1, pistons allégés de 11%, distribution revue, boîtier ECU reprogrammé. Le résultat sur le chiffre de puissance reste anecdotique, les 185 chevaux à 11500 tr/min n'ayant pas bougé d'un iota. Ce que cherchaient les ingénieurs, c'était plutôt la disponibilité à mi-régime, ce creux entre 6000 et 7000 tr/min qui agaçait les pilotes sur la version précédente. La nouvelle architecture d'échappement, avec un seul pot et des tubulures repensées, contribue à lisser cette plage. En revanche, côté électronique, la suzuki gsx r 1000 2012 se contente de son S-DMS à trois modes et n'offre ni antipatinage ni ABS racing. Face à une R1 qui commence à s'équiper, c'est un choix assumé.
Le vrai chantier de cette mise à jour concerne le train avant, et là, Suzuki n'a pas lésiné. La fourche Showa BPF à gros piston remplace tout l'ensemble antérieur, et la jante reste la seule pièce survivante de l'ancienne architecture. Ce dispositif avait déjà fait ses preuves sur les GSX-R 600 et 750 un an plus tôt ; Honda et Kawasaki l'ont adopté de leur côté. L'ensemble gagne en précision de direction, en feedback, et la moto suzuki gsx r 1000 affine son comportement dans les changements d'appui. Côté freinage, les nouveaux étriers Brembo monobloc à fixation radiale sur des disques de 310 mm allégés de 130 grammes représentent une vraie progression. Dommage que Suzuki ait conservé des durites standard en sortie d'usine : associer du matériel aussi haut de gamme à une transmission hydraulique ordinaire, c'est mettre un moteur de compétition dans un châssis de série et s'arrêter là. Un kit durites aviation et un maître-cylindre à la hauteur des étriers transformeraient le freinage de cette machine en référence absolue.
Ce portrait serait incomplet sans rappeler ce que représente la suzuki gsx r 1000 dans l'histoire de la catégorie. Depuis le K1 de 2001, cette machine a structuré une décennie d'hypersportives, dominant les grilles d'endurance et servant de référence pour une génération de pilotes. La suzuki gsx-r 1000 l2 ne trahit pas cet héritage ; elle s'en nourrit. Son positionnement tarifaire à 13999 euros constitue un argument réel, avec un écart de 2000 à 3000 euros par rapport aux européennes les plus technologiques. Pour un pilote amateur qui cherche une base saine, performante et financièrement accessible, l'argument tient. Pour celui qui veut l'électronique dernière génération et la rupture stylistique, il faudra regarder ailleurs. La GSX-R 1000 de 2012 sait ce qu'elle est : une sportive à l'ancienne, robuste et compétente, qui prolonge son mandat sans chercher à révolutionner quoi que ce soit. Ce n'est pas de la paresse industrielle, c'est un choix de positionnement. On peut le respecter, même si on aurait aimé un peu plus d'ambition.
Practical info
- La moto est accessible aux permis : A
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